Cléo Schweitzer

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PARTI SOCIALISTE

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vendredi 26 mai 2017

INTRODUCTION AU DEBAT FEDERAL DU PARTI SOCIALISTE DU HAUT-RHIN

Mes chers camarades,

Je voudrais pour ce conseil fédéral ouvrir un débat crucial. Nous sortons de l’élection présidentielle avec Emmanuel Macron élu Président et un score historiquement faible pour notre candidat Benoît Hamon. Mais nous sortons aussi du quinquennat de François Hollande, socialiste, et d’une période où nous avons su conquérir tous les pouvoirs en France.

Notre parti connaît une tension extrême, la situation est grave car nous sommes menacés de désintégration. Le mot est fort mais il correspond hélas à la réalité. Je ne sais pas si le PS est mort comme le répète régulièrement Manuel Valls car ce n’est pas la première fois que nos connaissons des défaites électorales alors que nous avons été au pouvoir pendant la Veme République (rappelons nous les législatives de 1993, la droite enlève plus de 480 sièges, la gauche 90, ou encore l’épisode douloureux avec Lionel Jospin en 2002). Une fois de plus, nous avons traversé avec difficulté l’exercice du pouvoir tiraillé par nos idéaux anti-capitalistes et la réalité de l’économie de marché mondialisée.

Nous sommes des réformistes ou des progressistes mais tous les socialistes ne mettent pas les curseurs au même niveau de transformation. Sociaux-démocrates et sociaux –libéraux avaient jusqu’à présent réussi à cohabiter au Parti Socialiste depuis le congrès d’Epinay. Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron dans l’échiquier politique, qui finalement incarne cette troisième voie à la Tony Blair, l’affrontement gauche-droite s’estompe au profit d’un clivage entre progressistes et conservateurs, et tous les partis socialistes européens sont ou ont été traversés par ce phénomène. La politique économique de François Hollande est devenue le symbole de ce problème majeur amplifié par son discours du Bourget et de sa phrase « mon ennemie c’est la finance ».

Si toute la gauche européenne est en crise car les politiques sociales-libérales ont creusé les inégalités, la situation de notre parti socialiste est gravissime. Nous ne sommes plus capables de faire la synthèse des approches différentes qui formaient notre parti. L’élection présidentielle et hélas les primaires avant, ont montré que nous sommes désormais écartelés entre la gauche radicale de Mélenchon et Emmanuel Macron. Entre les deux l’espace s’est tellement restreint qu’il faut redouter les résultats aux prochaines élections législatives.

Il nous reste donc à répondre collectivement à une question : voulons-nous refonder notre parti, garder la vieille maison ? Nous devrons y répondre lors d’un congrès que personnellement j’appelle de mes vœux pour l’automne prochain !

mercredi 3 juin 2015

DECLARATION DE CANDIDATURE AU POSTE DE PREMIER SECRETAIRE FEDERAL DU PARTI SOCIALISTE DU HAUT-RHIN

Chers camarades, Chers amis,

Merci d’être là pour ce congrès fédéral et je vous salue chaleureusement toutes et tous …

Rassembler, Rénover, Réussir… Depuis ce matin, ce sont les mots qui occupent mon esprit. Après cet épisode démocratique interne, nous devons désormais revenir à l’essentiel : nous tourner vers la société et défendre nos valeurs de gauche ! Aujourd’hui, les motions A, B, C et D doivent se rassembler et désormais travailler ensemble pour répondre aux problèmes des Français, c’est pour cela que nous faisons de la politique, ne l’oublions pas ! Notre outil, le parti socialiste, doit se rénover. Pendant que nous nous occupons de nos affaires, le monde ne s’est pas arrêté de tourner.

Les crises écologiques, financières, démocratiques sont devant nous et les solutions d’hier ne seront pas forcément adaptées au monde d’aujourd’hui et encore moins à celui de demain. Nous devons nous régénérer, sortir des sentiers battus, innover dans nos pratiques comme dans nos propositions. Si nous ne le faisons pas, dans le Haut-Rhin, comme partout en France et en Europe, nous allons perdre la confiance des citoyens, des sympathisants et des militants. C’est donc une véritable stratégie de reconquête des citoyens que nous devons organiser dès maintenant, en proposant une véritable alternative politique au capitalisme débridé qui détruit notre société et notre monde. L’heure est à l’éco-socialisme, mes chers camarades, et chacun d’entre nous peut contribuer à une nouvelle proposition politique digne du XXIe siècle et d’un développement durable. Enfin réussir, et réussir, c’est obtenir des résultats dans nos politiques et gagner des élections face à la droite même républicaine et contre l’extrême droite.

Mes chers camarades, mes chers amis, il est temps de nous réveiller et de regarder la vraie ligne de front, elle est devant nous, chaque jour dans le quotidien de tous ceux qui luttent pour vivre dignement, voire pour survivre. Elle est à l’horizon des élections régionales où nous devrons porter le fer d’une seule voie, et enfin en 2017 pour regagner les élections présidentielles car je ne veux pas croire que nous laisserons revenir Nicolas Sarkozy ou pire, laisser le Front National déshonorer notre pays.

Car les enseignements de l’histoire doivent nous servir de leçon, alors que notre République vient d’honorer, Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz , Pierre Brossolette et Jean Zay sachons défendre fermement les valeurs qu’ils ont portées, pour lesquelles, ils se sont battus, jusqu’au sacrifice de leur vie pour deux d’entre eux. Comme le disait Germaine Tillion « Notre patrie ne nous est chère qu'à la condition de ne pas devoir lui sacrifier la vérité.»

Ce discours de vérité mes chers camarades, mes chers amis, je viens de le tenir devant vous et c’est pour toutes ces raisons, et beaucoup d’autres, que j’ai l’honneur de vous présenter ce soir ma candidature au poste de 1ère Secrétaire fédérale du Haut-Rhin.