Cléo Schweitzer

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Mes interventions au Conseil Municipal

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dimanche 18 décembre 2016

INTERVENTION SUR LE PRIX DE L’EAU au conseil municipal du 13 décembre 2016

Nous avons demandé la présentation de ce point parce qu’il est toujours bon de parler de notre ressource en eau si précieuse. Vous nous présentez une augmentation du tarif une fois de plus. Ce service a un coût c’est indéniable mais nous aimerions revenir sur deux points. La question des investissements liés à l’entretien du réseau pour commencer. Cet été, la rupture d’une canalisation importante a engendré l’inondation de la rue des tanneurs occasionnant d’importants dégâts. Quelle prévention supplémentaire avez-vous mis en place pour éviter à l’avenir ce type de problème ?

Par ailleurs, la Ville a adopté le système de télérelève dans le cadre des investissements d’une ville intelligente… visant à développer les innovations pour améliorer le confort de vie de ses habitants. Cette télérelève devait permettre à la régie municipale d’accompagner les habitants de Mulhouse dans la maîtrise au quotidien de leur consommation d’eau et de les alerter en cas de suspicion de fuite à leur domicile. Plus de services avec la détection et l’alerte en cas de fuite, le suivi des consommations d’eau et le paiement des factures en ligne. Pour la ville de Mulhouse, cette solution permet de suivre en temps réel le rendement de son réseau d’eau potable, de préserver la ressource en eau et de réaliser les économies associées. Or nous aurions pu espérer que ces économies évitent une augmentation du prix de l’eau … ce qui n’est pas le cas aujourd’hui…

DEBAT SUR LE PROJET D’AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE au conseil municipal du 13 décembre 2016

Nous sommes, je crois, tous conscients de l'importance du débat de ce soir, tant le Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui nous est présenté est un document essentiel dans la procédure d'élaboration du Plan Local d'Urbanisme (PLU). Les enjeux du débat sur l’aménagement avec les habitants et les usagers de notre ville sont considérables.

Des questions environnementales aux questions socio-économiques, comment répondre à ces objectifs tout en plaçant la population au cœur de leurs enjeux : voilà l’enjeu !

Ce document d’orientation nous amène à réfléchir, sur le développement et les aménagements de la ville dans les années futures. C’est l'occasion de repenser et de redéfinir un projet global pour notre ville, dans le cadre d’une large concertation. Pour nous Mulhouse doit clairement relever trois défis, la transition écologique, la transition économique et le renforcement de sa place en tant que ville porteuse des fonctions métropolitaines d’une agglomération en pleine crise de croissance.

Nous aurions aimé retrouver la notion de plan d’action contre le changement climatique. Nous ne sommes plus dans une séquence où nous pouvons nous permettre de temporiser, il faut désormais mettre massivement l’accent sur la réduction des gaz à effet de serre, décarboner la ville de Mulhouse et indiquer clairement les objectifs que nous nous fixons et comment nous allons les atteindre. La question de l’énergie notamment doit être renforcée dans ce document avec la volonté affichée de doter notre ville de bâtiments à énergie positive. Tous les nouveaux projets immobiliers devraient être exemplaires avec des solutions innovantes comme la mutualisation et le partage des ressources énergétiques sur le site gare par exemple.

Nous pensons que l’éco-mobilité ne pourra pas faire l’impasse d’une nouvelle approche de la place de la voiture en ville avec la question des parkings qui doit être gérée de façon plus mutualisée et plus intégrée et une place encore plus importante pour les modes de déplacements doux et pas seulement au centre ville.

La dynamique démographique de notre ville passe par l’offre de l’habitat et nous partageons votre volonté de remettre sur le marché un maximum de logements vacants. Nous vous demandons de rajouter dans ce document la notion de lutte contre l’habitat insalubre qui existe à Mulhouse, vous avez utilisé le terme obsolète qui correspond à une partie du parc mais vous ne pouvez pas ignorer que des habitants de notre ville habitent dans des logements insalubres. Le PADD existe grâce à la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, aussi à Mulhouse, plus qu’ailleurs nous devons retenir la valeur de la solidarité dans la définition des orientations générales de ce document.

L’envie de Nature que nos concitoyens plébiscitent n’est pas étonnante, et nous partageons totalement toute l’approche d’infrastructure naturelle mais il faudra élaborer un volet pédagogique quasi inexistant à ce jour dans notre ville. La Nature n’est pas là que pour embellir le cadre de vie, elle a des fonctions de protection par exemple de notre qualité de l’air ou encore de notre santé. L’alimentation joue un rôle central dans la qualité et le bien-être de nos vies, ce PADD aurait mérité une approche plus audacieuse avec notamment l’introduction de pistes comme les toits verts comme outil innovant de maraichage urbain.

Pour l’aspect économique, les activités industrielles que nous avons sont porteuses de peu d’emplois et ont plutôt tendance à en perdre. Il reste l’économie des services encore trop faible à Mulhouse (même si nous progressons) notamment pour les services de haut niveau, y compris dans le numérique malgré le projet KMO. Mais tout comme DMC et l’espoir d’y voir un développement de l’économie créative, ces deux approches ne peuvent définir à elles seule notre vision des filières d’innovation. C’est oublier,par exemple, la chimie avec le passé de Mulhouse et son école, et notre positionnement géographique avec Bâle qui rayonne avec l’industrie chimique. Et enfin en matière d’innovation, nous devons parier sur l’innovation sociale dans tous les domaines à Mulhouse car nous avons historiquement toujours eu cette fibre, et nous devons explorer les champs de l’économie circulaire et l’action sociale et médico-sociale, des secteurs qui connaissent aujourd’hui une forte croissance et sont une réserve d’emplois.

Nous avons la chance d’avoir une université, nous devons l’intégrer dans nos stratégies à chaque fois que cela est possible. Finalement toutes les villes cherchent aujourd’hui à sauver leur commerce de centre ville, à développer le tourisme et à développer des quartiers d’affaires. Notre PADD doit absolument s’appuyer sur nos spécificités, et notre positionnement dans le sud Alsace, aux portes du Sundgau et de la Suisse doit être un levier de développement prioritaire.

S’agissant de l’intercommunalité, Mulhouse et son agglomération opère une mue en janvier 2017 ; Ce sera l’occasion rêvée pour replacer la ville centre dans un projet global où Mulhouse, forte de son histoire, devra trouver sa juste place et accentuer son rôle de moteur métropolitain. L’enjeu est évidemment de partager une vision d’une attractivité durable de la ville centre et de son agglomération.

En conclusion, n’ayons pas peur de faire une place plus importante au rêve pour porter une ambition commune, et, Monsieur Le Maire, chers collègues, nous vous proposons, outre nos propositions de fond, nous vous proposons de mettre en tête du PADD cette citation de Goethe sur laquelle je finirai mon propos :

« Quoique vous rêviez d’entreprendre, commencez-le. L’audace a du génie, du pouvoir et de la magie »

samedi 15 octobre 2016

INTERVENTION SUR UN NOUVEL ELAN AU VELO, plan d'actions municipal pour 2016-2020

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette volonté affichée aujourd’hui dans une délibération même si, et c’est fort dommage, vous n’avez pas partagé un diagnostic clair de la problématique du vélo avec l’ensemble du conseil. Peut-être aurait-il révélé ce que nous savons tous : que de temps perdu à Mulhouse quant à la place du vélo dans la ville !

Evidemment la priorité c’est la sécurité et donc la continuité et la lisibilité des aménagements et avant de privilégier les sites propres. Bien sûr les équipes qui ont travaillé sur ce plan d’actions connaissent leur sujet mais la Ville a singulièrement manqué d’ambition en la matière. L’objectif que vous annoncez pour 2020, est de passer de 3 % (ce qui très faible pour une ville du bassin rhénan)à 6 % et d’atteindre 9 % en 2025… à Strabourg, pour comparaison, on en est à ce jour à 14 % et l’objectif sur l’ensemble de la CUS est d’arriver à 20 % en 2025.

Si des aménagements sont nécessaires voire urgents en terme de sécurité (la rue des couvents-tanneurs est un bel exemple et s’il n’y a pas plus de victime c’est parce que les trottoirs ont été abaissés), il faut entendu d’abord étendre et renforcer le réseau cyclable en site propre. Ce qui signifie que l’armature dont vous parlez devrait être traitée prioritairement en site propre et donc en piste et non pas en band, surtout dans les aménagements prévus pour desservir les écoles car nous partageons complètement cette approche avec les nouvelles générations, encore faut-il que les parents et les enfants soient totalement en confiance et nous en sommes loin à ce jour. Nous demandons donc une accélération des efforts engagés, y compris budgétaires.

S’agissant de Mulhouse ville 30, à l’heure où les Mazeratti déferlent à tombeau ouvert dans la zone 30 de la ville le samedi après-midi, nous défendons néanmoins cette idée pour apaiser la ville et limiter enfin les nuisances sonores pour les habitants du centre ville. C’est pourquoi nous nous demandons pourquoi vous prévoyez d’attendre 2018 voire 2019 pour réduire la vitesse en ville e Il paraît au contraire intéressant d’étudier l’extension de la zone piétonne et des zones de rencontre au-delà de l’hyper-centre puisque nous avons une navette qui circule et qui pourrait très largement voir étoffer sa fréquentation. Il y a là également un enjeu de santé publique avec les épisodes de pollution que connait la ville.

Ce plan d’actions a le mérite d’exister et nous y retrouvons beaucoup de propositions intéressantes que nous défendons. Les expérimentations dans le domaine du numérique ne doivent pas nous empêcher de penser aux personnes adultes qui ne savent plus ou pas rouler à vélo. Aussi il nous semble important d’ajouter une vélo-école à ce plan d’action. Une attention particulière pourrait être portée aux habitants des quartiers, dans un souci de mobilité, de désenclavement et d’accès à toute la ville, sans oublier l’aspect financier lié au faible coût des déplacements cyclables pour les usagers, en les aidants à franchir cette barrière souvent plus psychologique que technique.

On dit souvent qu’environ deux-tiers des déplacements se font sur des distances inférieures à 3 kilomètres et pourraient donc être parcourues à vélo en moins de 15 minutes. Il suffit de regarder le parking voiture et le parking vélo du Parc Expo pour constater que la marge de progression en matière d’usage du vélo est énorme. Derrière, on trouve des enjeux environnementaux et économiques et un nombre important de nouveaux acteurs doivent être impliqués mais nous souhaitons qu’une place importante soit donnée à l’économie sociale et solidaire chaque fois que cela sera possible. En conclusion, nous considérons que le travail fourni et la méthode utilisée ont été satisfaisantes et nous voterons donc ce plan d’action malgré l’absence partielle d’objectifs chiffrés et de calendrier en terme de réalisation.

MOTOCO, MORE TO COME … VRAIMENT ?

Monsieur Le Maire,

Nous avons regardé le budget supplémentaire et nous avons été déçus de ne pas trouver une proposition pour MOTOCO !

Il y a quelquessemaines, nous écrivions une tribune dans M+ au sujet de MOTOCO.

Nous vous avions demandé de nous tenir informés des évènements liés à cette association qui préfigurait l’investissement d’une friche emblématique à Mulhouse, DMC.

Or il se trouve qu’une assemblée générale de dissolution est programmée le 17 octobre dans quelques jours avec en toile de fonds, un déficit de 150 000 euros … dont une partie recouvre des loyers non payés à CITIVIA , et des membres locataires en attente car l’avenir est incertain pour eux, devront-ils sortir des locaux, que signifie l’arrivée de la chargée de mission et quelles sont les termes du rapport qui vous a été remis ?

Nous avons espéré que lors des commissions réunies vous nous auriez tenus informés de l’actualité importante de MOTOCO ; mais en votre absence, le sujet n’a pas non plus été évoqué.

Nous rappelons que 1,5 millions d’euros ont été investis dans le bâtiment 75. Soit dit en passant en dépit du bon sens, puisqu’il n’y toujours pas chauffage au 1er et 2eme étage où se concentre pourtant l’essentiel des locations et des activités. Il n’y a toujours pas d’eau potable !

Alors si les dysfonctionnements ne sont pas nouveaux et que la fin de cette première expérience est peut-être salutaire dans certains aspects, il s’agit néanmoins d’un échec important avec un manque total de transparence à l’égard du conseil municipal de Mulhouse. Partout en France, on a des exemples de réussites, Marseille, Lille, Nantes et Bordeaux avec le projet DARWIN : plus de 180 structures et 400 personnes travaillant essentiellement dans l’économie verte et créative. Bien sûr à une moindre échelle pour Mulhouse, l’écosystème existant doit néanmoins pouvoir être accompagné intelligemment et politiquement. Nous avons l’atout transfrontalier et il est dommage que nous, Mairie, ne soyons pas intervenus plus tôt pour préserver MOTOCO de dérives qui sont apparues il y a quelques temps déjà pour, peut-être, insuffler plus de professionnalisme dans ce beau projet !

Nous aimerions donc connaître la position de votre majorité, c'est à dire votre position, sur ce dossier, qui au-delà de la dissolution de MOTCO, devra continuer à vivre et nous le souhaitons dans le respect des forces vives du site, il existe déjà une nouvelle entité qui s’appelle ALTERNATIVE 75. Que vont devenir les artistes installés à MOTOCO, quelle dynamique économique pour ce site, quelle partenariat avec la Mairie, M2A et CITIVIA ? Que devient le laboratoire sociétal post-industriel dont nous rêvons tous pour DMC ?

Nous aimerions ce soir que le voile de l’opacité se lève enfin et que nous puissions ensemble relever ce défi afin qu’il y ait vraiment MORE TO COME dans les prochains temps…

INTERVENTION SUR LE RAPPORT D’ORIENTATION BUDGETAIRE 2017

Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint aux Finances,

Vous avez donné un titre positif à votre rapport d’orientation budgétaire « une situation financière saine et qui s’améliore » en réalité, cette situation est néanmoins préoccupante car nous vivons à crédit avec un endettement élevé qui a encore progressé en 2015. Dans la vie, tout est une question de présentation, voire de communication. Prenons un exemple, lorsque vous nous présentez une augmentation importante de l’épargne brute de la Ville, comme vous venez de le faire, ne serait-il pas plus intéressant pour le conseil et les citoyens de présenter l’autre indicateur, celui de l’épargne nette qui nous révèlerait une image plus précise de l’argent disponible pour l’investissement après remboursement de la dette de la Ville qui s’est fortement alourdie de plus de 28 millions.

Alors si la capacité de désendettement s’améliore, il faut quand même dire qu’avec 10,6 années, cet indicateur reste élevé. Vous avez choisi d’augmenter la fiscalité, et ce malgré votre promesse de campagne, à l’arrivée ce sont les Mulhousiens qui payent et qui payent de plus en plus cher leurs impôts locaux… surtout si l’on se compare à d’autres communes voisines. Nous avons déjà pointé à plusieurs reprises le danger que représente cette augmentation des impôts avec un départ dans les communes de périphérie d’un certains nombres de nos concitoyens qui, s’ils n’habitent pas au centre ville, ont quelque fois bien du mal à trouver une justification à ces augmentations. Il serait intéressant de nous donner dans votre rapport, l’indicateur du pourcentage de Mulhousiens qui payent l’impôt.

Les dernières données statistiques de l’INSEE le disent, le solde migratoire de Mulhouse est négatif, et l’attractivité résidentielle en berne, on peut difficilement ne pas faire un lien avec, entre autres, le montant élevé des impôts ! Vous nous indiquez qu’en raison de la faiblesse des bases fiscales, Mulhouse est la 5e ville la moins chère de la strate. N’y a-t-il aucune autre raison ? Pour être plus transparent dans l’information, ne faudrait-il pas également parler de la proportion d’impôts plafonnés légalement en regard du revenu ?

Enfin nous arrivons à la question des dotations. Vous rappelez à juste titre que notre collectivité a contribué au redressement des comptes publics. C’est vrai, mais il faut également souligner que pour 2017, la baisse des dotations des collectivités a été réduite de moitié et qu’un fonds d’investissement spécial a été renforcé à hauteur de 1,2 milliard. Cette décision représente un juste équilibre entre l’impératif du redressement de nos comptes publics, auquel tous les acteurs publics doivent participer, et la nécessité de continuer à développer, dans les territoires, des services publics locaux actifs. Si aujourd’hui la situation budgétaire de la France s’est éloignée de la situation catastrophique que nous avions il y a quelques années, c’est grâce à l’effort important des collectivités dans un contexte contraint. D’emblée, on constate que les dotations de péréquation ont permis jusqu’en 2014 une certaine stabilité. Aujourd’hui on encore dire que 60 % des pertes ont été compensés par des dotations de péréquations.

Pour 2017, la loi de finance annonce très clairement sa volonté de poursuivre le chemin d’une plus grande équité des concours financiers de l’Etat aux collectivités. Dans cette logique, la progression de la péréquation financière au sein de la DGF sera maintenue, l’année prochaine, à son niveau de 2015 et de 2016. Pour 2017, l’augmentation de 317 millions d’euros de la péréquation prévoit entre autre une hausse de 180 millions d’euros de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et non pas de 120 millions comme vous l’écrivez dans votre rapport. On peut par contre craindre pour l’avenir quand on entend les discours des candidats à la primaire de droite qui promettent des baisses des dépenses publiques allant jusqu’à 150 milliards qui forcément émargeront beaucoup plus fortement sur les dotations aux collectivités publiques ! Enfin sur le sujet du Fonds de péréquation intercommunal, le FPIC, il faut se réjouir que M2A en soit devenue bénéficiaire pour la première fois et Mulhouse dans la foulée avec 1,96 millions ! Mais il est fort à craindre que l’arrivée au début de l’année prochaine des communes de Rhin Sud (qui contribuent très fortement par leur richesse à ce fonds) change la donne et nous fasse passer à nouveau sous le seuil pour en bénéficier ce qui pénaliserait fortement Mulhouse mais aussi d’autres communes plus pauvres de l’agglomération. Il y a donc également des mécanismes de péréquation et de solidarité locaux à trouver au sein de notre intercommunalité pour que Mulhouse ne soit pas lésée par le nouveau dispositif intercommunal.

Alors, nous l’avons dit, vous avez choisi l’augmentation des impôts au moment ou d’autres communes les baissent, vous avez choisi l’endettement et donc faire peser sur nos enfants le prix de vos décisions. Vous avez fait un prêt de 20 millions sur 40 ans, une durée extrêmement longue avec un taux fixe de 2,43 %, pourquoi ne pas avoir emprunté sur 20 ans ? n’y avait-il aucune solution moins chère sur une durée plus courte ? La situation est-elle tellement grave que vous n’aviez pas d’autre choix ? Combien coûte réellement un tel engagement, pouvez-vous le rappeler lors de ce débat ? Alors oui la dette est majoritairement exposée sur le taux fixe mais nous avons quand même 3,10 % d’emprunts toxiques, une grave erreur de gestion pour laquelle heureusement le gouvernement a mis en place un dispositif d’aide, et presque 26 % de taux variable dont vous ne nous dites rien sur la sécurisation avec un plafond éventuel ? Je profite, puisque nous parlons d’emprunt, d’évoquer ici l’interpellation par le Conseil Populaire 68 pour l’abolition des dettes publiques sur le sujet de la lutte contre la corruption et les paradis fiscaux, puisque avec le tract distribué à l’entrée du conseil, l’association nous rappelle l’engagement que le conseil avait sous forme de délibération pour que Mulhouse participe à cette lutte. Vous auriez pu, dans votre présentation, Monsieur l’Adjoint aux Finances, nous dire quelles précautions et quels actes ont été engagés à l’égard par exemple de cette banque allemande qui nous prête 20 millions.

Quant à la masse salariale, si ce poste est maitrisé, il s’agit de rester vigilants aux risques psychosociaux qu’aucune politique d’économie ne saurait justifier, aussi nécessaire soit-elle. Pour les mesures décidées dans l’accord PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations) qui impactent notre budget, il faut également rappeler que ces mesures sont en faveur des salariés, de leur vie professionnelle et de leur pouvoir d’achat, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.

En conclusion, il faut dire, et d’ailleurs vous le dites, que la situation est préoccupante et nécessite la plus grande vigilance quant à l’avenir. L’effort d’une meilleure péréquation impulsée par le gouvernement actuel doit également se traduire au sein de la M2A et il vous incombe, Monsieur le Maire, Monsieur l’adjoint aux finances, en premier lieu de porter le sujet d’un meilleur mécanisme financier de solidarité pas seulement pour Mulhouse, mais dans l’intérêt d’un meilleur fonctionnement de notre intercommunalité.

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