Cléo Schweitzer

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Conseil Régional d'Alsace

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mardi 11 décembre 2012

Les travaux du groupe projet du Conseil Territorial d'Alsace

Vous n'avez pas tout suivi ou tout compris, il est temps de vous plonger dans le dossier d'une collectivité unique en Alsace ! Voici les éléments actuels de discussion avant le référendum du 7 avril 2013 !

http://www.region-alsace.eu/sites/default/files/fichiers/actualite/comptes-rendus_-_reunions_du_groupe_projet.pdf

dimanche 11 novembre 2012

Intervention sur la subvention de 600 000 euros au RACING STRASBOURG

Commission permanente du Conseil Régional d’Alsace (septembre 2012)

La Commission Permanente s’apprête à voter un soutien fort au club de foot de Strasbourg : 600 000 euros pendant trois années consécutives. La répartition se fait avec 400 000 euros sur le centre de formation, 100 000 euros de fonctionnement et 100 000 euros sur la promotion notamment avec l’intégration de la Marque Alsace. Le Racing devient donc le Racing Alsace et l’objectif est de remonter au premier niveau de ce sport professionnel.

Je me permets toutefois de vous rappeler, chers collègues, qu’il existe d’autres clubs en Alsace comme celui du SRColmar qui joue dans une division au-dessus du Racing ou bien sûr le club de ma ville Mulhouse, le FCM qui joue comme le Racing en CFA . Or s’il semble que la réaction indignée des Colmariens à la subvention importante du Racing semble déjà avoir porté ses fruits puisque vous venez d’annoncer un soutien exceptionnel à hauteur probable de 300 000 euros, il n’en est rien pour Mulhouse à part de vagues allusions, je trouve cela inacceptable. Il fut un temps où les résultats sportifs étaient un critère pour l’attribution des subventions au sport de haut niveau, cela me semblait être un système plus sain. Je me permets donc de vous rappeler que le FCM est le seul club alsacien présent dans l’élite nationale à la fois avec ses U15, ses U17 et ses U19. De plus, le FCM soutient six sections sport-études au collège de Brunstatt et au lycée Louis Armand ce qui représente la prise en charge d’une centaine de jeunes, en mettant à disposition à ses frais, des entraîneurs diplômés, trois minibus et leurs chauffeurs. C’est là un bel embryon de centre de formation déjà performant et qui ne demande qu’à être soutenu à la même hauteur que celui de Strasbourg. Quant à la marque Alsace, le FCM se fera un plaisir de l’intégrer avec les 100 000 euros de subvention et je pense que bien d’autres clubs vont y songer…

Le caractère totalement inéquitable de cette subvention au Racing me pousse à vous demander Monsieur Le Président de revoir très vite votre position par rapport au FCM soutenu à hauteur d’à peine 20 000 euros… J’ai souvent l’occasion de souligner les disparités et la nécessité de veiller à une meilleure péréquation des subventions régionales sur le territoire alsacien. L’exemple du jour illustre hélas un phénomène inacceptable que je ne saurais cautionner même si des membres strasbourgeois de mon groupe y sont favorables, je m’abstiendrai donc sur cette délibération en vous demandant de réparer cette décision inéquitable au plus vite en faveur du club FCM de Mulhouse.

Je vous donne également rendez-vous à Mulhouse le 10 novembre prochain pour le derby Mulhouse Strasbourg…

lundi 5 décembre 2011

POUR LA SAUVEGARDE DE L’HOPITAL DE FRELAND ET DE TOUS LES HOPITAUX DE PROXIMITE EN ALSACE !

Non à la fermeture des hôpitaux de proximité !

Depuis la loi de 2004 qui a instauré la tarification à l’activité à l’hôpital et l’inacceptable marchandisation de la santé, de plus en plus d’hôpitaux de proximité sont menacés de disparition. A Fréland, la mobilisation des élus et de la population a réussi à obtenir un moratoire d’un an du projet de fermeture de leur hôpital et de leurs 53 lits.

Le Parti Socialiste du Haut-Rhin, présent aux côtés des manifestants, s’en réjouit mais appelle à la vigilance. Il est évident que la proximité des élections a fait reculer ce projet. Partout en France, la politique de santé publique du gouvernement actuel organise le regroupement des hôpitaux, écarte les élus des décisions, crée des déserts sanitaires et accentue l’inégalité des citoyens face à l’offre de soins.

Nous demandons le maintien des quatre sites, Lapoutroie, Orbey, Le Bonhomme et Fréland.

Nous refusons la progression quasi-inexorable d’une politique remettant en cause le service public de la santé en France en milieu rural comme en milieu urbain. Nous défendons au contraire, la voie républicaine qui tient compte des besoins de la population et vise à garantir l’égalité d’accès aux soins.

Denis Wiesser,1er secrétaire fédéral Cléo Schweitzer, conseillère régionale d’Alsace Victorine Valentin, conseillère régionale d’Alsace

jeudi 6 octobre 2011

BULLETIN D'INFORMATION n°2 CONSEIL REGIONAL

Lettre_Cleo_Schweitzer_sept_2011_num_2__1_.pdf

mardi 13 septembre 2011

INTERVENTION AU CONSEIL REGIONAL LORS DU DEBAT SUR LE CONSEIL UNIQUE

Monsieur Le Président, Chers Collègues,

Ce débat est l’occasion de répondre aux questions essentielles pour la cohésion de notre territoire, l’Alsace. Que doit assurer l’Etat pour garantir l’intérêt général et que peut assumer l’élu local en vue d’une gestion efficace au plus près du citoyen ? On peut choisir aujourd’hui de rester en dehors de la question nationale mais il fallait néanmoins rappeler le contexte de désengagement de l’Etat dans les services publics et rappeler à quel point les collectivités territoriales, aujourd’hui en danger parce que étranglées financièrement, sont importantes pour la vie quotidienne des alsaciens comme pour tous les français. La RGPP a des conséquences très fortes et négatives sur la vie des communes et en particulier des petites villes lorsqu’elles assurent une fonction de centralité au sein de leur bassin de vie. Il y a un vrai « effet domino » auquel sont confrontés les bassins de vie qui voient disparaitre des services publics. L’Alsace n’est pas épargnée par ces problématiques et le débat sur un conseil d’Alsace ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Néanmoins la petite taille de notre Région doit et l’évolution de la carte des intercommunalités peut nous inciter à penser une nouvelle organisation. Néanmoins ne perdons pas de vue que la réforme des collectivités en France aura un coût, y compris en Alsace, un coût qu’il faudra bien mettre en relation avec les véritables avancées à l’arrivée, quelles soient démocratiques ou financières.

En tant qu’élue mulhousienne, je m’interroge sur la place des agglomérations comme celle de Mulhouse par exemple dans un nouveau paysage institutionnel alsacien. Dans le cadre de Mulhouse Alsace Agglomération, nous mettons actuellement en commun les compétences stratégiques des communes et un véritable travail autour d’un projet communautaire est engagé. Bien sûr le montage presque caricatural de notre agglomération avec ses 52 vices-présidents n’est pas un gage d’efficacité mais heureusement l’évolution sera au rendez-vous aux prochaines élections avec notamment l’élection au suffrage universel direct… L’intercommunalité étant en passe d’être achevée en Alsace, il est légitime de penser que les nouvelles structures auront également dans les prochains temps de nouvelles compétences, et que les élus utiliseront comme nous souhaitons le faire aujourd’hui, des espaces de libertés qu’une vraie décentralisation doit laisser. Je pense par exemple, à une délégation de la compétence sociale du Conseil Général du Haut-Rhin à la M2A ; Cette dernière pouvant ainsi endosser la partie stratégique et laisser aux communes la partie liée à la gestion. C’est sur cette base que pourrait également être réaménagée la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités tout en renforçant la notion de « chef de file » Il me semble qu’une des clés de réussite d’une réorganisation institutionnelle en Alsace passe par la place des agglomérations et des intercommunalités dans la nouvelle gouvernance avec une priorité aux circuits courts de décisions chez les élus comme dans l’administration. C’est la réponse au défi de la proximité, à la question de la représentativité des territoires conforme à nos bassins de vie, on peut d’ailleurs se demander pourquoi persister dans un redécoupage de cantons pour l’élection des prochains conseillers territoriaux alors qu’ils se dessinent naturellement grâce à l’achèvement de l’intercommunalité.

Par ailleurs, la question de la métropole Strasbourgeoise doit nous interpeller dans notre réflexion. Elle engendrera d’une part une force pour l’Alsace avec une capacité à rivaliser en puissance et en notoriété avec ses concurrentes européennes mais elle engendrera aussi un déséquilibre dans notre région. L’une des réponses à ce déséquilibre pourrait être un pôle métropolitain fort avec Mulhouse avec des projets et des actions communs, comme c’est le cas maintenant pour nos universités, mais demain cela pourrait être vrai pour le tourisme, les transports, ou encore la culture et les nouvelles technologies. Une autre réponse serait une implantation symbolique du Conseil unique d’Alsace renforcé par de nouvelles compétences à Mulhouse... ou en tout cas dans le Haut-Rhin ! Monsieur Le Président, Chers collègues, La construction d’un Conseil d’Alsace se fera avant tout à partir de nos territoires de vie, et à partir des citoyens et des projets qu’ils portent. Les territoires gagnants sont ceux qui seront capables de développer harmonieusement à la fois des pôles de compétitivité et des pôles de qualité de vie. Cela suppose un échelon régional fort et un échelon local performant et exclue évidemment tout immobilisme ou calcul politicien.

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