Questions municipales et communautaires
mardi 18 octobre 2011
JE SUIS ELUE MAIS JE N'AI PAS LE DROIT D'ASSISTER A MON CONSEIL DE QUARTIER !
Par Cléo le mardi 18 octobre 2011, 10:52
vendredi 1 avril 2011
Intervention sur l’indemnité unique globale de Mr Bockel à la M2A
Par Cléo le vendredi 1 avril 2011, 09:53
Au Conseil d’agglomération du 25 mars 2011-04-01
Monsieur Le Président, Chers Collègues,
La question des moyens mis à disposition des élus constitue un sujet sensible en démocratie.
En particulier dans un contexte de discrédit du politique… Le faible taux de participation aux cantonales confirme malheureusement mon propos. J’ai posé, lors des commissions réunies, la question de la transparence des frais de représentation envers les habitants de la M2A. Vous nous demandez de voter ce soir, Monsieur le Président, une indemnité unique globale de 10 000 euros pour vos frais de représentation. Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’une fonction d’élu entraîne des dépenses liées à la représentation mais le problème est que le détail des frais engagés ne fait jamais l’objet d’une publication exhaustive et précise comme cela se pratique ailleurs, en Suède ou au Canada par exemple. Pourquoi ne pas mettre en place un tel système à la M2A pour l’ensemble de l’enveloppe qui en 2010 indiquait une somme de 25 000 euros… C’est un débat qui concerne tous les élus, locaux ou nationaux ! Je crois qu’à notre niveau aussi, nous devrions contribuer à l’effort d’économie générale et à l’instauration de plus de transparence dans nos pratiques. Je vous remercie.
Réponse de Jean Marie Bockel : je n’ai rien à cacher, je m’engage à mettre en place un tel système.
mercredi 23 mars 2011
MOTION POUR UNE SORTIE PROGRAMMEE DU NUCLEAIRE présentée au Conseil Municipal de Mulhouse le 21mars 2011
Par Cléo le mercredi 23 mars 2011, 09:38
MOTION POUR UNE SORTIE PROGRAMMEE DU NUCLEAIRE
La catastrophe nucléaire qui s’est déclenché au Japon nous concerne tous. Elle nous interroge sur notre mode de vie, sur les choix politiques passés et à venir. A Mulhouse, nous avons le devoir de nous demander ce qui se passerait en cas de tremblement de terre majeur dans la centrale nucléaire de Fessenheim. Mulhouse est à peine à 30 kilomètres de la plus vieille centrale de France bâtie sur une faille sismique. Installés en contrebas du Grand Canal d’Alsace, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim sont de surcroît exposés au risque de rupture brutale de la digue. Après plus de trente ans de pannes et d’incidents divers, les réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim sont probablement arrivés au-delà de leurs limites. Dangereux par nature, un réacteur nucléaire l'est encore plus lorsqu'il est vieillissant. Malgré les travaux entrepris par EDF qui a reconnu il y a peine quelques années que les normes sismiques actuelles n’avaient pas été prises en compte, la protection des civils ne peut être garantie.
Ni les normes sismiques draconiennes du Japon, ni les technologies parasismiques avancées n'ont pu empêcher la catastrophe nucléaire majeure qui s'y produit actuellement. Le Japon est pourtant le pays le mieux équipé et le mieux préparé au monde pour faire face au risque sismique dans toutes ses dimensions, y compris le tsunami. Le dramatique exemple japonais démontre donc qu'il est totalement impossible de construire des réacteurs nucléaires résistant à un séisme. La seule solution véritable pour se prémunir de ce risque gravissime est de garder une gestion publique de notre parc nucléaire et d'engager le plus rapidement possible un plan de sortie du nucléaire en commençant par fermer la plus vieille centrale de France particulièrement exposée. Un débat publique sur une sortie programmée du nucléaire est souhaitable et la fermeture des plus vieilles centrales, dont Fessenheim, doit être programmée dès à présent. Nous proposons donc au Conseil Municipal, au nom du principe de précaution, de voter cette motion pour l’organisation d’un débat publique et démocratique en France sur l’avenir du nucléaire et pour l’adhésion immédiate de la Ville de Mulhouse, tout comme les villes de Bâle et de Fribourg en Brisgau l’ont déjà fait, au sein de l’association tri-nationale de protection nucléaire qui milite pour la fermeture des plus anciennes centrales situées dans notre bassin de vie rhénan.
dimanche 13 février 2011
QUEL AVENIR POUR L'UNIVERSITE DE HAUTE ALSACE ?
Par Cléo le dimanche 13 février 2011, 19:13
Ce texte a été envoyé à l'Alsace et aux DNA, à ce jour, rien n'a été publié...
Le secteur public de l’enseignement supérieur et de la recherche en France a été largement réformé ces dernières années. Certes, il importait de mieux structurer, pour les rendre plus efficaces et plus visibles internationalement, et donc de rapprocher entre elles les universités, ainsi que les écoles et instituts de recherche, en favorisant leurs coopérations, mise en réseaux… Alors qu’un peu partout dans les régions de France, les universités se regroupent en travaillant sur des projets communs, on peine à deviner l’ombre d’une stratégie pour une université unique d’Alsace. Les deux protagonistes que sont l’Université De Strasbourg et l’Université de Haute Alsace semblent creuser leurs sillons parallèllement sans vraiment qu'il soit possible d'afficher une ambition commune au service de notre territoire et de ses citoyens.
A STRASBOURG, UNE UNIVERSITE UNIQUE POUR UNE NOUVELLE DYNAMIQUE
L’Université De Strasbourg conforte actuellement sa position d’acteur majeur dans le paysage de l’enseignement supérieur hexagonal. Elle a su anticiper l'évolution du paysage de la recherche en fusionnant dès 2009 ses trois universités. Elle a été retenue dans le cadre du plan « CAMPUS » de l’Etat qui représente avec les aides des collectivités locales, un investissement de plus de 450 millions d’euros sur Strasbourg. Enfin à l’issue des premiers résultats des appels à projet « Equipements d’excellence » figurant au programme des Investissements d’Avenir et au titre du Grand Emprunt National, l’Université de Strasbourg voit sa candidature retenue sur cinq dossiers, dont 4 de dimension nationale et un, exclusivement alsacien (UNION), qui se place au carrefour des nanotechnologies, de la physique et de la chimie. Grâce à ce parcours, l'Université de Strasbourg peut raisonnablement prétendre au label "Initiative d'excellence", label qui sera attribué aux meilleurs universités en France. L’ampleur des travaux et des projets est à l’image de l’ambition commune aux universitaires et élus politiques pour l’Université de Strasbourg.
A MULHOUSE, UNE UNIVERSITE INDEPENDANTE MAIS DE PLUS EN PLUS ISOLEE ET FRAGILISEE
L’Université de Haute Alsace quant à elle, peine à afficher une véritable stratégie face à la montée en puissance de quelques pôles universitaires français. Alors qu'une partie des universités a su se fédérer pour répondre à l'appel d'offre "Initiative d'excellence", Mulhouse ne fait partie d'aucun projet. Pourtant ses point forts comme des formations professionnalisantes de qualité, avec un bon taux d’insertion, ou encore des relations tri-nationales privilégiées avec les voisins proches, la Suisse et l’Allemagne sont autant d’atouts complémentaires à valoriser dans le cadre d’un rapprochement avec l’Université de Strasbourg. S’il existe des projets communs aux deux universités en recherche et formation, ces derniers sont plus le fait d’initiatives locales et isolées que d’une réelle volonté politique des exécutifs universitaires. Il devient pourtant urgent et crucial pour la survie de notre université de rentrer dans une dynamique régionale par un rapprochement fort et concret avec Strasbourg comme cela avait été déjà fortement recommandé lors de l'évaluation de l'Université de Haute Alsace par l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement. Dans une ère où la recherche est financée par projets, la visibilité du campus universitaire est une condition incontournable. Aujourd'hui et demain encore plus, Mulhouse aura bien du mal à exister entre l'Université de Strasbourg et Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur de Bourgogne-Franche-Comté.
Face à un Etat qui cherche par tous les moyens à faire des économies, il est évident que les établissements de petites tailles, isolés, sans stratégie convaincante et qui n’obtiendront pas les notes maximale par l'AERES verront leurs moyens diminués. Il faudra alors craindre un effet boule de neige et s’attendre au désengagement de partenaires financeurs publics ou privés comme le CNRS ou encore des industriels. Alors que le contexte politique redécoupe le paysage de la Recherche en France en concentrant les moyens, l’Université de Haute Alsace tarde à démontrer sa capacité à être pro-active dans un projet de rapprochement fort et concret avec l’Université de Strasbourg et menace sa communauté d’une image négative dont elle pourrait fort bien en payer le prix lors de la prochaine évaluation.
EN ALSACE, REUSSIR LE RAPPROCHEMENT DE NOS UNIVERSITES POUR UN VERITABLE PROJET REGIONAL DE LA RECHERCHE, L'INNOVATION ET L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Il y a urgence à mobiliser toutes les énergies et les acteurs concernés par l’avenir de l’université de Haute Alsace, sous peine de la voir perdre progressivement ses composantes de qualité comme son école doctorale, ses Unités Mixtes de Recherche ou encore son offre de formation de niveau Masters. C’est un risque pour le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi pour notre territoire de vie qui avec une université amputée d’une partie de son offre de formation et de ses moyens, perdra en attractivité économique mais aussi sociale et culturelle. Le rapprochement de nos collectivités et des stratégies de développement passe aussi par le rapprochement de nos Universités ! Il est du devoir des élus politiques de sortir l’Université de Haute Alsace de son isolement et d’impulser un projet gagnant-gagnant avec l’Université de Strasbourg… Avant qu’il ne soit trop tard !
Cléo Schweitzer, Alain Fontanel, membre des conseils municipaux de Mulhouse et Strasbourg, conseillers régionaux d'Alsace.
lundi 22 février 2010
QUAND L'URGENCE SOCIALE REJOINT L'URGENCE CLIMATIQUE
Par Cléo le lundi 22 février 2010, 14:12

Alors qu'une augmentation de 9 % du prix du gaz est annoncée pour le mois d'avril, l'hiver long et rigoureux nous rappelle que le chauffage est un poste important dans le budget des ménages.
LA PRECARITE ENERGETIQUE
Phénomène déjà connu et étudié dans plusieurs pays européens, il est responsable d'une surmortalité hivernale. 31 000 décès en Angleterre, 2 000 en Irlande, 8 800 au Portugal, 19 000 en Espagne, 5 700 en Grèce et 27 000 en Italie : voici les chiffres surprenants des décès imputables au froid, selon une étude irlandaise menée à l’échelle européenne. Les pouvoirs publics doivent rapidement progresser dans la prise en compte de ce problème qui génère endettement, stratégies de privation, détérioration de la santé, exclusion sociale, dégradation du logement, etc…
LES FAMILLES MODESTES SONT LES PREMIERES VICTIMES
A Mulhouse, bon nombre de quartiers comme celui du Drouot sont constitués de logements qui consomment plus de 450 kw/m², construits dans les années 1970. Et, de fait, ces logements sont souvent occupés par les ménages les plus modestes. Or, la loi de programme du 13 juillet 2005 et les objectifs européens exigent de diviser par quatre les émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment d’ici 2050. Cet objectif réclame un effort important de réhabilitation du stock de logements. Rénover les logements les plus consommateurs en énergie suppose donc d’apporter une aide aux ménages en situation de précarité énergétique.
L’INSEE a calculé en 2006 que les dépenses les dépenses consacrées par un ménage à son logement, à son chauffage et son éclairage dépassent le quart de leur budget de consommation, soit 25,2 % dont 6,5% uniquement pour l’énergie.
Mais la précarité énergétique peut aussi toucher des ménages qui, sans nécessairement être en situation d’impayé, se restreignent volontairement afin d’alléger le poids de leur facture d’électricité, de gaz ou de fuel. Inutile alors de leur demander en plus d'isoler leur habitat ou d'investir dans l'installation d'énergie renouvelable, une opération financièrement impossible pour la plupart.
MAIS QUE FONT LES COLLECTIVITES LOCALES ,
La lutte contre la précarité énergétique se résume encore trop souvent à la recherche d’une solution aux « impayés ». Or, le soutien financier aux travaux se révèle plus efficace pour éviter les impayés successifs et répondre de façon durable à l'urgence climatique. Aux objectifs de rénovation de l’habitat et du cadre de vie doivent être systématiquement ajoutées des exigences de développement durable, parmi lesquelles l’énergie constitue le point central. Or les habitants de logements sociaux à Mulhouse tardent à voir arriver les travaux d'isolation, ou d'installation de panneaux solaires. Un certain nombre d'outils existent pourtant et des opérations voient le jour comme à Waldner où la rénovation des immeubles a permis la mise en place de panneaux solaires pour la production d'eau chaude.
Il est toutefois regrettable, au vu de la situation financière difficile de nombreux mulhousiens, que Mulhouse Habitat et la Ville de Mulhouse n'accélèrent pas ces opérations en faveur d'une meilleure efficacité énergétique pour ses habitats collectifs en utilisant des outils tels que :
- la commande groupée permettant la négociation de tarifs plus intéressants - le développement avec le secteur bancaire et les entreprises prestataires de financements innovants permettant de pré-financer les investissements en gageant les économies futures : contrats de performance énergétique, services d’efficacité énergétique, certificats d’économie d’énergie, « projets domestiques ».
L'ETAT, UN GRAND ABSENT SUR CETTE QUESTION
Malgré les Grenelle 1 et 2, l'Etat ne s'engage pas sur cette question et se repose sur la loi du marché... une fois de plus... Ne restent donc que les collectivités locales et territoriales pour accompagner les ménages les plus modestes vers une transition énergétique indispensable et urgente dans leur habitat et leur mode de vie ! La liste socialiste de Jacques Bigot sur laquelle je figure et candidate aux élection régionales les 14 et 21 mars prochains s'engage dans cette voie pour la Région Alsace et ses habitants !
« billets précédents - page 1 de 9