Cléo Schweitzer

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Conseil Régional d'Alsace

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lundi 5 décembre 2011

POUR LA SAUVEGARDE DE L’HOPITAL DE FRELAND ET DE TOUS LES HOPITAUX DE PROXIMITE EN ALSACE !

Non à la fermeture des hôpitaux de proximité !

Depuis la loi de 2004 qui a instauré la tarification à l’activité à l’hôpital et l’inacceptable marchandisation de la santé, de plus en plus d’hôpitaux de proximité sont menacés de disparition. A Fréland, la mobilisation des élus et de la population a réussi à obtenir un moratoire d’un an du projet de fermeture de leur hôpital et de leurs 53 lits.

Le Parti Socialiste du Haut-Rhin, présent aux côtés des manifestants, s’en réjouit mais appelle à la vigilance. Il est évident que la proximité des élections a fait reculer ce projet. Partout en France, la politique de santé publique du gouvernement actuel organise le regroupement des hôpitaux, écarte les élus des décisions, crée des déserts sanitaires et accentue l’inégalité des citoyens face à l’offre de soins.

Nous demandons le maintien des quatre sites, Lapoutroie, Orbey, Le Bonhomme et Fréland.

Nous refusons la progression quasi-inexorable d’une politique remettant en cause le service public de la santé en France en milieu rural comme en milieu urbain. Nous défendons au contraire, la voie républicaine qui tient compte des besoins de la population et vise à garantir l’égalité d’accès aux soins.

Denis Wiesser,1er secrétaire fédéral Cléo Schweitzer, conseillère régionale d’Alsace Victorine Valentin, conseillère régionale d’Alsace

jeudi 6 octobre 2011

BULLETIN D'INFORMATION n°2 CONSEIL REGIONAL

Lettre_Cleo_Schweitzer_sept_2011_num_2__1_.pdf

mardi 13 septembre 2011

INTERVENTION AU CONSEIL REGIONAL LORS DU DEBAT SUR LE CONSEIL UNIQUE

Monsieur Le Président, Chers Collègues,

Ce débat est l’occasion de répondre aux questions essentielles pour la cohésion de notre territoire, l’Alsace. Que doit assurer l’Etat pour garantir l’intérêt général et que peut assumer l’élu local en vue d’une gestion efficace au plus près du citoyen ? On peut choisir aujourd’hui de rester en dehors de la question nationale mais il fallait néanmoins rappeler le contexte de désengagement de l’Etat dans les services publics et rappeler à quel point les collectivités territoriales, aujourd’hui en danger parce que étranglées financièrement, sont importantes pour la vie quotidienne des alsaciens comme pour tous les français. La RGPP a des conséquences très fortes et négatives sur la vie des communes et en particulier des petites villes lorsqu’elles assurent une fonction de centralité au sein de leur bassin de vie. Il y a un vrai « effet domino » auquel sont confrontés les bassins de vie qui voient disparaitre des services publics. L’Alsace n’est pas épargnée par ces problématiques et le débat sur un conseil d’Alsace ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Néanmoins la petite taille de notre Région doit et l’évolution de la carte des intercommunalités peut nous inciter à penser une nouvelle organisation. Néanmoins ne perdons pas de vue que la réforme des collectivités en France aura un coût, y compris en Alsace, un coût qu’il faudra bien mettre en relation avec les véritables avancées à l’arrivée, quelles soient démocratiques ou financières.

En tant qu’élue mulhousienne, je m’interroge sur la place des agglomérations comme celle de Mulhouse par exemple dans un nouveau paysage institutionnel alsacien. Dans le cadre de Mulhouse Alsace Agglomération, nous mettons actuellement en commun les compétences stratégiques des communes et un véritable travail autour d’un projet communautaire est engagé. Bien sûr le montage presque caricatural de notre agglomération avec ses 52 vices-présidents n’est pas un gage d’efficacité mais heureusement l’évolution sera au rendez-vous aux prochaines élections avec notamment l’élection au suffrage universel direct… L’intercommunalité étant en passe d’être achevée en Alsace, il est légitime de penser que les nouvelles structures auront également dans les prochains temps de nouvelles compétences, et que les élus utiliseront comme nous souhaitons le faire aujourd’hui, des espaces de libertés qu’une vraie décentralisation doit laisser. Je pense par exemple, à une délégation de la compétence sociale du Conseil Général du Haut-Rhin à la M2A ; Cette dernière pouvant ainsi endosser la partie stratégique et laisser aux communes la partie liée à la gestion. C’est sur cette base que pourrait également être réaménagée la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités tout en renforçant la notion de « chef de file » Il me semble qu’une des clés de réussite d’une réorganisation institutionnelle en Alsace passe par la place des agglomérations et des intercommunalités dans la nouvelle gouvernance avec une priorité aux circuits courts de décisions chez les élus comme dans l’administration. C’est la réponse au défi de la proximité, à la question de la représentativité des territoires conforme à nos bassins de vie, on peut d’ailleurs se demander pourquoi persister dans un redécoupage de cantons pour l’élection des prochains conseillers territoriaux alors qu’ils se dessinent naturellement grâce à l’achèvement de l’intercommunalité.

Par ailleurs, la question de la métropole Strasbourgeoise doit nous interpeller dans notre réflexion. Elle engendrera d’une part une force pour l’Alsace avec une capacité à rivaliser en puissance et en notoriété avec ses concurrentes européennes mais elle engendrera aussi un déséquilibre dans notre région. L’une des réponses à ce déséquilibre pourrait être un pôle métropolitain fort avec Mulhouse avec des projets et des actions communs, comme c’est le cas maintenant pour nos universités, mais demain cela pourrait être vrai pour le tourisme, les transports, ou encore la culture et les nouvelles technologies. Une autre réponse serait une implantation symbolique du Conseil unique d’Alsace renforcé par de nouvelles compétences à Mulhouse... ou en tout cas dans le Haut-Rhin ! Monsieur Le Président, Chers collègues, La construction d’un Conseil d’Alsace se fera avant tout à partir de nos territoires de vie, et à partir des citoyens et des projets qu’ils portent. Les territoires gagnants sont ceux qui seront capables de développer harmonieusement à la fois des pôles de compétitivité et des pôles de qualité de vie. Cela suppose un échelon régional fort et un échelon local performant et exclue évidemment tout immobilisme ou calcul politicien.

mercredi 11 mai 2011

TEXTE DE LA RESOLUTION POUR UN CONSEIL D'ALSACE VOTE LE 7 MAI 2011

Résolution du Conseil Régional d’Alsace, réuni en Assemblée plénière le 7 mai 2011 Le Conseil d’Alsace : construire l’Alsace du XXIe siècle

L’Alsace est fière de son identité qu’elle cultive au sein de la France et au cœur de l’Europe. Elle vit au rythme du monde. Longtemps les siècles ont appelés ses fils à la guerre. Ils y ont appris les valeurs de la paix et de l’union entre les peuples. Ils nous ont légués ce que nous sommes. L’Alsace a hérité d’un certain nombre de dispositions juridiques et sociales lui conférant son caractère singulier. Le droit local est un acquis auquel tient l’ensemble de la société alsacienne. La pratique de la langue régionale, l’affirmation par les Alsaciens de leur identité et de leur culture, la situation frontalière de l’espace régional ont contribué à forger un « vivre-ensemble ».

C’est ce modèle qu’il nous appartient de faire vivre et d’adapter à notre temps.

L’Alsace a su, dans ses communes, ses regroupements communaux, ses Conseils généraux, son Conseil régional, tirer pleinement parti du processus de décentralisation. Elle a régulièrement désiré, dans ce domaine, avoir une longueur d’avance.

Mais l'affirmation de blocs de compétences conçus initialement pour spécialiser les collectivités dans des domaines d'intervention réservés n'a pas évité les empiétements de compétences ou les concurrences entre les collectivités. Face à cette multiplication des structures et des institutions locales, le manque de lisibilité pour le citoyen mais également d’efficience de l’action publique est patent : il impose que l'on s'interroge sur une manière de clarifier les choses et de gagner en efficacité.

Aujourd’hui il est possible d’élaborer une adaptation régionale spécifique de la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme des collectivités territoriale qui permettrait d’approfondir et de parfaire le vaste mouvement entamée depuis les années 1980.

Nous voulons, en notre qualité d’élus régionaux, nous engager pleinement dans cette direction et nous espérons que ce souhait est largement relayé par une majorité d’alsaciens.

Cette démarche doit répondre à plusieurs objectifs :

 renforcer la dynamique régionale, accroître le rayonnement international ;

 permettre des économies de fonctionnement ;

 garantir plus de simplicité et de lisibilité pour les citoyens ;

 renforcer la capacité de l’Alsace à être performante dans la mise en œuvre des politiques publiques ;

 obtenir plus de visibilité et d’influence au niveau national et s’inscrire pleinement dans le développement de la coopération transfrontalière au sein de l’espace rhénan ;

 simplifier les prises de décisions et les circuits administratifs ;

 éviter la concurrence entre les collectivités.

Une telle évolution doit répondre aussi à des impératifs :

 garantir la répartition des rôles entre Colmar, Mulhouse et Strasbourg ;

 éviter la centralisation régionale ;

 demander à l'État le transfert de nouvelles compétences et de nouveaux moyens – à travers la contractualisation – pour expérimenter une nouvelle phase de décentralisation ;

 déléguer un certain nombre de responsabilités aux intercommunalités ainsi qu'aux nouvelles organisations territoriales comme la métropole et le pôle métropolitain..

Le projet de Conseil d'Alsace doit permettre de mieux prendre en compte les spécificités de l'Alsace. S'agissant, par exemple, des élus et de leur mode d’élection, la loi spécifique propre au Conseil d'Alsace pourrait prévoir que la représentation proportionnelle soit introduite pour mieux assurer la présence des opinions ou des formations minoritaires au sein du Conseil. Un tel mode de scrutin est également de nature à garantir un débat portant sur les grands enjeux du territoire régional au moment du renouvellement et à assurer la progression de la parité

Les conseillers régionaux d’Alsace considèrent qu’il est de leur responsabilité collective de porter le débat sur l’organisation territoriale qu’appelle l’Alsace du XXIe siècle.

Les enjeux de ce projet concernent l’efficience de l’action publique et les conditions d’exercice de la démocratie locale. Au-delà de la position prise par le Conseil économique, social et environnemental d’Alsace, qui représente les forces vives du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, c’est la société civile tout entière qui doit faire sienne cette question. Les Alsaciens ont voix au chapitre.

Réunis en Assemblée plénière le 7 mai 211, les élus du Conseil régional d’Alsace se déclarent :

- favorables à la réunion du Conseil régional d’Alsace et des deux Conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin en une collectivité unique au sens de l’article L.4124-1 du code général des collectivités territoriales : le Conseil d’Alsace ;

- favorables à l’expérimentation du Conseil d’Alsace, sans création de nouvelle structure mais par la coopération librement consentie, avant l’échéance du renouvellement général prévu en 2014 ;

- favorables à la mise en place dans les meilleurs délais d’un « Groupe projet » chargé de faire des propositions pour l’organisation du Conseil d’Alsace ; avec la participation des différentes collectivités et notamment le Conseil Régional, les deux Conseils Généraux, les trois agglomérations, la représentation des communes par le biais de l’association des maires, et la société civile via le CESER ;

- favorables à un juste équilibre dans le futur Conseil d’Alsace tel qu’il sera issu des élections entre la représentation des territoires et, par la proportionnelle, la représentation politique régionale ;

- favorables à la consultation par voie de référendum des citoyens alsaciens sur la réunion du Conseil régional d’Alsace et des deux Conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin en une collectivité unique au sens de l’article L.4124-1 du code général des collectivités territoriales.

mardi 11 janvier 2011

INTERVENTION SUR LE BUDGET JEUNESSE A LA REGION ALSACE

SÉANCE PLÉNIÈRE 16 ET 17 DÉCEMBRE 2010

Intervention de Cléo SCHWEITZER pour le groupe Socialistes et Démocrates

BUDGET PRIMITIF 2011 - JEUNESSE

Monsieur Le Président, Chers collègues,

Nous sommes au moins d’accord sur un point, nous nous accordons tous, ici, je l’espère, à reconnaître le «devoir d’avenir» de notre société envers sa jeunesse, et le potentiel qu’elle représente pour le pays et notre région. Ce devoir nous oblige, en tant que responsables politiques, à œuvrer pour que les adultes de demain puissent vivre dans les meilleures conditions environnementales.

Plus concrètement, c’est par la mise en place des conditions permettant une formation ambitieuse pour l’avenir du jeune, et de véritables droits d’accès, à l’emploi, au logement, à la santé, à la mobilité, qu’il pourra construire, par lui-même, son autonomie. Il est évident que l’État n’assume pas pleinement ses responsabilités à l’égard des jeunes comme le montre les réformes successives ainsi que la mise en place du « RSA Jeune » qui, en plus de l’aveu d’échec qu’il incarne, ne bénéficie vraiment qu’à une minorité en raison des conditions d’attributions drastiques et sans cohérence avec les réalités du terrain; on tend donc à se tourner vers les collectivités locales, en espérant que celles-ci pallieront aux défaillances de l’Etat.

Lors de la présentation du Projet Régional de la Jeunesse, nous sommes intervenus pour expliquer en détail notre analyse et souligner les nombreuses lacunes de ce Plan qui à nos yeux vise à persuader que la Région agit pour les Jeunes alors que par ailleurs, le budget global en direction de l’Education et à la Formation est en baisse de 9,5 %, soit plus de 28 M d’euros. Nous n’y reviendrons donc pas en profondeur mais nous tenions à rappeler pourquoi nous voterons contre ce budget consacré à la jeunesse qui, à notre avis, présente plusieurs défauts majeurs.

D’abord, concernant la formation et l’emploi, nous faisons le constat d’une trop faible prise en compte de la montée en puissance du phénomène de précarité et de paupérisation que rencontre beaucoup de jeunes, y compris chez les jeunes actifs. Les poches de précarité dans les agglomérations mais aussi dans certains territoires ruraux ne sont pas la cible d’actions prioritaires et innovantes, et nous le regrettons fortement. Sur l’inclusion professionnelle, il est évident que l’insuffisance globale du nombre d’emplois stables et de stages offerts aux jeunes est le problème majeur pour les années à venir. Dès lors, il nous paraissait important de conditionner les aides que peut apporter le Conseil Régional aux entreprises à la prise en compte de cette préoccupation. Cependant, cette option est partiellement retenue, puisque le nombre d’emplois qui bénéficieront de ce type d’aide (AREJ Plus) sera réduit à peau de chagrin, votre budget n’annonçant que 325 000 € de crédits pour ce dispositif alors que la somme annoncée était de 500 000 € dans le Projet Régional pour la Jeunesse, et qu’elle était de 2 millions d’euros quand votre 1er Vice-président avait présenté Agir pour l’Emploi.

Concernant l’orientation, le Programme Régional d’Information et d’Orientation (PRIO) ne peut que s’affaiblir globalement puisqu’il reposera sur les Maisons de l’Emploi qui à l’heure où nous parlons comptabilisent une baisse de 40 % de leurs budgets.

L’Orient Express ne créé qu’un dispositif supplémentaire dans le millefeuille du monde de l’orientation qui ne concerne que les jeunes motivés or ce ne sont pas ceux qui en ont forcément le plus besoin. Il s’agira d’une belle opération de communication au bénéfice de la Région (nous aurions souhaité une remise en cause de cette mesure pour dégager les crédits sur une vraie priorité).

Enfin, nous voulions dire quelques mots sur la santé, grande absente... l’évolution de notre société et de nos modes de vie développent un mal être tangible et des comportements sanitaires inquiétants : conduites additives, accidents, violences, obésité et mal bouffe dont les jeunes Alsaciens ne sont pas épargnés... Il y a une nécessité d'éducation à la santé, de prévention notamment pour les lycéens quasiment abandonnés par le système de santé scolaire car les moyens sont largement insuffisants. Nous aurions souhaité qu’au moins une des thématiques santé soit soutenue de manière significative, ce n’est pas le cas.

En conclusion, nous sommes tentés de dire qu’essayer de pallier au désengagement de l’Etat dans les différents domaines qui concernent prioritairement la jeunesse, hormis le service civique, ne constitue pas une politique régionale de la jeunesse. Les associations locales étant les laissées pour compte de la politique de la jeunesse et de la vie associative nationale, le Conseil Régional, sans véritablement toucher ceux qui en ont le plus besoin avec moins de moyens ne pourra contribuer au rétablissement de l’égalité des chances, y compris dans les trois priorités que vous avez retenus dans votre rapport. Nous voterons donc contre ce budget consacré à la jeunesse.