Cléo Schweitzer

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jeudi 9 février 2017

Massacre à la tronçonneuse…

L’indignation est légitime lorsqu’on voit les dégâts irréversibles pendant plusieurs décennies le long de l’Ill à Mulhouse… Ces abattages de grande ampleur menacent la faune et des espèces protégées.

Comment une erreur de cette importance évoquée par le Syndicat mixte de l’Ill est-elle possible ? Comment les élus mulhousiens délégués au sein du Syndicat ont-ils pu laisser faire un tel saccage ?

Alors que le Maire communique sur la politique de l’Arbre à Mulhouse, les arbres tombent en silence !

Dans un corridor écologique précieux, cette coulée verte qui fait l’objet de toutes les communications de la municipalité vient de subir une perte importante et se trouve exposée à des risques comme l’envahissement de végétaux invasifs comme la Renouée du Japon.

La régénération de ces végétaux va entraîner un surcoût important pour la collectivité pendant de nombreuses années…

Il est temps de passer à un véritable plan de gestion écologique de notre Nature en ville qui doit concilier la gestion des risques mais aussi le respect du monde végétal et de son écosystème…

La préservation de notre patrimoine naturel est un enjeu majeur pour la ville et son agglomération, il est temps de mettre en place une gouvernance et un fonctionnement qui empêcheront d’autres dégâts irréversibles en faisant appel aux personnes compétentes en matière d’habitats naturels du monde associatif.

samedi 28 janvier 2017

INTERVENTION SUR LA POLLUTION AUX PARTICULES FINES

Le fléau qu'est la pollution atmosphérique et notamment celle des particules fines constitue un problème de santé publique majeur puisque aujourd'hui il s'agit de la troisième cause de mortalité en France derrière le tabac et l'alcool. Lorsque les conditions climatiques empêchent leur dispersion, l'accumulation dans l'air devient critique. En cas de grand froid, comme en ce moment, d'absence de vent ou de pluie, l'air ne se renouvelle pas suffisamment et les particules classées cancérigènes par l’OMS stagnent. Dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants les résultats montrent, en moyenne, une perte de 15 mois d'espérance de vie à 30 ans du fait des PM2.5

En 2014, le nombre de jours où l’indice publié par l’ ATMO Grand Est était supérieur à 6, c'est-à-dire une qualité de l’air vraiment mauvaise, se chiffrait à 68, pour comparaison, Metz était à 36 jours la même année… Aujourd’hui sur une échelle de 10, l’indice est de 8, nous sommes en seuil d’alerte et c’est un épisode qui dure puisque nous sommes en procédure d’information depuis vendredi… Globalement sur l’année 2015, l’ATMO a observé une légère hausse des concentrations de l’ozone et des particules par rapport à 2014, ainsi qu’une stagnation du dioxyde d’azote. Je n’ai pas trouvé les chiffres pour 2016 !

Je voudrais rappeler que si les pics de pollution sont très médiatisés, c’est bien l’exposition chronique qui pèse le plus sur la santé de nos concitoyens et particulièrement des enfants. Et si les mesures d’urgence sont prises (encore faut-il mieux les communiquer), notamment pour favoriser l’alternative à la voiture et l’utilisation du tram, l’important reste la réduction des polluants sur notre territoire.

Il y a donc urgence à mettre en place un véritable plan d’actions qui viserait à réduire durablement la pollution à Mulhouse avec pour objectif de diminuer par deux l’indice annuel. Or il semblerait avec les chiffres 2014 et 2015 que c’est plutôt une augmentation qui marque la tendance…

S’il est vrai que c’est une problématique pour toute l’agglomération, il est important que notre ville contribue fortement à l’effort et pourquoi pas devienne exemplaire ! Cela suppose des mesures courageuses pour restreindre les voitures et les camions en centre ville avec par exemple, c’est une proposition la création d’une ou deux plates-formes de distribution complémentaires l’une de l’autre, « pour réceptionner les marchandises provenant de différents transporteurs, les regrouper par destinataire, puis les livrer en utilisant des véhicules plus éco-responsables (au gaz naturel, électriques ou vélos).

dimanche 18 décembre 2016

MOTION STOCAMINE VOTEE A L’UNANIMITE AU CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE le 13 décembre 2016

Fin mars 2017, le préfet du Haut-Rhin devra dire si Stocamine est autorisé à définitivement fermer ses portes.

Pour rappel, le stockage en mine des déchets ultimes de classe 0 à STOCAMINE a obtenu l’avis favorable en 1997 des élus et des organisations syndicales. Les expertises fournies à l’époque prédisaient un ennoyage de la mine dans environ 10.000 années, que la tenue des terrains de cette aire de stockage située à moins 500 mètres dans l’ancienne mine de potasse Joseph Else à Wittelsheim était exceptionnelle, que la réversibilité des déchets au bout de 30 ans était inscrite dans la loi no. 92-646 du 13 juillet 1992. L’incendie survenu le 10 septembre 2002 a mis fin à l’unique site français de stockage en mine et a abouti à la condamnation de l’entreprise Stocamine suite au non respect du cahier des charges.

Actuellement un déstockage partiel des déchets les plus riches en mercure est mis en œuvre sur prescription de l’Etat alors qu’un confinement définitif des 41000 tonnes de déchets hautement toxiques est envisagé. A ce jour, il existe des incertitudes sur la composition et la quantité exacte des déchets stockés, sur l’évolution chimique des déchets et sur la stabilité et l’efficacité du site et des solutions de confinement.

Consciente des positions qui se confrontent dans ce dossier mais aussi du danger que représente Stocamine pour la nappe alluviale d’Alsace, le conseil municipal de Mulhouse souhaite apporter sa contribution à l’enquête publique qui se termine le 15 décembre 2016.

- Considérant que l’eau est un enjeu majeur partagé dans notre territoire, les élus de Mulhouse souhaitent restés informés de manière transparente sur le déroulé du chantier actuel

- Au vu des incertitudes liées au comportement de la mine, à la nature des déchets stockés et aux enjeux pour le territoire et ses habitants, les élus du Conseil Municipal souhaitent qu’aucune décision précipitée ne soit prise et que l’Etat se donne tous les moyens disponibles pour prendre une décision dans le cadre du respect de notre ressource en eau commune et du principe de précaution.

INTERVENTION SUR LE BUDGET DE L'ENVIRONNEMENT 2017 DE LA REGION GRAND EST

Monsieur le Président, Mes cher(e)s Collègues,

Nous parlons pour ce dernier budget thématique sur l’environnement d’un budget contraint (35 millions et non pas 37 millions comme l’indique votre document à moins qu’il faille un 2 millions d’euros de communication), un petit budget pour un enjeu primordial, celui d’une véritable transition écologique pour la région Grand-Est. Évidemment vous mettez en avant la mutualisation et la coordination des moyens mobilisés avec l’ADEME, les Agences de l’eau et les crédits européens.

Pour ces derniers dont les montants sont conséquents, il nous paraît indispensable que la Région porte une ingénierie plus importante auprès des porteurs de projets régionaux afin de permettre une mobilisation plus efficace pour l’environnement.

Quant à l’Ademe et les Agences de l’eau, nous n’avons à ce jour qu’une visibilité partielle du partage des dossiers par le biais des dispositifs que vous nous soumettez aujourd’hui mais quid du partenariat global ?

Prenons l’exemple de la méthanisation, nous restons sur un dispositif d’étude mais la Région se désengage donc totalement de l’investissement des unités de méthanisation. On peut donc légitimement se poser deux questions : cette filière va-t-elle encore être soutenue suffisamment dans notre région et par ailleurs que sont devenues les enveloppes budgétaires qui étaient destinées la méthanisation et à quels nouveaux investissements sont-elles affectées ? On le voit bien, il y a un manque de transparence dans votre présentation, ceci est d’autant plus regrettable à l’heure où nous endossons le rôle de chef de file sur les questions de transition.

Vous affichez une priorité budgétaire avec 15,9 millions pour la transition énergétique. Or ce n’est un secret pour personne, nous sommes loin, très loin des objectifs affichés dans nos schémas régionaux pour le climat, l’air et l’énergie. Je ne connais pas les chiffres pour 2015 mais peut- être pourriez-vous les donner, mais pour 2014 en Alsace, par exemple, nous étions à 3 % de nos objectifs de rénovation du parc privé et 15 % pour le parc social... Ceci pour souligner combien cette transition énergétique doit faire l’objet de toute notre attention et implication dans sa dimension environnementale évidemment car le climat n’attend pas, mais aussi dans sa dimension économique, et là nous espérons que cette question aura la place qu’elle mérite dans le SRDEII, et enfin dans sa dimension sociale et nous nous félicitons de la volonté affichée de pouvoir accompagner encore plus la rénovation du parc social, c’est évidemment prendre en compte la question de la précarité énergétique dont tout le monde se soucie dans cette assemblée, n'en doutons pas.

Alors au-delà des autres lignes budgétaires présentées ici, évidemment sous-dimensionnées pour faire face aux enjeux, nous souhaitons rappeler que si certains domaines nécessitent de la transversalité, c’est bien l’environnement qui le prouve !

Toutes les politiques de la Région doivent intégrer un volet environnemental plus fort si nous voulons être à la hauteur de notre rôle de chef de file et si nous voulons réellement pouvoir revendiquer un développement durable du Grand Est !

Je voudrais également souligner que les questions de biodiversité, de surveillance et préservation des milieux naturels, toutes ces questions reposent énormément et depuis longtemps sur l’implication citoyenne et bénévole, une implication qui s’étend aux projets participatifs en énergie ou sur les circuits-courts entre producteurs et consommateurs. Le monde associatif est un acteur prépondérant qu’il convient d’accompagner plus fortement lorsqu’il y a besoin de créer des emplois !

Ce qui justifie pleinement l’extension d’un dispositif d’accompagnement des projets collaboratifs et participatifs à l’ensemble de la Région, tandis que d’autres dispositifs, notamment tournés vers les particuliers, sont abandonnés, l’effet levier n’étant pas avéré pour un certain nombre d’entre eux.

Nous nous abstiendrons sur le budget environnement et les dispositifs puisque nous n’avons pas à ce jour une vue complète des dispositifs mutualisés et que nous pensons que la Région doit être encore plus présente aux côtés des acteurs associatifs, qui œuvrent pour notre environnement.

Je vous remercie."

INTERVENTION SUR LE PRIX DE L’EAU au conseil municipal du 13 décembre 2016

Nous avons demandé la présentation de ce point parce qu’il est toujours bon de parler de notre ressource en eau si précieuse. Vous nous présentez une augmentation du tarif une fois de plus. Ce service a un coût c’est indéniable mais nous aimerions revenir sur deux points. La question des investissements liés à l’entretien du réseau pour commencer. Cet été, la rupture d’une canalisation importante a engendré l’inondation de la rue des tanneurs occasionnant d’importants dégâts. Quelle prévention supplémentaire avez-vous mis en place pour éviter à l’avenir ce type de problème ?

Par ailleurs, la Ville a adopté le système de télérelève dans le cadre des investissements d’une ville intelligente… visant à développer les innovations pour améliorer le confort de vie de ses habitants. Cette télérelève devait permettre à la régie municipale d’accompagner les habitants de Mulhouse dans la maîtrise au quotidien de leur consommation d’eau et de les alerter en cas de suspicion de fuite à leur domicile. Plus de services avec la détection et l’alerte en cas de fuite, le suivi des consommations d’eau et le paiement des factures en ligne. Pour la ville de Mulhouse, cette solution permet de suivre en temps réel le rendement de son réseau d’eau potable, de préserver la ressource en eau et de réaliser les économies associées. Or nous aurions pu espérer que ces économies évitent une augmentation du prix de l’eau … ce qui n’est pas le cas aujourd’hui…

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