Cléo Schweitzer

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Billet d'humeur

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samedi 14 juin 2014

LETTRE A MANUEL VALLS...

Voici ci-joint ma lettre à Manuel Valls, François Rebsamen et Aurélie Filippeti au sujet des intermittents du spectacle ! fede68_parti-socialiste.fr_20140612_150559.pdf

mercredi 9 avril 2014

Le grand marché transatlantique ou TAFTA (Trans Atlantic Free Trade Agreement)

Vous avez été un certain nombre à me demander ce que je pensais de ce TAFTA. Occupée par ailleurs, je n’avais pas eu le temps de m’y plonger réellement si ce n’est peut-être un parallèle rapide entre le taffetas qui est, au sens premier du terme, un tissu d’armure toile en tissé selon le principe un fil pris, un fil laissé… Un tissage dont les grandes entreprises seraient les petites mains pour mailler un marché libéral mondial…

L’Europe a donc mandaté des négociateurs de la Commission pour préparer deux traités de libre-échange, l’un avec le Canada, l’autre avec les Etats-Unis. Sur la table, droits de douanes, normes et régulation ou plutôt dérégulation. Autant le dire tout de suite, ces négociations n’impliquent pas les citoyens qui sont néanmoins les plus concernés ne seraient ce que en tant que consommateurs… La France y voit un intérêt particulier en espérant avoir un meilleur accès aux marchés publics américains, tandis que l’Allemagne voudrait exporter plus outre-atlantique.

Ce que visent réellement ces traités, c’est de faire tomber des barrières telles que certaines normes, environnementales, sanitaires ou sociales qui régulent la circulation des marchandises, des services et des capitaux. En résumé, tous nos choix politiques du local au national et jusqu’à l’échelle européenne pourraient être remis en cause et attaqués en justice par des multinationales et des pays. Avec un tableau aussi sombre comment expliquer la défense de ces accords par notre gouvernement européen et français. On nous promet 400000 emplois à l’horizon 2027 et une augmentation moyenne de 545 euros de notre revenu d’ici 15 ans… pour certains… Les promesses n’engageant que ceux qui y croient, il vaut mieux étudier le bilan d’un accord similaire comme l’ALENA entre les Américains et Canadiens et le Mexique pour se rendre compte qu’une destruction massive des emplois des deux côtés s’est produite…

Enfin cerise sur le gâteau, une justice privée serait mise en place pour aider les entreprises à augmenter leurs droits. Ce mécanisme s’appellerait investisseur-Etat et permettrait à ces dernières de se faire dédommager si certaines décisions en Europe venaient contrarier leurs possibilités des profits… On croît rêver mais non… Inutile de penser que les Américains et les Canadiens sont les méchants, des entreprises européennes ont déjà, grâce à des mécanismes similaires dans d’autres traités commerciaux, engager des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Egypte… Aux Etats-Unis, des centaines de millions sont versés aux entreprises lorsque des mesures de protections sont prises par le gouvernement fédéral… Les exemples sont nombreux…

La lutte est bien celle de la démocratie contre les multinationales ! Le profit comme valeur dominante, une fois de plus mais non merci !

Nous avons le temps de faire capoter ce projet qui nous imposera tout ce que nous refusons déjà comme les OGM, les gaz de schiste, les viandes aux hormones, les produits chimiques dangereux, une médecine à deux vitesses, la privatisation de l’accès à l’eau, bref la liste est, hélas, déjà trop longue !

mercredi 19 février 2014

POURQUOI IL FAUT SAUVER LE SOLDAT INTERMITTENT DU SPECTACLE !

Très régulièrement l'assaut se profile, d'abord on dit qu'ils sont des privilégiés, ensuite qu'ils coûtent très cher à la société, enfin qu'ils ne sont que des profiteurs d'un système à bout de souffle... Rien d'avant-gardiste, juste les vieux chiffons du MEDEF allègrement mélangés à tous les torchons du moments... Les intermittents du spectacle existent depuis la nuit des temps et heureusement ils ne sont pas prêts de disparaître, mais comment les indemniser ? Leur régime traduit par les annexes 8 et 10 de l'assurance chômage serait déficitaire d'un milliard d'euros. Les annexes 8 et 10 ne sont pas une caisse spécifique, il n’y a pas un régime spécifique d’assurance chômage pour les intermittents. Il y a simplement des annexes au règlement de l’UNEDIC qui fixent des règles spécifiques pour les intermittents. C’est le principe même de la solidarité interprofessionnelle. Par contre, le recours important à l'intérim et aux CDD notamment dans l'industrie et les services produit un déficit de l'ordre de 7 milliards d'euros de l'assurance chômage. Ce sont donc en grande partie les salariés qui paient une organisation du travail qui les précarisent de plus en plus.

Enfin, il faut ajouter les 3,2 milliards d'euros que l'Unedic est contrainte de verser à Pôle Emploi pour un résultat de plus en plus contesté. La dernière enquête atteste qu'à peine 10 % des français lui font confiance pour leur procurer un travail. Une des pistes pour réduire le déficit de l'Unedic, qui est par définition un dispositif contra-cyclique, est de moduler les cotisations patronales en fonction du type de contrat, comme c'est déjà le cas pour l'intermittence et comme l'autorise la loi sur la sécurisation de l'emploi.

Il n'est ni juste ni équitable que l'artisan qui salarie et fidélise ses salariés en CDI paie lemême taux que la grande entreprise qui utilise massivement l'intérim et les CDD de courtes durées de manière récurrente. Ces quelques réflexions portées par un député PS d'Indre et Loire, Jean-Patrik Gille, sont beaucoup proches de la réalité que bon nombre de discours... Mais hélas elles ont déjà été proposées il y a quelques années, sans résultat...

Vice-Président de la Commission des Affaires sociales, Jean-Patrick Gille tient à rappeler les éléments de consensus et ses principales propositions concernant le régime de l'intermittence :

- plafonnement du cumul mensuel rémunération plus indemnisation à 4000 € ce qui ferait déjà une économie de 32 millions d'euros,

- déplafonnement des cotisations assurance chômage, aujourd'hui,un artiste ne cotise que sur les premiers 12 000 € de son contrat

- lutte contre la permittence notamment dans le secteur du cinéma et de l'audiovisuel avec une obligation de proposer un CDI, à chaque salarié qui travaille plus de 600 h et une requalification automatique en CDI à partir de 900 h ;

- lutte contre le travail dissimule ou non déclaré.

lundi 21 janvier 2013

La collectivité territoriale d'Alsace ou comment compliquer la simplification...

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vendredi 4 novembre 2011

SOLIDARITE AVEC LA PRESSE LIBRE !

Contre tous les extrémismes !

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