Cléo Schweitzer

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Mes interventions au Conseil Municipal

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jeudi 23 mai 2013

INTERVENTION SUR LE DEPART DE 4 MEMBRES DE LA MAJORITIE MUNICIPALE lors du Conseil Municipal du 16 mai

Monsieur le Maire, « Force est de constater que la majorité actuelle se désagrège un peu plus chaque jour.

Elle nous donne une image de plus en plus brouillée de la "gouvernance mulhousienne".

Il est vrai que c'est là la conséquence de compromissions improbables qui se délitent à l’approche des prochaines échéances électorales.

Cette situation ne présage rien de bon pour l'avenir.

Il est d'ores et déjà à déplorer que pour se maintenir, certains "éternels candidats" feront à nouveau fi de leurs convictions profondes aux fins d'allégeance au maire sortant et candidat à sa réélection (ou plutôt à son élection compte-tenu de sa nomination et non élection es qualité par les citoyens).

Tout est bon pour demeurer coûte que coûte à la manœuvre.

Le maire sortant affiche une étiquette UMP. Celle-ci est malheureusement plus de circonstance que de motivations réelles. En effet, complice de son prédécesseur en la matière, il n’en a pas moins été instrumentalisé par ce dernier, tout entier préoccupé par sa seule stratégie d'ambition personnelle (d'où la valse d'étiquettes…).

Pour les mulhousiennes et mulhousiens, il me semble important une fois pour toute de rompre définitivement avec ces manipulations …

Sans compter, et ce n’est pas négligeable, qu’il n’est nul besoin d’engager de dispendieuses dépenses de communication pour se construire une image et légitimer un nouveau mandat, qui plus est dans une période financière et budgétaire contrainte pour les contribuables. »

Monsieur le Maire, Ces quelques phrases résument fort bien la situation actuelle, pourtant elles ne sont pas de nous. C’est Arlette GROSKOSTT, députée de Mulhouse, dont vous avez été le suppléant, qui fait partie de votre famille politique qui les a écrites sur son site internet… En n’excluant pas de se présenter aux prochaines élections municipales…

Le moins qu’on puisse dire, avec la sortie ce jour de 4 membres de votre majorité, qui se rajoute à la sortie des centristes dès votre arrivée, et la tribune publique de la députée dont je viens de lire un large passage, c’est que vous ne fédérez pas… Ni votre propre famille on le voit avec le départ de deux de vos adjoints et la réaction de la députée, ni la Gauche Moderne avec le départ de deux autres adjoints, dont nous avions annoncé dès sa création qu’elle ne survivra que le temps d’entamer sa fusion dans un ensemble plus important, c’est aujourd’hui chose faite avec l’UDI ;

C’est bien la preuve, s’il en fallait une, que l’absence de projet fort pour notre ville ne vous permet même plus de sauver la vitrine… On ne peut que s’inquiéter légitimement pour la fin de votre mandat, avec désormais 5 groupes d’opposition, probablement un record dans toute l’histoire de cette ville, mais nous saluons néanmoins le courage et la lucidité des membres de la majorité actuelle qui osent dénoncer votre manière de diriger cette ville. Mulhouse mérite mieux que ce simulacre mais surtout mérite des élus fidèles à leurs convictions et à leurs valeurs. C’est à partir de ces fondements que nous souhaitons désormais construire avec les Mulhousiens et tous ceux qui le souhaitent, un véritable projet pour Mulhouse.

BILAN DES CONSEILS DE QUARTIERS EN 2012 lors du conseil municipal du 16 mai

Monsieur Le Maire, Chers Collègues,

Vous nous présentez un rapport annuel de fonctionnement des conseils de quartiers, un outil majeur du dialogue public à Mulhouse. Or ce bilan, , peut permettre aujourd’hui puisque c’est le dernier de votre mandat, d’évaluer également votre approche de cette forme de démocratie participative qui présente des faiblesses majeures comme le manque d’autonomie, une visibilité insuffisante et une capacité d’innovation extrêmement restreinte.

Nous pensons en effet, que le bon fonctionnement des conseils de quartiers repose pour une large part sur le principe d’autonomie. Or il est flagrant, et cela est symbolisé par la présidence d’un élu de votre groupe de chaque conseil de quartier, qu’à Mulhouse le pouvoir consultatif n’est pas séparé du pouvoir représentatif. C’est tellement vrai qu’aujourd’hui ce ne sont pas les conseillers de quartier qui présentent leur bilan mais le Maire et son adjoint, ou devrais-je dire le Maire et son équipe de communication, alors qu’on aurait pu espérer un document émanent de chaque conseil… Si on rajoute la dimension démocratique, on se rend très vite compte des améliorations considérables que vous auriez pu apporter à ce dispositif, à l’opposé de l’instrumentalisation politique que vous pratiquez avec cet outil. Il suffit de tester le seul moyen d’information permanent et en ligne dont les Mulhousiens disposent pour rentrer en contact avec les conseils de quartier : je veux parler du site de la Ville via les pages des Conseils de quartier et le résultat est édifiant : pour commencer des infos pas à jour, en mai 2013 vous avez les exemples de projets du quartier de 2012 qui quelquefois se résument à une phrase type qu’on retrouve dans plusieurs quartiers. La seule personne avec qui le Mulhousien lambda pourrait prendre contact est un élu et non un conseiller de quartier, les photos du maire sont omniprésentes et le document bilan où à peine quelques lignes sont consacrées au travail du conseil est un prétexte pour vous permettre de communiquer une fois de plus pour combler votre déficit de notoriété, bref …

Je m’arrête là, alors que de nombreuses villes en France ont pensé et créé des outils innovants et performants, à Mulhouse, vous avez été incapables de dépoussiérer le modèle désormais ancien des conseils de quartier mais l’avez-vous réellement désiré ? Voilà qui explique sûrement que la grande majorité des habitants de ma rue ne pourraient pas me dire qui sont les conseillers de notre quartier… voilà la réalité en dépit de ce que vous avancez dans cette délibération , les conseillers de quartier souffrent d’un manque de visibilité et de lisibilité dans leur action aux yeux des habitants .

A partir de ce constat, Il est donc légitime de se demander quelle est la plus-value démocratique de cet outil tel que vous l’utilisez actuellement et si vous souhaitez réellement tenir compte de la diversité des points de vue et de l’expérience d’usage. On aurait par exemple aimé savoir quel est le taux de renoncement et de renouvellement pour chaque conseil, le profil du conseiller de quartier a-t-il enfin évoluer en terme d’âge, sachant, et nous le constatons à chaque réunion où nous assistons, que la population masculine de plus de 50 ans est beaucoup plus représenté que des classes d’âge plus jeune. On aurait surtout aimé connaître en détail les demandes, y compris les 75 qui n’ont pas été prises en compte ainsi que les raisons qui ont motivé les décisions de ne pas donner suite. C’est une fois de plus une absence de transparence envers les élus que nous sommes et donc une entrave au dialogue public entre élus et citoyens. Enfin pour terminer, nous nous interrogeons sur le résultat final à savoir la consolidation du dialogue public et la concertation sur les projets. L’un des chiffres que vous nous communiquez est parlant, 3, à peine 3 avis formalisés… Alors que nous avons 16 conseils de quartiers… et aucun avis sur le projet le plus important en terme d’impact financier que représente le projet Mulhouse Grand Centre qui pourtant porte en lui de fortes thématiques de débat. Enfin, nous constatons, mais ce n’est pas étonnant, avec un tel fonctionnement, nous n’avons eu aucune auto-saisine, aucune motion de conseil de quartier, aucune proposition présentée au Conseil Municipal. Non pas que les conseillers n’ont rien à dire ou à proposer, mais leurs avis ne sont que trop peu pris en compte en dehors des petites marges que laissent la présentation de projets tout ficelés.

Monsieur Le Maire, malgré le respect que nous avons pour tous ces Mulhousiens qui s’engagent dans ces conseils et parfois dans la durée malgré leurs frustrations comme certains nous l’ont confié, nous allons voter contre cette délibération qui manque cruellement d’ambition et d’esprit d’innovation dans ses objectifs de 2013. Et pourtant vous savez notre engagement constructif qui a fait que pendant les années écoulées de ce mandat, nous avons majoritairement voté POUR (hormis le budget évidemment) bon nombre de délibérations en direction des associations et de projets qui nous paraissaient aller dans le bon sens même s’ils étaient perfectibles. C’est là notre conception de la démocratie et d’une opposition constructive. Alors que vous aviez l’occasion de présenter aujourd’hui une vision dynamique et renouvelée d’un outil citoyen indispensable au bon fonctionnement de la démocratie urbaine, vous vous contentez de trois objectifs principaux que sont la reconduction d’actions qui ont déjà du mal à exister pleinement et pour lesquelles vous nous promettez des progrès mais sans expliquer comment vous allez les réaliser… Les Mulhousiens méritent mieux, Monsieur le Maire, et, avec Pierre Freyburger, nous leur donnons dès aujourd’hui rendez-vous pour imaginer ensemble de nouveaux outils de démocratie participative que nous proposerons cet automne !

vendredi 15 février 2013

INTERVENTION SUR LA MISE EN PLACE D’UN CONTRAT DE PERFORMANCE ENERGETIQUE conseil municipal du 14 février 2013

C’est une innovation que vous nous proposez ce soir avec ce CPE pour certaines écoles. Elle appelle à faire plusieurs remarques :

- Nous aimerions à l’occasion de cette délibération que vous nous rappeliez les objectifs de la Ville de Mulhouse pour la réduction de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre. Pour rappel, la France s’est engagée à une réduction de consommation de 38 % d’ici à 2020 et 50% en moins pour les gaz à effet de serre. En plein débat national sur la transition énergétique, il nous semble intéressant de faire un point sur l’état d’avancement des objectifs de la ville en respect avec les lois Grenelle I et II. Dans le prolongement et plus spécifiquement à cette délibération, nous souhaitons connaître vos objectifs pour les écoles que vous évoquez. Car sans objectif chiffré vous nous n’aurez jamais de résultats chiffrés et le CPE est avant tout basé sur l’obligation de résultats basés sur des données mesurables, dans le cadre d’un protocole contractualisé, objectif et contradictoire entre les parties.

- Le CPE n’est rien d’autre qu’un partenariat public privé. Pour une collectivité, la tentation est grande d’y recourir pour faire financer des travaux importants et qui coûtent chers… Mais attention à l’addition à l’arrivée qui est souvent plus chère qu’un financement classique avec une réalisation et une gestion en régiefaite. De plus ces contrats privilégient les grands groupes du secteur de l’énergie et excluent presque d’emblée les petites et moyennes entreprises locales dès lors que les CPE intègrent de gros travaux. Nous exprimons pourtant le vœux qu’à l’occasion de ces futurs chantiers, le SMALL BUSSNESS ACT que vous avez annoncé aux Pigeons de Mulhouse trouvera matière à se réaliser concrètement même si l’objectif est bien l’économie d’énergie et non pas les travaux.

- Vous nous proposez la SERM comme maître d’ouvrage… qui elle-même va sous-traiter avec une filiale de la caisse des dépôts, la SCET… Probablement parce qu’elle n’a pas les compétences en interne, sur les quelques 220 000 euros près de 140 000 euros vont partir ailleurs alors que nous avons des compétences localement. Pourquoi ne pas missionner l’Agence Locale de Maitrise de l’Energie sur ce projet sachant qu’elle travaille déjà sur ces nouveaux outils juridiques et que le diagnostic énergétique est son cœur de métier ? D’autres opérateurs locaux auraient été susceptible de remplir cette mission c’est pourquoi nous vous demandons de nous garantir que toutes les règles de mise en concurrence ont bien été respectées dans ce contrat que vous soumettez au vote ce soir.

- Monsieur le Maire, la délibération que vous nous présentez ce soir ne nous satisfait car elle ne nous donne aucune visibilité sur le coût et l’efficacité de ce futur contrat de performance dont la durée engagera peut-être à long terme, de plus elle nie l’existence de forces locales, qu’il s’agisse des services techniques de notre propre collectivité ou des acteurs associatifs professionnels qui oeuvrent depuis longtemps sur cette thématique sur notre territoire. C’est pourquoi nous voterons contre alors que nous partageons pleinement l’objectif final, les économies d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre.

mardi 12 février 2013

Débat d’orientation budgétaire de la M2A le 11 février 2013

Il est important de souligner en effet le contexte économique difficile et la nécessaire stratégie de maitrise de la dépense publique par le gouvernement qui hérite d’un déficit budgétaire terriblement dégradée. Or, localement la M2A avance également, depuis sa création, avec un déficit structurel présenté comme une impasse budgétaire dans la prospective financière. L ‘épisode des Pigeons n’ a été qu’un révélateur en accentuant le problème et a eu l’avantage de nous obliger à affronter dès maintenant la réalité financière de notre collectivité, au lieu d’avoir à le faire après les prochaines échéances électorales. Pourtant, En Mars 2011, la cour des comptes nous alertait déjà sur le niveau élevé de reversement aux communes et sur son impact susceptible de pénaliser l’action de la communauté d’agglomération en obérant sa surface financière «.Elle disait déjà « En limitant sa marge de manœuvre propre, cette situation représente un risque certain sur la capacité réelle de M2Ad’exercer, à terme, ses compétences. »Il serait donc faux et illusoire de laisser penser que La Contribution Foncière des Entreprises et plus globalement une mauvaise réforme de la fiscalité des entreprises, qui certes ont fragilisé la relation entre les entreprises et notre territoire, serait à l’origine de tous les problèmes de la M2A. Au contraire, il est devenu t indispensable de restaurer un climat de confiance entre notre collectivité et toutes les entreprises, y compris les plus petites, car elles créent des emplois, l’emploi qui est la première préoccupation de nos concitoyens.

Avant d’aborder la question de fond des économies envisagées, j’aimerais dire un mot sur la méthode… Contrairement à ce que vous annoncez dans votre document, les élus communautaires n’ont pas été associés au travail, hormis les membres du bureau exécutif et les maires. Pas ou peu d’informations détaillées sur les économies envisagées n’ont été transmises aux conseillers, si ce n’est par voie de presse. J’ai assisté à la commission des finances de la M2A et obtenu par mail les documents de travail présentés, c’est normal. Mais il me semblerait également normal que l’ensemble des conseillers soient destinataires de la même information détaillée, même s’il ne s’agit que d’hypothèses, avant le débat d’orientation budgétaire et surtout le jour du débat…

Sur le fond des perspectives budgétaires d’austérité que vous présentez, ce qui apparaît clairement, c’est qu’il n’y a pas vraiment de priorités dans les choix et qu’aucun budget n’est sacralisé. On aurait pu l’envisager pour le développement économique et l’emploi qui est une compétence obligatoire, ou pour la recherche et l’université. Or au chapitre des investissements on note une baisse et en fonctionnement la baisse généralisée de 2% des budgets de fonctionnement ainsi que la baisse de 1% des subventions ne les épargneront pas non plus. C’est totalement à l’inverse d’une politique de développement économique dynamique pour notre territoire et encore une fois, à l’encontre de la préoccupation principale de l’emploi, chez les jeunes et les seniors encore plus fortement.

S’il est évident que les élus qui ont travaillé sur ces propositions l’ont fait avec conscience et rigueur, on peut se demander si à l’occasion de ce travail difficile, il n’était pas temps d’introduire une notion d’équité territoriale. Or les hypothèses évoquées par exemple (moins 20 % pour tous pour les fonds de concours aux communes) ne tiennent pas compte des réalités du terrain, qu’il s’agisse des besoins des populations ou des possibilités financières des communes. Notre collectivité de services est incapable, y compris pour la petite enfance, d’assurer une équité sociale et territoriale. C’est pourtant dans cet objectif que nous devons préparer les budgets, surtout en période de crise plutôt que d’augmenter le tarif des services tout en baissant la qualité de l’offre dans certains cas. Vous nous annoncez un volet énergie important à l’échelle de l’agglomération, c’est une orientation que je soutiens fortement, surtout dans la perspective d’une société décarbonée et de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, c’est pourquoi j’espère retrouver dans le budget que nous discuterons bientôt des éléments tangibles de cette volonté d’une véritable transition énergétique.

S’agissant des transports, qui pèsent lourdement sur la collectivité alors que le projet initial du tram train n’est même pas terminé, je souhaite que nous privilégions l’attractivité et la sécurité des personnels et des publics afin de ne pas rendre encore plus difficile l’effort de rentabilité d’un service très onéreux mais néanmoins indispensable. Toute mesure budgétaire contraire à cette objectif ne ferait qu’augmenter la fracture de la mobilité bien réelle pour certains et entraverait la lutte contre l’émission des gaz à effet de serre.

Pour finir, je dirai Justice sociale et solidarité, voilà les valeurs qu’il faut incarner dans nos choix budgétaires alors que vous semblez privilégier, Monsieur Le Président, un status quo, à la baisse certes, mais un status quo quand même dans la manière d’avancer collectivement dans le développement de notre territoire et dans cette volonté de préserver les acquis de chacun alors que nous n’en avons pas les moyens. La plus triste illustration en est bien sûr le chapitre des indemnités qui au lieu de baisser va même augmenter alors que pour 2013, nous aurions pu aligner tous les élus sur l’indemnité la plus basse, en attendant les nouvelles règles à venir. Voilà qui nous auraient honorés et je vous suggère Monsieur Le Président d’intégrer cette proposition dans le prochain budget afin de ne pas laisser penser aux habitants et aux entreprises de la M2A qu’ils seront les seuls à contribuer à l’effort national et local de redressement des finances.

mardi 5 février 2013

INTERVENTION SUR L’EAU AU CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE le 21 janvier 2013

Effectivement, comme vient de le dire l’Adjointe responsable de ce secteur, voilà des projets qui ne coûteront pas chers à la ville de Mulhouse, s’agissant de la réduction des pesticides. Néanmoins, la protection des eaux souterraines ne s’arrête pas au périmètre de ces quelques projets et il y aurait également d’autres interventions possibles, qui pourraient s’adresser aux Mulhousiens, en particulier.

J’avais l’intention (mais je constate son absence) d’interroger ce soir l’adjoint à l’écologie urbaine sur la politique de prévention en terme de gestion différenciée des espaces verts de la Ville de Mulhouse. Nous sommes quasiment à l’heure du bilan, presque 5 années pendant lesquelles nous aurions aimé voir plus fortement porter ces thématiques en sachant que les pesticides sont toujours utilisés à Mulhouse et que le plan de gestion différencié est aujourd’hui quelque peu trouble. Il serait important de dire où nous en sommes aujourd’hui dans l’utilisation de ces pesticides. Nous constatons régulièrement que les agents continuent à asperger notamment en proximité des lieux publics fréquentés par les enfants, des pesticides dangereux pour la santé. Nous demandons régulièrement une mise et un plan de sortie de l’utilisation des pesticides. A ce jour, alors que d’autres communes dans l’agglomération font d’immenses progrès dans ce domaine, la Ville de Mulhouse reste en retrait et nous le regrettons fortement.

Il n’y a pas que les pesticides, danger qui menace les eaux souterraines. A Mulhouse nous avons eu des décharges et à ce jour nous sommes encore responsables de ces décharges qui, même si elles ont été recouvertes, sont susceptibles de polluer de manière très importante les eaux souterraines. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous aimerions avoir des précisions sur la gestion de ces décharges.

Enfin, je voudrais revenir sur l’épisode récent de chloration de l’eau potable. Pendant les fêtes, nous avons eu une altération de la saveur de l’eau puisqu’elle a été traitée, l’ARS nous a obligé, et nous sommes bien sûr favorable à la réaction quand il y a un danger potentiel notamment bactériologique. Néanmoins, il existe d’autres technologies, les ultras violets. Nous aimerions savoir si la ville de Mulhouse a prévu d’y faire appel dans les prochains temps pour éviter aux Mulhousiens l’ingestion des chloramines qui, on le sait, ne sont pas forcément bénéfiques pour la santé. Je vous remercie pour la réponse sur les différents points de mon interrogation.

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