Cléo Schweitzer

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Mes interventions au Conseil Régional

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vendredi 30 novembre 2018

Plus le temps, plus le choix : il faut agir maintenant !

Intervention sur le Rapport en matière de développement durable 2018 de la Région Grand Est Nous prenons acte de ce rapport. Sur la forme, deux remarques : nous saluons l’apparition d’indicateurs clairs, c’était une demande de notre part et vous l’avez entendue. Malgré cette progression, nous peinons à trouver dans ce rapport les axes de travail prioritaires pour les cinq finalités du développement durable, et à sentir le souffle d’une politique structurante, transversale, intégrée, et cohérente dans ses mises en œuvre. Sur le fond, nous savons qu’il est désormais indispensable d’agir beaucoup plus fortement dans le cadre de nos politiques publiques dans la lutte contre le changement climatique et dans la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources.

C’est d’un véritable big bang écologique dont notre pays et notre planète ont besoin ; notre région Grand Est, chef de file sur ces questions, doit passer à des décisions à la hauteur des enjeux, les solutions existent pour entraîner l’ensemble des acteurs de notre région vers une économie neutre en carbone, qui respecte les ressources naturelles, et assure un développement humain satisfaisant. Il faut agir vite et maintenant, certes en réaction aux conséquences du dérèglement déjà subies, mais surtout en prévision du monde perturbé qui s’annonce demain. Pour terminer, je dois reprendre l’expression de Julien Vaillant : « faire de notre faiblesse un avantage ».

En écologie aussi, ça s’appelle de la résilience et il est grand temps de nous y engager !

Bioéthanol : soutenir une mobilité durable biosourcée !

« Nous ne participerons pas au vote concernant cette motion. En effet, nous pensons que la politique stratégique à développer pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et pour lutter efficacement contre le changement climatique, cette politique qui se veut transversale, mérite un débat, un véritable travail de réflexion, fouillé et en particulier sur le thème des agrocarburants dont on connait déjà les ravages pour certaines sources comme l’huile de palme. Visiblement, vous avez saisi le CESER. Nous aurions peut-être pu attendre l'avis de cette assemblée pour discuter de ce sujet. Mon intervention sur une motion proposée par le Conseil Régional Grand Est en soutien à la filière des agrocarburants

Le texte que vous nous proposez aborde plusieurs problèmes graves :

Notre dépendance aux énergies fossiles et la nécessaire transition énergétique dans un souci de justice sociale, les manifestations prévues le 17 novembre partout en France sont la première manifestation d’ampleur des Français face à ce défi auquel il est vrai, il est urgent de répondre. Vous proposez un dispositif dont nous ne connaissons pas les détails car la commission environnement n’a pas été informée mais nous avons cette motion qui promeut un soutien aux agrocarburants qui sont effectivement une partie de la solution, y compris locale, pour les consommateurs comme pour les producteurs des gisements dont les agriculteurs.

Mais de quoi parle-t-on ?

Le bioéthanol est un agrocarburant de première génération, fabriqué à partir de cultures ou de produits agricoles ou des résidus de leur transformation. L’éthanol produit donc à partir de la mélasse (betterave sucrière) est limité par la France et par l’Europe. Avec votre proposition de dérogation sur ce point, vous omettez la volonté de notre pays et de l’Europe de développer une deuxième et bientôt troisième génération d’agrocarburants dits avancés utilisant des ressources de biomasse n’entrant pas en concurrence avec l’alimentation car issus de végétaux non alimentaires et des déchets (Suède). Un débat déjà ancien sur ces questions nous rappelle que le bilan d’émission de Gaz à Effet de serre des agrocarburants de première génération est supérieur aux énergies fossiles car il faut inclure dans le calcul l’ensemble des retombées dont le sujet du changement d’affectation des sols indirects (CASI).

Pour nous, soutenir les agrocarburants, c’est soutenir par exemple de manière beaucoup plus importante la méthanisation et le biogaz mais en aucun envisager d’augmenter les capacités de production d’agrocarburants de la première génération. Oui aux filières locales d’énergies renouvelables, oui au soutien à nos agriculteurs, oui au soutien à la mobilité durable pour tous et oui à un vrai grand débat sur ces questions au sein de notre assemblée ! »

mardi 2 janvier 2018

INTERVENTION BUDGET ENVIRONNEMENT SEANCE BUDGETAIRE CONSEIL REGIONAL 22 décembre 2017

Monsieur le Président, Chers collègues,

Il y a quelques semaines, plus de 15 000 scientifiques lançaient un cri d’alarme, 25 ans après le premier. Hormis la stabilisation de l’amenuisement de la couche d’ozone tous les autres défis environnementaux se sont considérablement aggravés comme le changement climatique et l’extinction de masse de nombreuses formes de vie sur terre. Notre collectivité, dont les compétences environnementales ont été renforcées depuis la loi Notre mais aussi la Loi sur la Transition Energétique, a le devoir d’être exemplaire sur toutes ses politiques qui auront un impact sur l’environnement. Exemplaire dans les actes avec une traduction budgétaire forte mais aussi exemplaire dans son rôle de chef de file. L’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) doit être, à cet égard, particulièrement ambitieuse car nous disposerons là d’un outil important d’aménagement du territoire grâce à son approche transversale et à son opposabilité.

Pour le budget environnement, vous annoncez trois priorités que nous partageons. La préservation et la valorisation des espaces et patrimoines naturels : comme l’indique votre titre cela suppose de trouver un bon équilibre entre préservation et valorisation. Si toutes les actions de préservation vont dans le bon sens et il faut souligner la très forte implication citoyenne, nous souhaitons souligner deux aspects vecteurs d’impacts importants pour nos espaces naturels et qui ont encore de réels potentiels de progression : la politique touristique avec un nécessaire effort sur des propositions plus écologiques et plus innovantes et une lutte renforcée contre la surconsommation foncière dans certaines parties de notre territoire pour préserver nos paysages, par exemple en renforçant les aides aux reconversions de friches industrielles et militaires qui ne manquent pas dans notre région.

S’agissant de la gestion équilibrée des eaux et milieux aquatiques, nous avons là un problème majeur. Seuls 32 % des cours d’eau (contre 43 % à l’échelle nationale) sont en bon ou très bon état écologique et 70 % des masses d’eau souterraines sont en état chimique médiocre… Notre région est championne lorsqu’il s’agit d’utiliser des produits phytosanitaires dangereux pour l’environnement comme pour l’humain. En 2016, le fameux glyphosate caracolait en tête des ventes en Alsace… Un herbicide interdit est aussitôt remplacé par un autre, le diagnostic de l’APRONA (Association pour la Protection de la Nappe phréatique de la plaine d.Alsace) est clair : la qualité de l’eau de la nappe rhénane se dégrade. Mais par ailleurs, les nappes de Lorraine et de Champagne sont également touchées par les pollutions chimiques grandissantes. Nous ne pouvons pas continuer ainsi et malheureusement la présentation de votre budget ne laisse pas présager un changement, souhaité c’est vrai par les uns et les autres. Or il est illusoire de penser que nous inverserons la tendance sans accompagner beaucoup plus fortement l’ensemble des utilisateurs de ces polluants. Des particuliers aux agriculteurs, la Région doit mettre sur pied un plan de lutte efficace contre les pesticides et donc soutenir massivement nos modes de production et de consommation vers un modèle biologique, sans stigmatisation mais avec lucidité et volontarisme. C’est à ce prix que nous gagnerons peut-être une bataille déjà mal engagée pour protéger cette ressource avec des enjeux de préservation de milieux naturels, des enjeux économiques et des enjeux de santé publique et d’alimentation en eau.

Nous regrettons vraiment que la transition agricole et alimentaire, attendue par nos concitoyens ne soient pas un axe prioritaire de votre politique environnementale !

Enfin sur la transition énergétique, quelques mots d’abord pour rappeler que le Grand Est est la 1ère région en éolien qui représente 25 % du parc français, ce qui aurait pu vous inciter, par exemple à inclure une piste de travail sur le petit éolien, source potentielle d’énergie d’autoconsommation très localisée et donc particulièrement adaptée au monde rural, particulièrement touché par la précarité énergétique. L’autoconsommation quel que soit le mode de production est un véritable sujet d’avenir et nous proposons que notre Région porte un véritable plan d’équipement des foyers précaires et accompagne plus fortement dans la diversité la production des énergies renouvelables pour combler notre retard et anticiper la fermeture des centrales nucléaires. Quant à la rénovation thermique, le chantier est vaste et l’effort reste à faire dans l’élaboration d’un véritable service public de la rénovation énergétique dont la plate-forme Oktave n’est qu’une proposition non aboutie et méconnue avec un seul partenaire financier… La Région devrait peser de tout son poids économique dans les négociations afin de trouver enfin des produits financiers adaptés pour avancer à la véritable échelle que nous imposent le changement climatique, la raréfaction des ressources et la gestion des risques, en commençant par un accompagnement systématique de toutes les communes pour un diagnostic énergétique.

Pour conclure, notre groupe S’ABSTIENDRA sur votre proposition de budget qui ne traduit pas l’urgence environnementale de notre région et de ses ressources.

lundi 22 décembre 2014

INTERVENTION SUR LE BUDGET PRIMITIF DE LA POLITIQUE JEUNESSE 2015

Monsieur le Président, Chers collègues,

Votre politique jeunesse a toujours affiché une certaine ambition. Une ambition qui ne se traduit pas forcément budgétairement puisque nous constatons une baisse importante du budget entre 2014 et 2015 .… Mais il est vrai et vous le soulignez régulièrement, que la transversalité du sujet ne permet pas une exégèse budgétaire très fine de l’investissement de la Région pour sa jeunesse. D’emblée, nous tenons à saluer la qualité de travail de la commission à l’écoute de nos demandes et toujours réactive, on l’a vu il y a quelques jours en obtenant encore les résultats du dispositif Pass Créa Alsace qui semblent encourageants malgré un démarrage tardif dans le Haut-Rhin.

Quelques remarques néanmoins… Le TER de l’Orientation, même sérieusement dépouillé budgétairement, roule encore… Nous avons toujours marqué notre opposition à ce dispositif et, avec le recul, nos remarques étaient plutôt fondées. On nous avait présenté le dispositif comme l’outil parfait pour irriguer le territoire alors qu’aujourd’hui vous nous annoncez son maintien dans les grandes villes, là où des structures travaillent déjà toute l’année sur les problématiques ciblées de l’orientation. Il y a pourtant une réelle vigilance à apporter sur les conditions de mise en œuvre du SPRO (Service Public Régional de l'Orientation) au niveau infra-régional afin de réduire et d’accompagner l’éloignement et la faible couverture de certains territoires ruraux. Pourquoi ne pas y consacrer le budget affecté au TER de l’orientation ?

Pour nous la consécration du service public de la formation et la création du Service Public de l’Orientation est une très bonne chose. Car il est le seul en mesure d’assurer la continuité, la gratuité, et son adaptabilité aux besoins des publics aussi divers que nous connaissons. S’agissant des missions locales, nous approuvons tous les moyens qui lui sont dédiés même s’ils ne sont pas suffisants car nous le répétons la qualité de suivi des dossiers pour les conseillers des missions locales est liée au nombre trop important de jeunes que chacun d’entre eux doit suivre et les empêche de faire un travail de dentelle pourtant indispensable dans certains cas. Vous nous annoncez une légère augmentation de la dotation annuelle globale (40 000), tant mieux, mais si elle est liée à une augmentation potentielle du public concerné, elle ne sera pas significative pour une meilleure qualité de service. Vous nous avez présenté un audit sur les missions locales dont nous avons partagé les conclusions et les problématiques soulevées, nous serons attentifs aux réponses qui seront apportées lors des prochains conventionnements dont nous ne savons rien à ce jour. Tout ce que nous savons c’est que la ligne budgétaire des outils des conseillers de mission locale est sévèrement rabotée !

Les difficultés auxquelles les jeunes adultes sont confrontés ne se limitent toutefois pas uniquement à une intégration difficile sur le marché du travail. Même lorsqu’ils en ont trouvé, le logement, la mobilité, la santé ou la situation familiale, mais aussi la culture, le sport et les loisirs jouent autant un rôle essentiel dans l’intégration sociale des jeunes adultes. La question de l’accès à l’autonomie des jeunes est un chantier important en Alsace et la politique régionale de la jeunesse n’a pas toujours véritablement aidé ceux qui en ont le plus besoin. Vous vous étiez engagés par exemple, en 2010, à mettre en place un Passeport pour la culture et les loisirs intégrant une offre de transport à des horaires adaptés. Vous ne l’avez pas fait.

Nous avons eu l’espoir en lisant l’introduction de votre document que vous aviez pris la mesure de la pauvreté qui se développe chez les jeunes, dans les quartiers de la politique de la ville mais aussi dans l’ensemble des pôles urbains, et nous avons espéré découvrir enfin un plan d’action transversal qui aborde la question de la pauvreté chez les jeunes adultes qui dans les cas les plus graves sont en sans domicile fixe, d’autres en souffrance mentale. Un jeune n’est pas un adulte comme les autres et s’il est vrai qu’il existe des politiques de prises en charge sociale qui relèvent d’autres collectivités, nous n’avons pas retrouvé, je cite votre engagement de 2010 « le pacte entre la Région et les deux départements au service des personnes les plus vulnérables, exposées à la précarité ». Vous vous étiez également engagé, je cite toujours votre programme de 2010, « avec les Conseils Généraux, nous développerons un accompagnement personnalisé de 1000 collégiens, issus de milieux modestes, vers des filières d’excellence » Cette approche est pourtant indispensable car de l’école à l’emploi, les trajectoires des jeunes sont marquées socialement. La France est l’un des pays où le milieu social influe le plus sur les résultats scolaires avec des effets directs sur l’insertion professionnelle.

Enfin, pour terminer, vous lancez à la fin de votre mandat et à l’aube d’une nouvelle région, un chantier sur le numérique et les jeunes. Si l’objet est louable, nous vous rappelons que vous aviez déjà évoqué une approche de cette thématique pour les jeunes en début de mandat, certes différente et moins aboutie mais une approche totalement abandonnée en cours de route. Dans un esprit constructif, nous avons regardé ce que faisait par exemple la Lorraine en matière de numérique pour les jeunes. Vous trouverez sur le site « Jeunes en Lorraine », une rubrique ma vie en numérique qui recense les actions de la Région Lorraine dans ce domaine notamment sur les pratiques des réseaux, mais aussi, par exemple, un appel à projet orange numérique pour des projets touchant à l’insertion des jeunes dans le monde du numérique. Puis nous avons basculé en Champagne Ardenne qui possède déjà un observatoire jeunesse et multimédia car ils sont également conscients de cet écart entre les usages et les savoirs en matière de numérique et qui développe un certain nombre d’outils comme l’application smartphone Supercapps pour les jeunes de leur région et d’autres projets de médiation numérique. Nous en concluons donc que la page numérique que vous proposez d’écrire pour les jeunes Alsaciens pourra s’appuyer en convergence sur des projets déjà entrepris dans les deux autres régions que nous sommes amenés à rejoindre.

Monsieur le Président, en matière de politique jeunesse, année après année et malgré une forte participation de notre groupe politique notamment en commission, force est de constater que vous êtes resté à la surface des choses et vous êtes donc passé à côté d’une politique jeunesse ambitieuse et stratégique, capable de répondre aux défis de l’avenir. Nous voterons CONTRE ce budget.

INTERVENTION SUR LE BUDGET PRIMITIF DE L’INNOVATION, LA RECHERCHE ET L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE 2015

Monsieur Le Président, Chers collègues,

L’Alsace dispose d’excellents atouts reconnus nationalement et internationalement dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, c’est indéniable et nous en sommes tous fiers. De plus, depuis quelques années, le dispositif régional d’innovation s’est de mieux en mieux structuré. Que ce soit les pôles de compétitivités, les grappes d’entreprises, les CRITT et autres outils régionaux de l’innovation, les choix prioritaires dans le cadre de la S3, la gouvernance refondée de la stratégie régionale d’innovation, tous ces paramètres non exhaustifs n’ont pas suffi à rattraper un retard dans l’implantation de la Recherche & Développement de nos entreprises mais y contribuent fortement.

Puisque nous avons également discuté lors de cette session budgétaire du Schéma Régional de Développement économique, d’innovation et d’internationalisation, nous ne soulignerons que quelques points dans cette explication de vote.

Nous avons constaté des baisses des crédits alloués à l’investissement (-36 %) et au fonctionnement (-26,6 %)des Universités et des Ecoles Supérieures, tout comme le CESER nous pensons que ce choix n’est pas opportun dans le contexte actuel.Nous saluons néanmoins le PACTE ingénieurs qui a permis de combler un retard certain et puis va continuer à soutenir l’ingénierie dans tous les domaines.

Les quatre idées majeures que vous développez sont intéressantes et en effet, les appels à manifestation d’intérêt que vous prévoyez pour 2015 sont indispensables pour l l’usine du futur et l’économie numérique. Pour cette dernière, vous vous étiez engagé en 2010 dans votre programme, à en faire un fleuron en Alsace. L’objectif n’a pas encore été atteint mais ces appels à projets répondent aux nécessaires mutations auxquelles les entreprises doivent faire face pour répondre aux transitions de toute nature et pour ne pas défaillir face à une concurrence désormais mondiale. Dommage qu’ils arrivent si tard… La recherche d’implantations étrangères, pourquoi pas, mais pas au détriment de l’accompagnement sans faille de nos petites, voire très petites et moyennes entreprises locales qui constituent notre tissu économique majoritaire. L’évolution des dispositifs Chèque Innovation et Hommes Ressources sont donc les bienvenus afin qu’ils touchent plus d’entreprises locales.

L’autre point qui nous paraît également important à développer est la dimension Rhin Supérieur et transfrontalière de l’innovation. Elle existe notamment avec Offensive Science, mais mérite d’être encore explorée de manière plus concrète. A ce jour, par exemple, aucun cluster transfrontalier alsacien n’est reconnu. Le triangle d’or de la recherche et de l’innovation du Rhin Supérieur, une formule retrouvée dans votre programme, peut encore trouver des ressorts de développement. Globalement, le chapitre Innovation, recherche et nouvelles technologies présente une baisse de 11, 6 % ce qui est en contradiction avec l’effort prioritaire constant que nous devons être en capacité de déployer pour aider au mieux les entreprises alsaciennes à s’ouvrir à l’innovation.

Nous nous ABSTIENDRONS donc sur ce budget.

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