Cléo Schweitzer

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Mes interventions au Conseil Municipal

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mardi 15 décembre 2009

Délibération n° 648 sur la mise en oeuvre du tri sélectif dans le quartier Franklin

Nous nous réjouissons bien sûr de l'aide obtenue auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations pour ces trois projets et notamment celui qui concerne la mise en place du tri sélectif à Mulhouse. Mais en même temps nous nous demandons si le dossier des déchets est condamné à attendre des enveloppes financières exceptionnelles pour avancer ... ce qui expliquerait en partie la lenteur de la progression sur une échelle de 20 ans.

La généralisation du tri sélectif à Mulhouse est prévue dans 10 ans nous dit-on dans cette délibération. Or nous avons fait écho dans le journal municipal de l'impatience de nombre de nos concitoyens qui s'ils n'habitent pas à Dornach, le seul quartier où le système a été mis en place, désespère de voir disparaître les sacs poubelles et les mini-décharges un peu partout dans la ville. 20+10 années, il faudra donc 30 ans et combien de milliers de tonnes de déchets pour que notre ville ait une politique de gestion des déchets autre que l'enfouissement ou l'incinération, deux options extrêmement polluante pour la planète ? Bien sûr il n'est pas question ici de la qualité du travail des éboueurs mais bien de la non volonté politique de mettre en place un système plus performant tant sur le plan de la propreté que sur le parcours de nos déchets. Il est vrai que l'habitat urbain ne dispose pas toujours de locaux à poubelle adaptés et que les problèmes techniques sont importants. Mais nous sommes persuadés que si ce dossier avance si lentement c'est parce qu' il vous a toujours manqué sur ce dossier Monsieur Le Maire, le courage politique d'investir dans les aménagements, la communication vers la population, la réduction à la source, et dans les filières de recyclages. Les millions que vous avez mis dans l'incinérateur ont été une erreur, la seule solution durable est de réduire nos déchets. Grâce à une valorisation volontariste du compostage, du tri, des plates-formes de déballage dans les grandes surfaces et de la pesée embarquée des déchets ménagers non triables nous pourrons éviter d'incinérer ou de mettre en décharge ces milliers de tonnes de déchets. Ce qui permettra également de baisser le coût du traitement des déchets facturé aux familles mulhousiennes. Heureusement, les normes européennes vous obligent à avancer malgré tout sur ce dossier et à ne pas uniquement vous cantonner à l'embellissement de la place de la Réunion... Tous les quartiers avec leurs moindres ruelles méritent d'être propres et bon nombre de nos déchets doivent avoir une deuxième vie. Cet enjeu devrait être prioritaire dans notre agenda 21 or c'est loin d'être le cas et nous le regrettons fortement.

lundi 19 octobre 2009

INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL SUR LE RAPPORT DE L'ASSAINISSEMENT

Rapport annuel 2008 sur le prix et la qualité du service public de l'assainissement Conseil municipal du 19 octobre 2009 Intervention de Cléo Schweitzer

Nous sommes tous préoccupés par la qualité de l'eau en Alsace et les progrès enregistrés par la mise aux normes de la station d'épuration ne peuvent que nous réjouir même si on ne pas se satisfaire de la situation actuelle car au bout de la chaîne d'assainissement, nous retrouvons 20 187 tonnes de boues trop toxiques pour être recyclées en agriculture et qui sont incinérées à Sausheim, additionnant ainsi à la pollution de l'eau celle de l'air. S'ajoute à cela le fait qu'avec un système d'assainissement encore principalement "unitaire", les eaux pluviales sont mêlées aux eaux usées domestiques. En cas de fortes précipitations, les contraintes de préservation des installations d'épuration peuvent imposer un déversement ("délestage") de ce "mélange" très pollué dans le milieu naturel... ce qui d'un point de vue écologique n'est pas brillant. La prévention, une fois de plus, pourrait être un outil efficace et adapté particulièrement au niveau d'une ville . Le principe de base est simple : moins nous utilisons d'eau et moins nous souillons l'eau que nous utilisons, moins nous aurons besoin de l'assainir avant de la réinjecter dans le cycle naturel et moins la facture sera lourde pour la Nature mais aussi pour les citoyens qui voient leur facture d'eau augmenter d'année en année.

Nous pensons qu'un effort important doit être fait pour réduire les pollutions à la source des réseaux, et notamment en direction des mulhousiens en réalisant une information soutenue d'une part sur la réelle toxicité d'un certains nombres de produits, d'autre part sur les différentes possibilités de se séparer de leurs déchets toxiques.

Or avec le système actuel, le comportement économe des citoyens entraîne, je cite le rapport du SIVOM " une baisse inexorable des volumes d'eau consommés (et je rajouterais des volumes d'eau souillés) mettant en difficulté le financement de l'assainissement. Dans ce contexte et avec la perspective une augmentation inexorable des tarifs de l'eau, la question d'un retour à une régie municipale de la gestion de l'assainissement des eaux usées mulhousiennes se pose clairement, nous le ferons en temps voulu afin de maitriser le coût de l'eau et de son traitement dans la globalité.

mardi 17 février 2009

L'UNIVERSITE DE MULHOUSE VICTIME DE LA MONDIALISATION

2009.. l'année des grèves ?

Présentation de la motion déposée par le groupe d'opposition Un Nouveau Souffle pour Mulhouse (texte et vote à la fin de l'article)

L'université de Haute Alsace menacée par la réforme LRU

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Ce soir nous avons décidé de soumettre à l'approbation du Conseil Une motion sur l'université mais nous aurions également pu présenter une motion sur le Planning Familial, les RASED ou encore sur l'hôpital public Pour ne citer que quelques exemples des nombreux dossiers qui engendrent à juste titre contestation et mobilisation auprès de nos concitoyens.

Le dossier de l'université illustre concrètement à Mulhouse les conséquences de L'Accord Général sur le Commerce des Services qui prévoit la création d'un "marché des services éducatifs" et de la stratégie de Lisbonne qui doit permettre à l'Europe de devenir d'ici 2010 "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde...." , deux concepts à l'origine de la Loi sur la Responsabilité des Universités (LRU) imposée sans concertation par le gouvernement .

Cette loi aujourd'hui très controversée menace directement l'avenir de l'Université de Haute Alsace (son site mulhousien et colmarien). Celle-ci se caractérise par des liens étroits et anciens avec le monde de l’entreprise. Les sciences dures comme les sciences humaines et sociales ont ainsi développé des formations professionnalisantes appréciées du monde industriel . Cependant, le nouveau mode d’évaluation et de classement des universités basé exclusivement sur l’activité de recherche pure (et dans une bien moindre mesure sur la recherche-développement) met à mal ce particularisme de notre université et son interaction avec le tissu social et économique local. Ainsi se retrouvent déjà menacées des filières qui ne rentrent pas dans ces critères d’évaluation alors qu’elles répondent de façon satisfaisante à des besoins locaux.

Présentée comme l’unique moteur d’une recherche et d’un enseignement supérieur efficace, cette mise en concurrence risque d’être catastrophique pour une petite université pluridisciplinaire comme la nôtre entraînant la précarisation des personnels de toutes catégories, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS . . Et le simple rapprochement avec l'Université de Strasbourg qui vient de se voir attribuée une cagnotte de plus de 340 millions d'euros que vous préconisez n'empêchera Pas l'université de Haute Alsace de connaître des jours très difficiles....

Alors que la création et l’animation de filières professionnelles coûtent de fait, plus cher qu’une filière généraliste, les seuls cadeaux faits à l’Université de Haute Alsace pour le passage anticipé à l’autonomie (c’est à dire l’application de la LRU, application ayant pris effet au 1er janvier 2009 pour 20 universités dont l’UHA qui s’est portée volontaire alors qu'aujourd'hui elle participe déjà à la contestation) sont la suppression de 4 postes et une baisse conséquente de son budget car l’augmentation de la Dotation Globale de Fonctionnement pour 2009 est de 2,7%, donc moins que l’inflation et parmi les dix plus faibles des augmentations de DGF sur les 90 universités françaises !

Cette mise en concurrence des universités dans un contexte de pénurie organisée risque aussi très certainement d’appauvrir l’Université de Haute Alsace dans son offre de formation (par migration des budgets et des postes vers les grands pôles universitaires, comme celui voisin qu’est l’Université de Strasbourg qui vient de décrocher une cagnotte de plus de 430 millions d'euros, un dossier bien défendu contrairement à Mulhouse). Les universités maintenant autonomes, donc maîtres de leur masse salariale, devront faire des choix dramatiques : augmenter les droits d’inscription partout où ce sera possible, fermer des filières à faible flux, recruter le plus possible sur des contrats à la fois précaires et misérablement payés.

Nous affirmons notre attachement à un service public d’enseignement supérieur et de recherche dont la mission est de prendre aussi en charge des étudiants qui « ne » payent « que » partiellement leur formation. L’avenir de l’UHA est là, dans un positionnement clair qui refuse la logique libérale de mise en compétition des universités selon des critères de productivité marchande et qui défend sa mission de service public.

Aucun élu politique de gauche ne peut souscrire aux réformes proposées actuellement, c'est pourquoi nous vous soumettons ce texte ce soir. .

Conseil Municipal du lundi 16 février 2009 Cléo Schweitzer

TEXTE MOTION votée uniquement par les 11 membres de notre groupe, le groupe majoritaire ayant fait sa propre motion qui défend la politique appliquée actuellement :

L'application de la loi LRU a provoqué une mobilisation exceptionnelle de toutes les communautés universitaires au delà des clivages politiques et syndicaux, y compris à Mulhouse. Le Conseil Municipal de Mulhouse dénonce l'état d'esprit dans lequel le gouvernement organise la nécessaire réforme de l'université, celle- ci est précipitée, sans concertation et va toucher au coeur le système universitaire avec :

- la reforme du statut de l'enseignant chercheur ; - la mastérisation des concours et la précairisation des étudiants - le démantèlement des instances nationales et la centralisation des pouvoirs entre les mains du seul Président de l'Université - une baisse des moyens de fonctionnement et notre université mulhousienne sera particulièrement touchées.

Le Conseil Municipal de Mulhouse soutient la mobilisation des étudiants et des personnels de la recherche et des universités. Nous demandons au Ministère de l'Éducation nationale d'ouvrir un véritable dialogue avec les enseignants, les chercheurs, les étudiants, et les structures universitaires. Madame la Ministre doit mettre en place un moratoire des réformes Engagées, un gel des suppressions d'emplois et une réorientation du budget 2009.

Enfin, nous demandons au gouvernement de mettre fin à ce processus concurrentiel entre les universités qui ne peut qu'être fatale aux universités pluridisciplinaires et ainsi permettre la restauration de la sérénité dans les universités et organisme de recherche.

lundi 26 janvier 2009

Politique de la Ville et Zones Urbaines Sensibles à Mulhouse

la politique de la ville en pilotage automatique à Mulhouse ! En cette période de crise écologique et économique, la politique de la ville devient essentielle pour une ville comme Mulhouse dont le découpage des ZUS n’est plus conforme à la réalité du terrain depuis quelques années, la paupérisation et les problèmes s’étendent bien au-delà de ces zones.

En étudiant les chiffres que nous avons reçus avec cette délibération, nous constatons que les Mulhousiens ont été doublement trompés sur ce dossier.

D’abord parce que suite à l’annonce hyper-médiatisée du plan espoir banlieue il y a un an par Nicolas Sarkozy, on aurait pu croire que des moyens supplémentaires viendraient soutenir cette lutte contre les inégalités à Mulhouse, or lorsqu’on regarde le tableau comparatif des financements du Contrat Urbain de Cohésion Sociale entre 2007 et 2008, on constate une diminution de l’enveloppe globale de presque 200 000 euros… Voilà la réalité de la politique UMP de Mr Sarkozy que vous défendez Monsieur le Maire plutôt que de défendre les Mulhousiens grâce à votre position au sein de ce gouvernement qui devait être une chance pour Mulhouse….

Sur le terrain pourtant, la situation reste préoccupante, et s’empire. Qu’on parle de chômage ou de réussite scolaire, c’est toute la ville qui est touchée et la situation risque fort de se dégrader dans les prochains mois. Nous attendons donc des propositions fortes pour contrer cette tendance menaçante, des propositions qui s’adressent prioritairement aux femmes et aux hommes de cette ville, car travailler sur le bâti ne suffit pas et ne suffira jamais.

Par ailleurs, si la politique de la ville n’apporte pas les résultats qu’on espère, ce n’est pas que en raison notamment de dispositifs trop lourds et complexes, c’est un vrai parcours du combattant pour les porteurs de projets mais c’est aussi et peut-être surtout parce qu’on oublie que ce doit être une politique participative qui prône le fait d’associer les habitants aux décisions qui les concernent.

Lors d’un communiqué à l’occasion de l’annonce du plan espoir banlieue, vous disiez pourtant Monsieur le Maire qu’il était et je vous cite :"essentiel de faire confiance aux territoires, de s'appuyer sur les acteurs locaux qui connaissent le terrain".

Nous sommes entièrement d’accord avec vous et nous avons donc cherché comment se traduit cette confiance à Mulhouse chez les acteurs de terrains,les associations par exemple et là c’est tout simplement consternant : sur les sommes allouées dans le cadre du CUCS, le soutien associatif sur les actions concernant tous les quartiers ne représente en 2008 que…. 0 %, quant à la participation des habitants, ce chapitre se hisse péniblement à 1 % des crédits! On constate sur le terrain une détérioration des relations avec les acteurs de quartier tandis qu’une grosse partie de l'enveloppe globale du CUCS est absorbée par les services de la Ville au détriment de projets innovants, par exemple celui de l’association « Elan sportif » qui fait un travail important en terme de cohésion sociale et qui n’a pas été soutenue par le CUCS malgré sa demande alors que ce sont de tels acteurs qui connaissent et animent les quartiers, qui créent des emplois, qui redonnent l’espoir et une perspective d’avenir en travaillant sur les valeurs du sport et l’intégration professionnelle.

Enfin, les ZUS dont nous parlons présentent une concentration de populations en difficulté sociale, économique avec de nombreuses familles monoparentales, et/ou d’origine étrangère, ayant des difficultés d’intégration et victime de discriminations. En 2007, dans le cadre des actions concernant tous les quartiers,le budget de lutte contre les discriminations était de 124 995 euros, en 2008 il n’était plus que de 3540. Où est passé le relais municipal de lutte contre les discriminations ? quel est son bilan ? Quant à l’intégration, peut-on savoir qui est à ce jour l’adjoint en charge de ces dossiers ? Mr Nicolas ? Mme Jenn ? Mme Risser ? Y’a-t-il déjà eu un changement et si oui pourquoi ?

Il est évident qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion et que la politique de la ville est la vitrine de cette gestion chaotique. Ce dossier mérite un engagement à plein temps dont il ne bénéficie pas, et nous craignons que l’incohérence politique de votre majorité municipale ne puisse répondre à l’urgence de la situation…

Pour un nouveau souffle à Mulhouse Cléo SCHWEITZER Conseil Municipal du 26 janvier 2009

mercredi 19 novembre 2008

EN FLAGRANT DELIT DE CONTRADICTION...

entre un arbre et ça, je choisis l'arbre ! La première lecture de cette délibération, qui propose de désigner 4 membres de votre majorité au sein du groupe de travail piloté par le Préfet nous laisse espérer un bien tardif sursaut qui s’élèverait contre et je cite la délibération « la pollution visuelle générée par les enseignes inesthétiques ou mal intégrées dans l’environnement et la multiplication des supports » Or ce combat noble est en totale contradiction avec la signature d’un contrat municipal portant sur un service public comme les vélos en libre-service avec un afficheur. On voit mal en effet, les mêmes personnes qui vantent les mérites du financement des vélos par la publicité, réduire ensuite la place de celle-ci dans la ville, et d’ailleurs, c’est bien à une accélération du phénomène d’envahissement de l’espace publicitaire que nous assistons malheureusement.

Nous craignons donc en toute logique que les futures modifications de ce règlement n’aggravent la situation avec par exemple encore plus de panneaux déroulants lumineux qui augmenteront au final considérablement la surface publicitaire. Sans parler de l’aberration de l’existence de ces panneaux dans un plan climat…

De plus en plus de citoyens souhaitent une diminution de la présence de la publicité, or les panneaux n’ont jamais été aussi grands, aussi nombreux et aussi lumineux. Nous aimerions donc connaître les principes qui vont guider votre réflexion sur les modifications à apporter à ce règlement. - quelles contraintes de densité en fonction du nombre d’habitants préconiserez-vous ? - les panneaux déroulants motorisés seront-ils interdits ? - combien de suppressions de panneaux 3X4m seront réellement défendues ? - pouvons-nous espérer une zone de tolérance zéro pour la publicité notamment au cœur de la ville et aux abords de nos principaux monuments historiques ?

Autant de décisions courageuses que nous savons que vous ne prendrez pas face à ce fléau que représente le système publicitaire et ses dérives illégales, car c’est bien la question de la légitimité de l’accaparement de l’espace public à des fins mercantiles et du matraquage visuel qui en découle qui mérite d’être posée aujourd’hui.

Nous pensons que l’échelon municipal est prépondérant pour diminuer progressivement la place de la publicité dans notre cadre de vie mais aussi dans les esprits, car réduire notre consommation c’est réduire notre empreinte écologique. Or les orientations politiques défendues par vos collaborateurs de droite qu’elle soit moderne ou pas, avec une croissance supposée infinie mais surtout irresponsable, de telles orientations sont incompatibles avec un vrai combat contre la pollution visuelle dont fait l’objet cette délibération. C’est pourquoi nous voterons contre cette délibération !

Pour le groupe « Un nouveau souffle à Mulhouse » Cléo Schweitzer Conseil Municipal du 17 novembre 2008

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