Cléo Schweitzer

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Questions municipales et communautaires

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mardi 23 septembre 2014

INTERVENTION SUR LE RETOUR DU CONSEIL UNIQUE D'ALSACE FACE A LA REFORME TERRITORIALE

Monsieur Le Maire, chers collègues,

En juin dernier, le président de la Région Alsace Philippe Richert scellait avec Jean-Pierre Masseret, son homologue lorrain, le mariage programmé des deux collectivités. Conformément à la nouvelle carte des Régions réduites par deux, selon la volonté de l'Élysée espérant trouver là un gisement d'économies tout en écrivant une nouvelle page de la décentralisation dans notre pays... Les deux présidents ont donc entamé une démarche de rapprochement que globalement la classe politique alsacienne soutenait tant cela paraissait logique au vu des coopérations qui existent déjà et d’une proximité culturelle indéniable. Pas plus tard que la semaine dernière, ce travail s’est poursuivi avec la rencontre des deux Conseils Economique, Social et Environnemental Régionaux mandatés par leur président respectifs.

Hélas le travail parlementaire durant l’été a modifié cette carte en ajoutant la Champagne-Ardenne. Nous sommes d’accord et nous l’avons exprimé également ce matin au Conseil Régional d’Alsace, que cette fusion à trois est une erreur car nous n’avons rien de commun avec la Champagne Ardennes et le résultat serait un territoire et une collectivité d’une superficie de deux fois la Belgique, un contraste bien trop important avec la situation actuelle et une Alsace qui est la plus petite région de France… La réforme territoriale doit pour être réussie avoir du sens et garantir une cohésion géographique. Cette réforme méritait plus de concertations et nous le reconnaissons bien volontiers.

Sur le fond, nous pensons que la fusion avec la Lorraine est une véritable opportunité. Elle donnerait naissance à une Eurorégion forte de ses 4,5 millions d’habitants, de 100 milliards de PIB et dotée de frontières communes avec quatre autres pays européens tout en optimisant les complémentarités notamment économiques. Le conseil unique d’Alsace que vous préconisez avant tout Mr Rottner et que nous avons tous deux défendu en 2013 au moment du référendum n’est pas la réponse qui permettra à l’Alsace de rebondir économiquement. Car c’est de cela qu’il s’agit véritablement. La réforme territoriale dans son ensemble et dont on peut encore une fois discuter de la méthode se veut être une réponse du gouvernement à un diagnostic largement partagé par les différents partis politiques mais aussi les experts économiques nationaux et internationaux. Rappelons simplement qu’actuellement la puissance moyenne d’intervention par habitant de nos régions françaises est 10 fois inférieure que celle des grandes régions européennes. Je vous renvoie aux nombreux rapports sur le sujet dont le rapport Balladur. L’Alsace était une région riche et industrialisée dans les années 80.

Aujourd’hui, touchée de plein fouet par la crise, notre région est moins riche et le taux de chômage équivalent à la moyenne nationale, contre moins de la moitié il y a seulement 15 ans, notre région est affaiblie par la crise et ses faiblesses structurelles dont sa taille face par exemple au Bad Würtemberg ou au Palatinat. Voila le bilan et la réalité auxquels nous devons tous faire face. Il y a à peine quelques jours, dans la presse nationale, la présidente du pôle de compétitivité Biovalley s’exprimait pour dire combien le périmètre Alsace-Lorraine et même Franche-Comté était pertinent et déjà une réalité, une nécessité pour réussir à dynamiser ce secteur innovant et pour affronter la compétition mondiale.

Alors face à cette fusion à trois dont ni les élus alsaciens ne veulent, pas plus que peut-être les alsaciens, car une pétition n’a pas valeur de référendum, nous proposons de continuer à défendre le projet Alsace-Lorraine tant que le travail parlementaire n’est pas terminé. Il y aura une deuxième lecture au Sénat et surtout à l’Assemblée Nationale, qui aura le dernier mot. Néanmoins, ce matin, les conseils généraux et le conseil régional d’Alsace ont décidé d’adopter un texte commun. Nous avons proposé des amendements qui auraient permis de dire que :

- L’abandon de la création d’une grande région réunissant les territoires d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne au profit de l’Alsace-Lorraine proposé par le gouvernement et soutenu par les présidents des Régions Alsace et Lorraine - La création en Alsace, dans le contexte actuel du projet de loi, dès le prochain renouvellement des assemblées une collectivité territoriale unique issue des actuels départements ainsi que de la Région et dotée d’une capitale régionale l’Eurométropole de Strasbourg. Ces amendements, que nous vous proposons ce soir, auraient l’avantage de permettre de porter ensemble et avec conviction le débat sur l’élargissement régional face au pouvoir central tout en évitant le repli sur soi. Avec notre proposition, les spécificités administratives, religieuses et culturelles seraient pleinement préservées.

La droite alsacienne, y compris le président du Conseil Régional pourtant convaincu de l’intérêt d’un rapprochement avec la Lorraine a choisi d’abandonner cette hypothèse et de ne raisonner que par le conseil unique. Si celui-ci peut incarner une alternative à la fusion avec Champagne-Ardenne, il ne doit pas nous exonérer d’avoir l’ambition d’une ouverture sur le Rhin supérieur comme sur la Lorraine et la Franche-Comté et le territoire de Belfort.

Monsieur le Maire, Nous avons tous l’ambition de préserver notre Alsace, mais en l’occurrence, nous n’avons pas la même stratégie, si vous refusez d’introduire nos amendements comme cela a été le cas ce matin dans les trois assemblées, nous ne pourrons voter cette motion et nous ne participerons pas au vote en solidarité avec le président du Conseil régional lorrain et ses élus qui continuent à se battre pour nous rejoindre dans l’avenir.

vendredi 12 septembre 2014

POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DES MURS PEINTS A MULHOUSE !

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Une tradition à dépoussiérer

Les trompe l’œil de notre Hôtel de ville sont certes admirables depuis 1698, et les allégories représentées d’une gouvernance vertueuse sont plus que jamais d’actualité qu’il s’agisse du courage, de l’espérance, la justice, la prudence, la charité ou la tempérance. D’autres fresques comme celle de la Tour du Bollwerk nous rappellent notre passé médiéval … Plus largement les fresques murales de Mulhouse ont beaucoup représenté, le quotidien ou l’histoire des mulhousiens aux différentes époques traversées.

Un art au service de l’histoire, du présent, de l’avenir

La peinture murale est la première histoire de la peinture et joue un rôle social important. Modeste ou exigeante, accessible à tous, elle permet une invitation à la réflexion, de communiquer avantageusement avec chacun d’entre nous tout en embellissant notre cadre de vie . Comment dès lors ne pas regretter de voir disparaître trop rapidement certaines réalisations de grande qualité qui gagneraient à être découverts par les habitants et les touristes au détour d’une simple promenade ou plus encore d’un circuit permanent et enrichi et renouvelé autour de la thématique des murs peints .

Un musée à ciel ouvert

Il suffit de se promener avec curiosité pour découvrir ça et là, des murs peints qui nous racontent une tranche de vie à grand renfort de gris et de couleurs comme pour nous rappeler le passé de Mulhouse spécialisée dans l’étude de colorants ! Des murs historiques, on déambule vers les murs de la période 1980-2000, commandes privées ou publiques et depuis quelques années, de nouveaux murs peints apparaissent avec le mouvement Street Art sous l’impulsion d’artistes locaux talentueux comme Pierre Fraenkel, Orbit 119 ou encore Ferni pour ne citer qu’eux, sans oublier les nombreux graffitistes et tagueurs locaux, mais aussi d’artistes internationaux invités par des collectifs et association comme Epistrophe. C’est d’ailleurs un artiste espagnol, Borondo, qui a magnifié au mois d’aôut le MUR éphémère rue de la Moselle. Une fois de plus le jeu de couleurs entre le gris et le rouge de Mulhouse, les références à l’architecture rhénane du XVIIIe siècle, un parcours brillant et un talent indéniable de l’artiste, le tout couronné pour la première fois par une performance lors du vernissage, donne à ce mur une peinture de noblesse que l’on aimerait conserver même si la démarche éphémère fait partie du travail… Trop tard, Nicolas Blind et Dominique Poirier sont passés par là comme le prouve la photo de l'article, un travail en duo pour LE MUR en septembre !

Quelle politique néomuraliste à Mulhouse ?

Délaissés pendant quelques années, les muralistes ont à nouveau droit de cité dans la ville et nous nous en réjouissons. Dès lors la question de l’accompagnement de cette pratique culturelle se pose afin de permettre à ce mouvement de s’épanouir pleinement à Mulhouse. Des aspects pratiques comme le graff artistique sur les rideaux de fer des commerçants pour éviter le tag disgracieux qui pourrait être soutenus par la collectivité aux innovations technologiques du numérique pour camoufler des travaux, en passant évidemment par les murs peints, la palette est suffisamment large pour qu’une mise en valeur beaucoup plus développé de nos murs soit pensée dans notre ville. Le mur peint est un mode d’expression où l’esthétique et le social se lient en diverses propositions, à nous d’en refaire une spécificité artistique pour notre ville en innovant par le biais de la commande publique mais aussi privée et coopérative !

lundi 30 décembre 2013

LA M2A AU CHEVET DU SITE PSA DE MULHOUSE

Lors du dernier conseil d'agglomération de l'année, une délibération a particulièrement fait l'objet de débats. Il s'agit du projet "Porte Sud" Afin de réduire ses coûts fixes et renforcer sa compétitivité, PSA a entamé un processus de compactage de son activité, libérant ainsi des ensembles immobiliers et des surfaces foncières. Les collectivités alsaciennes sous forme de société d'économie mixte vont acquérir ces biens avec la répartition suivante : 37 % pour le Conseil Régional 25 % pour le Conseil Général 15 % pour PSA Peugeot Citroen 14 % pour Mulhouse Alsace Agglomération (1 million 400 000 euros) 6 % divers établissements financiers dont la CDC 1 % pour la commune de Rixheim 1 % pour la commune de Sausheim 1 % pour la CCI

les bâtiments concernés sont : mécanique A, mécanique C, mécanique D et un ensemble de bâtiments techniques dans un premier temps pour une surface d'environs 100 000 m2 et pour les voieries et terrains libres 378 350 m2. Pour les bâtiments encore occupés par PSA, l'industriel payera un loyer à la SEMPAT SUD ALSACE

On peut s'étonner de la l'absence du Syndicat d'Ile Napoléon créé à la création de la M2A et qui récupère 10 millions des taxes provenant du site, dépouillant ainsi l'agglomération d'une capacité financière plus importante. Par ailleurs, la pérennité du site n'est pas garantie à ce jour et connaissant les difficultés du groupe, nous devons être vigilants tout en anticipant les éventuelles conséquences d'une disparition du premier employeur privé d'Alsace (environ 8000 salariés) ce qui personne ne souhaite mais que tout le monde redoute ! J'ai voté POUR malgré mes réserves car le même processus est en cours à Sochaux et au vu des événements récents en Bretagne, il est à craindre que le site de Mulhouse devienne la variable d'ajustement. Nous avons néanmoins été plusieurs à demander plus de garantie de l'industriel quant à la préservation des emplois.

mardi 17 septembre 2013

INTERVENTION SUR LES MODIFICATIONS DES INDEMNITES DE FONCTION DES MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL N°1863

Conseil Municipal du 16 septembre 2013

Monsieur le Maire,

Ma question sera brève et simple et c'est vrai la même depuis des années : pourquoi refusez-vous de publier le tableau des indemnités avec la correspondance en euros de nos indemnités ? Ce manque de transparence envers les citoyens n’honore pas la classe politique. La population a le droit de savoir combien gagnent leurs élus. Certes la loi ne précise pas que le tableau obligatoire que vous nous présentez doit intégrer le montant en euros, mais beaucoup de communes le font naturellement, ce qui nous pousse à nous demander pourquoi ce n’est pas le cas à Mulhouse…

INTERVENTION SUR LA CONSTITUTION D’UN GROUPEMENT DE COMMANDE ESPACES VERTS N°1838

Conseil municipal du 16 septembre 2013

Monsieur le Maire, Chers collègues,

De nouvelles pratiques de gestion des espaces verts permettent aujourd’hui de concilier les besoins des citadins et le respect accru de la flore et de la faune locale, ainsi que des démarches favorisant la biodiversité. L’achat de produits et de prestations d’entretien des espaces verts est un moment critique pour favoriser la diffusion de ces nouvelles pratiques. L’entretien des espaces verts est également un domaine intensif en main-d’œuvre et visant des sociétés de service de proximité, et donc particulièrement propice pour développer une politique sociale en intégrant des clauses d’insertion dans les marchés publics. A la lecture de cette convention, nous n’avons pas réussi à cerner votre degré d’exigence aussi bien en matière environnementale que sociale qui devra se traduire dans le cahier des charges. C’est une question importante puisque nous parlons ici d’un marché pour 4 années… Nous vous proposons donc de rajouter dans l’objet la volonté d’intégrer dans cette démarche de regroupement de commandes des objectifs sociaux et environnementaux. La situation sanitaire, avec la présence de nombreux polluants dans notre eau ainsi que le taux de chômage extrêmement élevé le justifierait et permettrait à notre collectivité d’afficher et de réaliser des objectifs plus ambitieux dans ces deux domaines. Nous vous remercions de bien vouloir préciser devant le Conseil si cette aspect était déjà clairement envisagé et si oui de quelle manière et avec quels objectifs.

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