Cléo Schweitzer

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Billet d'humeur

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mercredi 17 mars 2010

JEAN FERRAT N'EST PLUS...

Disparition d'un poête écologiste visionnaire

Il mérite cette parenthèse car l'essentiel est dit dans sa chanson qui date de 1961...

Restera-t-il un chant d'oiseau ?

Que restera-t-il sur la terre

Dans cinquante ans

On empoisonne les rivières

Les océans

On mange des hydrocarbures

Que sais-je encore

Le Rhône charrie du mercure

Des poissons morts

Refrain : Pour les enfants des temps nouveaux Restera-t-il un chant d'oiseau ?

Le monde a perdu la boussole

Qu'a-t-il gagné

Des plages noires de pétrole

Pour se baigner

L'atome va régner sur terre

Comme un Seigneur

Qu'en ferons-nous c'est une affaire

Qui me fait peur

Refrain :

Pour les enfants des temps nouveaux Restera-t-il un chant d'oiseau ?

A peine le malheur des hommes

Est-il moins grand

Que déjà pourrissent les pommes

Des nouveaux temps

Enfants enfants la terre est ronde

Criez plus fort

Pour que se réveille le monde

S'il n'est pas mort

   Jean Ferrat

mardi 26 janvier 2010

LE MERCURE, UN POISON SILENCIEUX POUR L'HOMME ET SON ENVIRONNEMENT

les enseignes lumineuses contiennent du mercure !

Cet article est le fruit d'une interpellation d'un salarié qui travaille dans une entrerprise d'enseignes lumineuses en Alsace. Ces dernières contiennent du mercure.

Le mercure est dangereux pour la santé, il affecte principalement les fonctions cérébrales et rénales et est soupçonné d'être la cause de certains cancers. Cet élément est d'autant plus toxique qu'il s'évapore facilement et que ses vapeurs sont aisément assimilées par l'organisme. En France, les maladies liées au mercure ont été parmi les premières reconnues comme maladies professionnelles dès 1919. Or à ce jour, des salariés restent exposés et notre environnement n'est pas toujours protégé.

LE RÔLE DE LA MEDECINE DU TRAVAIL

Le décret du 28 juillet 2004, sous la pression du MEDEF, a modifié considérablement l'exercice de la médecine du travail. Désormais, la périodicité de la consultation médicale obligatoire des salariés est de vingt-quatre mois, au lieu de douze, et le plafond du nombre de salariés suivis par un médecin du travail est fixé à 3 300, alors qu'il est en moyenne de 2 700 aujourd'hui. Malgré l'affaire de l'amiante, les moyens alloués à la médecine du travail deviennent insuffisants au regard des missions qui lui sont confiées. Nombre de rapports officiels insistent déjà sur la sous-déclaration des maladies professionnelles en France par rapport aux autres pays européens. Et, il est clair que si les salariés ne voient plus leur médecin du travail qu'une fois tous les deux ans, cela ne va pas améliorer les choses. Cette réforme risque d'accentuer la régression de la prévention et entraîner des conséquences graves pour bon nombre de salariés.

ET NOTRE ENVIRONNEMENT ?

Le mercure rejeté dans les égouts va polluer les eaux et les cours d'eau. Après l'incinération des déchets, il sera diffusé dans l'air ou, encore, après son enfouissement, il va polluer les nappes souterraines. 140 ministres de l'Environnement réunis à Nairobi le 21 février 2009 pour le forum annuel du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) ont pris l’engagement d’élaborer un traité visant à diminuer voire à supprimer à terme l'usage du mercure. Ce revirement a été permis par l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, qui dénonce depuis des années les risques liés à ce métal toxique. Il s’agit donc de substituer, le plus rapidement possible, le mercure pour toutes ses utilisations, sauf si cela reste impossible. Or depuis des décennies, du mercure est rejeté dans les fleuves par les industriels du chlore, il se dépose dans les sédiments, est méthylé par des bactéries puis est incorporé à la chaîne alimentaire dans laquelle il se concentre peu à peu (phénomène de bioamplification). On peut donc s’attendre après le scandale du mercure atmosphérique rejeté par les industries du Chlore, celui des PCB accumulés dans les fleuves, à ce que l'on découvre celui de la pollution des fleuves français au mercure.

La santé de la population et de notre environnement doit enfin passer avant des considérations économiques, c'est la base de la sociale-écologie que je défends au Parti Socialiste. Quant au dossier des enseignes, je le suivrai jusqu'à ce que nous, le salarié et l'élue que je suis, obtenions satisfaction !

lundi 21 septembre 2009

FESSENHEIM, 30 ANS APRES...

fermer Fessenheim, maintenant !

samedi 25 juillet 2009

BONNE NOUVELLE, C'EST BENIN !

fruits et légumes sans pesticides à volonté !

Aujourd'hui, c'est une bonne nouvelle pour N. mais comme l'épidémie de cancers continue, voici quelques conseils de prévention donnés par le Pr Belpomme qui travaille sur ce sujet !

Ne pas fumer !

Boire de l'alcool modérément, privilégier la qualité sur la quantité. Choisir son vin.

Lutter contre le surpoids et consommer des aliments variés

Limiter l'ingestion des graisses animales, préférer les huiles végétales

Manger régulièrement du poisson

Choisir ses aliments

Limiter la consommation de champignons

Ne pas abuser des grillades

Utiliser de l'eau minérale

Pour l'achat de ses aliments, faire confiance aux petits artisans, privilégier les cycles courts de distribution

Apprendre à lire les étiquettes, l'effet néfaste de nombreux aliments

Consommer régulièrement des céréales

Manger chaque jour cinq variétés de fruits ou légumes Consommer des légumes à feuilles, frais et si possible crus. Les consommer après les avoir lavés et correctement épluchés. Ne pas les consommer après avoir attendu plusieurs jours et ne pas les faire trop cuire. Consommer les fruits avec la peau Utiliser largement le réfrigérateur

Manger bio autant que possible Choisir son lieu de vie

Aérer et dépoussiérer son lieu de vie

Limiter l'usage des nettoyants ménagers, déodorisants et parfums d'intérieur

Ne pas s'exposer au soleil, proscrire le bronzage artificiel en cabine Se protéger des radiations électromagnétiques pulsées (REMP) Ne pas abuser des médicaments et limiter le nombre des investigations d'imagerie médicale

Lutter contre le stress Eviter d'avoir de multiples partenaires sexuels Avoir des enfants avant 30 ans

Allaiter le plus longtemps possible son enfant Utiliser avec précaution la pilule contraceptive et traitements substitutifs de la ménopause

Cancers professionnels : la nécessité de protéger les travailleurs

lundi 6 juillet 2009

HADOPI ... acte 3 !

Jamais 2 sans 3 ! Le projet de loi "Création et Internet", ou " loi Hadopi", a été adopté le 12 mai 2009 et censuré par le Conseil Constitutionnel le 10 juin 2009 et devrait tenter une nouvelle percée dans quelques jours à l'occasion d'une belle nuit d'été en présence de quelques députés.

Le "projet de loi Hadopi" tire son nom de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet qu'il instaurera. Cette loi Hadopi contrôlera et punira le cas échéant les internautes qui se livrent au téléchargement illégal.

LE CONCEPT DE RIPOSTE GRADUEE

Lorsqu'un internaute téléchargera illégalement une oeuvre musicale ou cinématographique depuis Internet, il sera rappelé à l'ordre, d'abord par l'envoi de mails d'avertissement puis, en cas de récidive, d'une lettre recommandée, et enfin par la suspension, voire la résiliation de son abonnement Internet. Ce concept existe déjà et est appliqué aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. D'un simple avertissement on arrive à un pouvoir d'exception d'accès à des données personnelles qui n'existe que pour les unités anti-terroriste !

POURQUOI TANT DE HAINE ?

La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise".

La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé tout en sachant qu'aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées !

Si l'abonné est sanctionné par la suspension de son abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'accès. Si le nom du client y figure, l'abonné ne pourra pas s'inscrire.

La répression sur Internet sera évidemmnet un marché privé puisque le repérage des pirates se fera par des sociétés privées. Ce sont en effet les ayants droit et les producteurs qui repèreront les internautes contrevenants sur le Web, qu'ils signaleront à la Hadopi. De telles enquêtes relèvent actuellement de la compétence judiciaire.

HADOPI CENSUREE ET AMENDEE

Le 10 juin 2009, le Conseil constitutionnel censure la coupure d'accès internet par une autorité administrative en cas de téléchargement illégal, ce qui réduit à néant la portée de ce texte. Seuls les juges peuvent décréter une telle coupure d'abonnement, qui entrave le droit de communication inscrit dans la déclaration des droits de l'homme, ont tranché les sages du Palais Royal.

Après la censure du conseil constitutionnel, le texte complétant la loi Hadopi passera en session extraordinaire à l'assemblée nationale le 20 juillet

Il prévoit une procédure judiciaire accélerée, en donnant aux agents Hadopi le pouvoir de constater les infractions, et d'auditionner eux-mêmes les personnes concernées.

De plus, les personnes reconnues coupables d'infractions seront privées pendant un an de connexion internet, avec interdiction de souscrire à un autre abonnement. Ceci sous peine de sanctions allant jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.

Se pose alors la question de comment faire le tri entre celui qui télécharge illégalement et celui qui s'est fait usurper son adresse IP ?

Selon les amendements adoptés tout récemment par le Sénat, le titulaire de l'abonnement, s'il n'est pas l'auteur du téléchargement, pourrait néanmoins encourir une amende de 1500 euros (contravention de 5e classe) éventuellement assortie d'une coupure de son accès à Internet pour une durée maximale d'un mois.

Même si les aspects juridiques sont plus précisés que dans la première version, il reste beaucoup de zones d'ombres sur les aspects techniques qui laissent présager un acte 3 dans l'histoire d'HADOPI... une loi décidément mal ficelée !

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