Cléo Schweitzer

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jeudi 17 octobre 2019

Intervention sur le rapport de développement durable de la Région Grand Est Séance pleinière du 17 octobre 2019

A la lecture du rapport, nous constatons que vous avez pris en compte certaines de nos remarques déjà formulées les années précédentes. Ces remarques ont pour but de transformer ce rapport en véritable outil de performance pour des politiques véritablement tournées vers les 17 objectifs mondiaux de développement durable.

Vous avez certes intégré des indicateurs, mais ces derniers sont toujours incomplets et parfois même inadaptés pour travailler sur des objectifs de santé humaine comme environnementale.

Au vu de l’urgence de certains objectifs à atteindre, c’est d’une politique de développement durable beaucoup plus ambitieuse dans les actes dont nous avons besoin avec un système d’évaluation clair et lisible pour tous afin de pouvoir rectifier et améliorer beaucoup plus rapidement les manquements et les déficiences.

Prenons l’exemple de la politique de l’énergie dans le compte administratif 2018 où l’on découvre que 5 millions de crédits pour la rénovation thermique des logements n’ont pas été consommés. On voit bien que nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux ni en phase avec tous les documents votés, et demain avec ceux affichés dans le SRADDET.

Lors de la Séance Plénière de juin dernier, notre groupe avait déposé une motion pour « la proclamation de l'état d'urgence climatique ». Monsieur le Président, vous aviez annoncé, je cite : « ces sujets-là, moi, je suis prêt à les mettre vraiment à l’agenda. » Vous aviez également acté, je cite toujours, « la création d’un groupe capable de regarder les impacts des changements climatiques sur nos économies, sur le tourisme, l’industrie. Et à partir de là tricoter ensemble des réponses. Sortir des stratégies et un même langage sur la question environnementale. »

Force est de constater qu’aujourd’hui vos paroles sont restées lettre morte et sur ces questions fondamentales nous attendons toujours des actes.

Il reste donc beaucoup à faire et le conseil régional du Grand Est n’a pas encore trouvé la bonne méthode de travail pour faire du développement durable et de la lutte contre le changement climatique une politique véritablement intégrée au service de ce nécessaire changement radical que vous évoquiez aujourd’hui dans votre propos liminaire.

jeudi 10 octobre 2019

INTERVENTION SUR LA SITUATION DU MUSEE IMPRESSION SUR ETOFFES DE MULHOUSE

Conseil municipal du 13 juin 2019 j’aimerais dire que j’étais également présente la semaine dernière au MISE lors de l’inauguration de l’exposition de Marie-Jo GEBEL et que c’était un beau moment qui a permis effectivement aux Mulhousiens de se retrouver dans ce lieu, la première fois depuis un certain nombre d’évènements. Et je crois que nous étions un certain nombre à nous réjouir d’y revoir autant de monde autour d’une si belle exposition. Néanmoins la réalité est celle que vous avez décrite, avec un déficit de fonctionnement clair et sans appel. Donc pour ma part et pour notre groupe, nous trouvons tout à fait normal votre proposition et nous y adhérons. Il est évident que nous ne pouvons pas laisser tomber ce musée et cette équipe. Il faut être à leurs côtés. Il y a la première étape qui est de terminer l’année et puis il y a toute la suite, avec un projet d’avenir pour ce lieu emblématique de Mulhouse et il y a du travail. Il faut donc saluer l’engagement de la présidente qui fait un travail formidable, malgré sa profession très prenante par ailleurs, ce qui va peut-être poser des soucis dans les prochains mois, parce qu’il est vrai que dans de pareilles circonstances l’investissement d’un présent est extrêmement important. Donc il faudra y trouver une solution et encore une fois : quel projet d’avenir pour ce musée auquel nous sommes évidemment tous attachés ? Nous souscrivons bien sûr à votre proposition.

jeudi 14 mars 2019

SAUVONS LE MUSEE DE L'IMPRESSION SUR ETOFFES...

Suite à l'excellent article dans l'Alsace d'Hélène Poizat, à la création d'un collectif citoyen, j'ai proposé au Conseil Municipal de Mulhouse du 14 mars 2019 la motion suivante :

__Motion pour un audit indépendant pour la sauvegarde du Musée d’Impression Sur Etoffes

L’annonce en Avril 2018 du vol de précieux vases appartenant à la Société Industrielle de Mulhouse et comptés dans la collection du Musée d’impression sur Etoffes, puis celle du décès directeur de ce même musée et enfin la mise en examen du délégué à la conservation soupçonné de vol a été un choc pour de nombreux Mulhousiens. Très vite, il a pu être établi qu’en plus des vases bien d’autres pièces des collections avaient disparu. A l’automne, des livres d’échantillons ont été retrouvés dans une vente aux enchères. Ces différentes informations font donc craindre un pillage dont l’importance est encore mésestimée. En tant qu’élu(e)s Mulhousien(ne)s et de l’agglomération, nous considérons que le MISE fait partie du patrimoine commun et nous souhaitons que tout soit mis en œuvre pour assurer la préservation et la bonne marche de cet emblème du passé industriel et textile de Mulhouse.

Réunis en Conseil Municipal, l’assemblée des élu(e)s Mulhousien(ne)s souhaite :

Que toute la lumière soit faite sur les vols répétés et importants qui ont impacté les différents fonds du musée Que l’ensemble du fonctionnement de ce musée soit analysé afin d’identifier toutes les problématiques qui entravent désormais son bon fonctionnement Qu’un audit indépendant permette au plus vite de jeter les bases d’un nouveau départ pour ce joyau du patrimoine mulhousien__

La majorité municipale n'ayant pas voulu la voter, et ayant proposé le texte suivant, nous l'avons voté unanimement afin de marquer l'intérêt constant des élus mulhousiens et la volonté de voir ce musée se redresser dans les meilleurs conditions possibles pour assurer sa pérennité.

__MOTION RELATIVE A LA SITUATION ET A L’AVENIR DU MISE CONSEIL MUNICIPAL DU 14 MARS 2019

Le MISE est un équipement culturel majeur de Mulhouse, témoin de son histoire industrielle, mais aussi de sa créativité artistique et culturelle.

Les collections du musée constituent une ressource et une source d’inspiration pour les créateurs des maisons de haute couture du monde entier.

Le MISE souffre aujourd’hui de plusieurs difficultés révélées par des vols de fonds ou d’objets acquis grâce au soutien financier des collectivités, dont la ville de Mulhouse.

Ces disparitions font l’objet d’une instruction judiciaire en cours.

Par ailleurs le récolement de l’ensemble des collections a été engagé sous l’autorité scientifique d’un conservateur du patrimoine mis à disposition par m2A.

Au regard de cette actualité, les membres du Conseil Municipal de Mulhouse réunis en séance du 14 mars 2019 :

-rappellent, aux côtés des Mulhousiens et des habitants de l’agglomération, leur attachement à cette institution, joyau du patrimoine mulhousien et vecteur de sa notoriété,

-approuvent qu’une analyse financière indépendante et qu’un audit scientifique et organisationnel en partenariat avec la DRAC aient été engagés sur demande conjointe de la Ville et de la communauté d’agglomération,

-demandent que le MISE soit porteur d’un projet culturel qui en assure la reconnaissance et le rayonnement retrouvés.__

vendredi 30 novembre 2018

Plus le temps, plus le choix : il faut agir maintenant !

Intervention sur le Rapport en matière de développement durable 2018 de la Région Grand Est Nous prenons acte de ce rapport. Sur la forme, deux remarques : nous saluons l’apparition d’indicateurs clairs, c’était une demande de notre part et vous l’avez entendue. Malgré cette progression, nous peinons à trouver dans ce rapport les axes de travail prioritaires pour les cinq finalités du développement durable, et à sentir le souffle d’une politique structurante, transversale, intégrée, et cohérente dans ses mises en œuvre. Sur le fond, nous savons qu’il est désormais indispensable d’agir beaucoup plus fortement dans le cadre de nos politiques publiques dans la lutte contre le changement climatique et dans la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources.

C’est d’un véritable big bang écologique dont notre pays et notre planète ont besoin ; notre région Grand Est, chef de file sur ces questions, doit passer à des décisions à la hauteur des enjeux, les solutions existent pour entraîner l’ensemble des acteurs de notre région vers une économie neutre en carbone, qui respecte les ressources naturelles, et assure un développement humain satisfaisant. Il faut agir vite et maintenant, certes en réaction aux conséquences du dérèglement déjà subies, mais surtout en prévision du monde perturbé qui s’annonce demain. Pour terminer, je dois reprendre l’expression de Julien Vaillant : « faire de notre faiblesse un avantage ».

En écologie aussi, ça s’appelle de la résilience et il est grand temps de nous y engager !

Bioéthanol : soutenir une mobilité durable biosourcée !

« Nous ne participerons pas au vote concernant cette motion. En effet, nous pensons que la politique stratégique à développer pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et pour lutter efficacement contre le changement climatique, cette politique qui se veut transversale, mérite un débat, un véritable travail de réflexion, fouillé et en particulier sur le thème des agrocarburants dont on connait déjà les ravages pour certaines sources comme l’huile de palme. Visiblement, vous avez saisi le CESER. Nous aurions peut-être pu attendre l'avis de cette assemblée pour discuter de ce sujet. Mon intervention sur une motion proposée par le Conseil Régional Grand Est en soutien à la filière des agrocarburants

Le texte que vous nous proposez aborde plusieurs problèmes graves :

Notre dépendance aux énergies fossiles et la nécessaire transition énergétique dans un souci de justice sociale, les manifestations prévues le 17 novembre partout en France sont la première manifestation d’ampleur des Français face à ce défi auquel il est vrai, il est urgent de répondre. Vous proposez un dispositif dont nous ne connaissons pas les détails car la commission environnement n’a pas été informée mais nous avons cette motion qui promeut un soutien aux agrocarburants qui sont effectivement une partie de la solution, y compris locale, pour les consommateurs comme pour les producteurs des gisements dont les agriculteurs.

Mais de quoi parle-t-on ?

Le bioéthanol est un agrocarburant de première génération, fabriqué à partir de cultures ou de produits agricoles ou des résidus de leur transformation. L’éthanol produit donc à partir de la mélasse (betterave sucrière) est limité par la France et par l’Europe. Avec votre proposition de dérogation sur ce point, vous omettez la volonté de notre pays et de l’Europe de développer une deuxième et bientôt troisième génération d’agrocarburants dits avancés utilisant des ressources de biomasse n’entrant pas en concurrence avec l’alimentation car issus de végétaux non alimentaires et des déchets (Suède). Un débat déjà ancien sur ces questions nous rappelle que le bilan d’émission de Gaz à Effet de serre des agrocarburants de première génération est supérieur aux énergies fossiles car il faut inclure dans le calcul l’ensemble des retombées dont le sujet du changement d’affectation des sols indirects (CASI).

Pour nous, soutenir les agrocarburants, c’est soutenir par exemple de manière beaucoup plus importante la méthanisation et le biogaz mais en aucun envisager d’augmenter les capacités de production d’agrocarburants de la première génération. Oui aux filières locales d’énergies renouvelables, oui au soutien à nos agriculteurs, oui au soutien à la mobilité durable pour tous et oui à un vrai grand débat sur ces questions au sein de notre assemblée ! »

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