Cléo Schweitzer

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jeudi 14 mars 2019

SAUVONS LE MUSEE DE L'IMPRESSION SUR ETOFFES...

Suite à l'excellent article dans l'Alsace d'Hélène Poizat, à la création d'un collectif citoyen, j'ai proposé au Conseil Municipal de Mulhouse du 14 mars 2019 la motion suivante :

__Motion pour un audit indépendant pour la sauvegarde du Musée d’Impression Sur Etoffes

L’annonce en Avril 2018 du vol de précieux vases appartenant à la Société Industrielle de Mulhouse et comptés dans la collection du Musée d’impression sur Etoffes, puis celle du décès directeur de ce même musée et enfin la mise en examen du délégué à la conservation soupçonné de vol a été un choc pour de nombreux Mulhousiens. Très vite, il a pu être établi qu’en plus des vases bien d’autres pièces des collections avaient disparu. A l’automne, des livres d’échantillons ont été retrouvés dans une vente aux enchères. Ces différentes informations font donc craindre un pillage dont l’importance est encore mésestimée. En tant qu’élu(e)s Mulhousien(ne)s et de l’agglomération, nous considérons que le MISE fait partie du patrimoine commun et nous souhaitons que tout soit mis en œuvre pour assurer la préservation et la bonne marche de cet emblème du passé industriel et textile de Mulhouse.

Réunis en Conseil Municipal, l’assemblée des élu(e)s Mulhousien(ne)s souhaite :

Que toute la lumière soit faite sur les vols répétés et importants qui ont impacté les différents fonds du musée Que l’ensemble du fonctionnement de ce musée soit analysé afin d’identifier toutes les problématiques qui entravent désormais son bon fonctionnement Qu’un audit indépendant permette au plus vite de jeter les bases d’un nouveau départ pour ce joyau du patrimoine mulhousien__

La majorité municipale n'ayant pas voulu la voter, et ayant proposé le texte suivant, nous l'avons voté unanimement afin de marquer l'intérêt constant des élus mulhousiens et la volonté de voir ce musée se redresser dans les meilleurs conditions possibles pour assurer sa pérennité.

__MOTION RELATIVE A LA SITUATION ET A L’AVENIR DU MISE CONSEIL MUNICIPAL DU 14 MARS 2019

Le MISE est un équipement culturel majeur de Mulhouse, témoin de son histoire industrielle, mais aussi de sa créativité artistique et culturelle.

Les collections du musée constituent une ressource et une source d’inspiration pour les créateurs des maisons de haute couture du monde entier.

Le MISE souffre aujourd’hui de plusieurs difficultés révélées par des vols de fonds ou d’objets acquis grâce au soutien financier des collectivités, dont la ville de Mulhouse.

Ces disparitions font l’objet d’une instruction judiciaire en cours.

Par ailleurs le récolement de l’ensemble des collections a été engagé sous l’autorité scientifique d’un conservateur du patrimoine mis à disposition par m2A.

Au regard de cette actualité, les membres du Conseil Municipal de Mulhouse réunis en séance du 14 mars 2019 :

-rappellent, aux côtés des Mulhousiens et des habitants de l’agglomération, leur attachement à cette institution, joyau du patrimoine mulhousien et vecteur de sa notoriété,

-approuvent qu’une analyse financière indépendante et qu’un audit scientifique et organisationnel en partenariat avec la DRAC aient été engagés sur demande conjointe de la Ville et de la communauté d’agglomération,

-demandent que le MISE soit porteur d’un projet culturel qui en assure la reconnaissance et le rayonnement retrouvés.__

vendredi 30 novembre 2018

Plus le temps, plus le choix : il faut agir maintenant !

Intervention sur le Rapport en matière de développement durable 2018 de la Région Grand Est Nous prenons acte de ce rapport. Sur la forme, deux remarques : nous saluons l’apparition d’indicateurs clairs, c’était une demande de notre part et vous l’avez entendue. Malgré cette progression, nous peinons à trouver dans ce rapport les axes de travail prioritaires pour les cinq finalités du développement durable, et à sentir le souffle d’une politique structurante, transversale, intégrée, et cohérente dans ses mises en œuvre. Sur le fond, nous savons qu’il est désormais indispensable d’agir beaucoup plus fortement dans le cadre de nos politiques publiques dans la lutte contre le changement climatique et dans la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources.

C’est d’un véritable big bang écologique dont notre pays et notre planète ont besoin ; notre région Grand Est, chef de file sur ces questions, doit passer à des décisions à la hauteur des enjeux, les solutions existent pour entraîner l’ensemble des acteurs de notre région vers une économie neutre en carbone, qui respecte les ressources naturelles, et assure un développement humain satisfaisant. Il faut agir vite et maintenant, certes en réaction aux conséquences du dérèglement déjà subies, mais surtout en prévision du monde perturbé qui s’annonce demain. Pour terminer, je dois reprendre l’expression de Julien Vaillant : « faire de notre faiblesse un avantage ».

En écologie aussi, ça s’appelle de la résilience et il est grand temps de nous y engager !

Bioéthanol : soutenir une mobilité durable biosourcée !

« Nous ne participerons pas au vote concernant cette motion. En effet, nous pensons que la politique stratégique à développer pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et pour lutter efficacement contre le changement climatique, cette politique qui se veut transversale, mérite un débat, un véritable travail de réflexion, fouillé et en particulier sur le thème des agrocarburants dont on connait déjà les ravages pour certaines sources comme l’huile de palme. Visiblement, vous avez saisi le CESER. Nous aurions peut-être pu attendre l'avis de cette assemblée pour discuter de ce sujet. Mon intervention sur une motion proposée par le Conseil Régional Grand Est en soutien à la filière des agrocarburants

Le texte que vous nous proposez aborde plusieurs problèmes graves :

Notre dépendance aux énergies fossiles et la nécessaire transition énergétique dans un souci de justice sociale, les manifestations prévues le 17 novembre partout en France sont la première manifestation d’ampleur des Français face à ce défi auquel il est vrai, il est urgent de répondre. Vous proposez un dispositif dont nous ne connaissons pas les détails car la commission environnement n’a pas été informée mais nous avons cette motion qui promeut un soutien aux agrocarburants qui sont effectivement une partie de la solution, y compris locale, pour les consommateurs comme pour les producteurs des gisements dont les agriculteurs.

Mais de quoi parle-t-on ?

Le bioéthanol est un agrocarburant de première génération, fabriqué à partir de cultures ou de produits agricoles ou des résidus de leur transformation. L’éthanol produit donc à partir de la mélasse (betterave sucrière) est limité par la France et par l’Europe. Avec votre proposition de dérogation sur ce point, vous omettez la volonté de notre pays et de l’Europe de développer une deuxième et bientôt troisième génération d’agrocarburants dits avancés utilisant des ressources de biomasse n’entrant pas en concurrence avec l’alimentation car issus de végétaux non alimentaires et des déchets (Suède). Un débat déjà ancien sur ces questions nous rappelle que le bilan d’émission de Gaz à Effet de serre des agrocarburants de première génération est supérieur aux énergies fossiles car il faut inclure dans le calcul l’ensemble des retombées dont le sujet du changement d’affectation des sols indirects (CASI).

Pour nous, soutenir les agrocarburants, c’est soutenir par exemple de manière beaucoup plus importante la méthanisation et le biogaz mais en aucun envisager d’augmenter les capacités de production d’agrocarburants de la première génération. Oui aux filières locales d’énergies renouvelables, oui au soutien à nos agriculteurs, oui au soutien à la mobilité durable pour tous et oui à un vrai grand débat sur ces questions au sein de notre assemblée ! »

jeudi 8 novembre 2018

Plan Piscines, que de vagues...

Mon intervention improvisée au Conseil d'Agglomération du 24 septembre 2018 sur la question des piscines. Quelques jours avant le conseil municipal où j'ai fait adopter une motion pour contrer la fermeture des piscines mulhousiennes.

Merci M. le Président. Moi j’ai fait l’effort de lire ce rapport, effectivement fort intéressant et je suis étonnée qu’on n’ait pas ce soir la présentation du plan piscine, je trouve qu’il y avait moyen de relier les deux et d’avoir une vraie discussion sur ce sujet. Toujours est-il que, quand on lit ce rapport, on peut s’interroger sur l’exploitation de nos équipements et sur certaines problématiques qui sont pointées du doigt, notamment la baisse de fréquentation du public scolaire dans certaines piscines. On peut se poser la question à l’heure où un plan piscine est mis en œuvre. Je voulais souligner cela, mais il y a d’autres points que l’on peut souligner.

Ce qui m’interroge aujourd’hui c’est le timing du plan piscines. Il y a eu une annonce dans la presse, sauf erreur de ma part, on en a jamais discuté en conseil ni même en commissions réunions, donc j’ai tout bon. C’est vrai que j’ai été interpellée par ce plan piscine et par les options présentées dans ce plan piscine. Quand on lit le rapport on peut faire des raccourcis bien sûr et se dire « on ferme, ça nous coutera moins cher ». Moi je pense que cela mérite quand même que l’on ait une vraie discussion de fond et qu’on se pose les vraies questions et la première, à savoir : Qu’est-ce que l’on est prêt à mettre sur la table pour conserver nos équipements nautiques, sans opposer un équipement à l’autre voire même un futur équipement ?. Je pense que ce n’est pas vraiment le problème. Par contre ce qui m’a un peu gênée dans ce que j’ai lu dans la presse, ce sont les options de fermeture brutes comme la fermeture de deux piscines mulhousiennes. J’avoue que sans explication derrière, sans présenter d’autres modèles de fonctionnement sur l’ensemble des équipements, ça me paraît un peu sec comme présentation. Je souhaite que l’on ait très vite une discussion politique, puisque nous sommes des élus concernés par cette question et que l’on ait de vrais arguments sur le futur fonctionnement de tous les équipements, dans l’intérêt général de tout le monde. Je pense qu’aujourd’hui que tout le monde est conscient qu’un équipement c’est forcément déficitaire, mais jusqu’où sommes-nous prêts à sauvegarder nos équipements ? C’est une vraie question. Je voudrais encore faire une parenthèse, car la piscine Pierre Curie, ce n’est pas rien, c’est du patrimoine, il faut vraiment prendre cette question à bras de corps. Et par ailleurs une piscine de proximité comme peut l’être la piscine des Jonquilles, c’est aussi intéressant en termes de loisirs, de proximité pour la population. Toutes ces questions méritent qu’on en discute très vite et je souhaiterais connaître le calendrier de ce plan piscine.

vendredi 19 octobre 2018

Intervention sur le projet Anru+ : quartier Briand, conseil municipal 18 octobre 2018

Madame Le Maire,

Nous parlons là d’une partie de la ville qui mérite toute notre attention. Sur la forme comme sur le fond, voici quelques remarques pour favoriser la réussite de la métamorphose souhaitable de ce quartier pour lequel votre bilan est bien maigre.

Sur la forme, voici une délibération alléchante qui aurait mérité une présentation accompagnée de divers documents. Par exemple, les conclusions d’une étude mandatée par la Ville et réalisée par l’agence Convergence sur le marché (alors même que vous annoncez à nouveau la même chose à savoir une nouvelle étude), ou encore nous aurions aimé voir avec cette délibération les avis des conseils participatifs et citoyens des zones concernés. Il est essentiel malgré toutes les bonnes idées, de faire AVEC les habitants et les commerçants de la zone et dans la durée. La première innovation sociale de ce projet ANRU+ doit donc être le processus d’implication des habitants et le dispositif citoyen.

Sur le fond, nous trouvons de bonnes idées, des recettes que l’on trouve dans beaucoup de villes aujourd’hui. Ce qui nous paraît essentiel dans l’approche proposée, c’est la prise en compte des spécificités du quartier, un travail de fond et non pas uniquement de surface avec quelques façades repeintes et trois opérateurs associatifs implantés dans la rue Aristide. Mais il y a dans ce quartier de vrais problèmes de logements insalubres, de pauvreté comme il y a aussi une vraie richesse qui réside dans la diversité culturelle et ethnique et qui pourrait être un levier de développement futur. Ce n’est qu’une fois que les problématiques les plus concrètes seront réglées qu’un projet d’innovation sociale, ou plusieurs, pourront fonctionner.

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