Cléo Schweitzer

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Questions municipales et communautaires

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dimanche 14 février 2010

APRES ISSENHEIM, LA PRISON EST PREVUE A LUTTERBACH !

Préservons nos zones agricoles !

L'implantation d'une prison départementale le long de la RD 83 à Issenheim a été abandonnée fin 2009. Devant l'opposition d'un collectif de citoyens et d'élus, des problèmes techniques ont donné un prétexte à l'Agence publique pour l'immobilier de la justice placée sous la tutelle du ministère de la Justice pour abandonner le projet. Depuis, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice et maire de Mulhouse, a confirmé que la future maison d'arrêt départementale sera construite à Lutterbach. D'ici 2015, elle devrait regrouper les détenus colmariens et mulhousiens, aujourd'hui logés dans des établissements vétustes et en plein coeur de ville.

UN SITE IDEAL ?

Le site "est assez idéalement situé, sans problème de voisinage", a souligné Mr Bockel. La nouvelle maison d'arrêt serait prévue pour 400 à 600 détenus et emploierait environ 250 surveillants, a précisé le secrétaire d'Etat. Mais le Président de l'agglomération mulhousienne a "simplement oublié "que cette zone retenue était sur les terres agricoles protégées au SCOT et GERPLAN de Lutterbach, des documents votés par les élus de la région mulhousienne dont moi.

Ces 2 documents interdisent toute urbanisation dans cette ZONE AGRICOLE à protéger, cela reste d'autant plus important de nos jours pour nous autres élus locaux qui défendons la relocalisation d'une agriculture vivrière aux portes des cités. Le projet d'implanter la prison dans cette zone est donc totalement contradictoire avec le SCOT et les grandes orientations exprimées lors de la signature du GERPLAN ( Protection des zones agricoles , des couloirs écologiques , trame verte .....)

Une fois de plus l'écologie est plus facile sur le papier que dans la réalité ... Il faut rajouter au dossier que la desserte indispensable en transport en commun de ce site n'existe pas. Certes, le projet prévoit un arrêt supplémantaire du tram mais ce dernier n'est pas fait et son financement reste à définir.

ET SI ON RECYCLAIT UNE FRICHE INDUSTRIELLE ?

Le choix du site de ce projet est extrêmement important. Pour les familles des détenus qui doivent pouvoir s'y rendre facilement, pour les riverains qui ne doivent pas souffrir de cet environnement, pour tous les acteurs qui travaillent avec le public des détenus en vue de leur réinsertion. L'importance de ce projet en terme de volume rappelle les imposantes batisses industrielles dont notre bassin de vie dispose. Or il est surprenant qu'à ce jour aucune friche industrielle n'ait été préssentie comme exemple de reconversion. Le coût d'une dépollution ne devant pas être un frein dans ce type de projet car chaque occasion qui se présente pour procéder à une dépollution de terrain et donc préserver notre nappe phréatique doit être retenue, ce fut le cas pour le nouvel hotel de police à Mulhouse alors pourquoi pas pour la nouvelle prison départementale ? Une fois de plus l'anticipation en matière de dépollution aurait permis une reconversion à moindre frais...

Il est temps de mettre autour de la table les partenaires, et de chercher ensemble le site, non pas idéal, car il n'existe probablement pas, mais la meilleure solution pour toute la société ! Il est temps aussi de respecter le travail des élus et des techniciens qui oeuvrent pour la sauvegarde des espaces naturels et agricoles en Alsace !

dimanche 7 février 2010

INTERVENTION SUR L'AUGMENTATION DES INDEMNITES AU CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE

Monsieur Le Maire,

Toute délibération du conseil municipal concernant les indemnités de fonction d'un ou de plusieurs de ses membres est accompagnée d'un tableau annexe récapitulant l'ensemble des indemnités allouées aux membres du conseil municipal. Voilà ce que l'on peut lire dans le Code Général des Collectivités Territoriales.

Alors certes, vous respectez la loi, déficiente à nos yeux, mais pas le principe de transparence qui voudrait que vous affichiez les montants en euros afin que tout citoyen désireux de s'informer sur cette question puisse réellement le faire. Pire, ce tableau récapitulatif permet notamment de contrôler si l’enveloppe globale légalement allouable à l’ensemble des élus de la commune n’est pas dépassée. Avouez que le tableau présenté sous cette forme reste opaque et ne facilite pas le travail... Pour autant ce travail nous l'avons fait, il faut savoir que l'enveloppe annuelle des indemnités versées aux élus dépasse les 740 000 euros avec à la clé, une augmentation de 5 % ! Bref, il est clair que contrairement à ce que vous m'avez répondu lors du vote des indemnités de la communauté d'agglomération, votre périmètre soi-disant constant des dépenses est en constante évolution...

Or la presse rappelait il y a quelques jours que 7 revenus sur 10 du quartier drouot se situaient sous le seuil des bas revenus, nous pensons donc qu'il est véritablement indécent d'augmenter les indemnités alors que tant de gens ont du mal à survivre dans notre ville. Nous avons noté par ailleurs que les indemnités de Mr Rottner passe de 66 % à 141 % . Or vos indemnités, Mr le Maire, ne baissent pas, devons-nous donc considérer que les Mulhousiens auront désormais deux maires où que nous assistons à une véritable passation de pouvoir ? Autre détail de ce tableau, nous notons que Madame Striffler garde une indemnité de 20 % avec une délégation aux affaires européennes alors qu'elle vient de suggérer publiquement de déménager le parlement européen à Bruxelles (L'Alsace du 30 janvier 2010), nous laissons les alsaciens apprécier les déclarations de la représentante de la Gauche Moderne au parlement... mais nous ne sommes pas sûrs que cette délégation à Mulhouse soit vraiment justifiée.

Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas ces indemnités dont nous ne remettons pas en question le principe lorsqu'elles sont justifiées mais qui traduisent ici des tractations politiciennes que nous ne cautionnerons pas.

mardi 5 janvier 2010

M2A EN ORBITE !

Lundi 4 janvier 2010, Jean-Marie Bockel est devenu le premier président de la Mulhouse Alsace Agglomération.

Voici mon intervention concernant les indemnités votées pas à l'unisson car 70 conseillers sur les 194 ne les ont pas votées !

Monsieur le Président,

Concernant les indemnités pour les membres du bureau, votre proposition soulève une question d'ethique.

En effet, vous nous proposez ce soir de voter des indemnités pour des mandats aujourd'hui disparus, par exemple,mais il y en a d'autres, le président du SITRAM conserverait son indemnité alors que ce syndicat disparaît par le fait même de la création de la M2A. Une indemnité qui se rajoute à ses autres indemnités de vice-président et d'adjoint... en clair vous nous proposez de maintenir des indemnités alors que les fonctions ont disparus... cela pose problème et s'inscrit dans les abus relevés régulièrement par les chambres régionales des comptes dans un contexte de flambée de l’indemnisation des élus intercommunaux, une flambée rendue possible par la multiplication des structures intercommunales et des dispositifs d’indemnisation assez laxistes.

Je crois qu'il faut rappeler que le régime des indemnités des élus locaux repose depuis toujours sur le principe traditionnel de gratuité, même si des dispositions prévoient « le versement d’indemnités de fonction couvrant les frais occasionnés par l’exercice du mandat. »

Alors que que l'on nous parle de crise, d'efforts, qu'on nous demande de travailler plus pour gagner plus, voilà un très mauvais exemple pour nos concitoyens. Vous avez choisis d'additionner les indemnités même si la fonction a disparu, ce qui frise l'indécence, plutôt que de repenser un système plus égalitaire. Le résultat est une grande disparité dans les traitements des 53 vice-présidents allant de 72, 45 % à 19, 50 % de l'indice. Le tout avec un tableau opaque comme toujours qui mériterait d'être présentée en euros sous nos yeux et sur le site de la M2A. Cet abus porte préjudice à l’ensemble des élus locaux dont on ne soulignera jamais assez le dévouement envers la chose publique.

C'est pourquoi et afin de permettre à chaque conseiller communautaire de voter sereinement et en son âme et conscience, je vous demande donc, soit de supprimer ces indemnités, soit si vous décidez de les maintenir, de nous faire part des vice-présidences concernées afin de permettre un vote dans la plus grande transparence.

Personnellement et j'espère que de nombreux conseillers seront d'accord avec moi, je ne peux voter un tel dispositif.

mercredi 16 décembre 2009

Le TGV Rhin Rhône et le Shunt de Mulhouse pour les nuls

le tracé du TGV Rhin-Rhône

Le TGV Rhin-Rhône a été défini comme une étoile à trois branches (Est, Ouest et Sud). C’est comme tel qu’il a été inscrit au schéma directeur national des liaisons ferroviaires à grande vitesse adopté par le Comité interministériel d’aménagement du territoire du 14 mai 1991 et approuvé par décret du 1er avril 1992. La branche Est (Mulhouse-Dijon) combine une double fonctionnalité Nord-Sud et Est-Ouest.

Le chantier avance...

Le 11 décembre 2011, la branche Est de la LGV Rhin-Rhône sera inaugurée. Il est vrai que le contexte fut difficile au démarrage du chantier : météo défavorable, hausse des prix des matières premières et difficultés d’approvisionnement. Malgré cela le calendrier sera respecté et les travaux de génie civil s’achèveront en début d’année, notamment au niveau du viaduc de la savoureuse. Sur cet ouvrage, le plus long de la ligne, les travaux de finition (peinture, remise en état du site) continueront jusqu’en avril 2010 et c’est en juin que la pose des rails devrait intervenir. Pour suivre de près l'avancée des travaux rien de mieux qu'un petit tour sur le blog de TGV Rhin Rhône plein d'infos et de photos magnifique notamment du viaduc de la Savoureuse !

Et Mulhouse dans tout ça ?

Le Conseil Régional d'Alsace et sa majorité de droite ont décidé de financer ces quelques 120 mètres de nouvelles voies qui coûteront 40 millions à notre collectivité, permettant ainsi à un certain nombre de TGV de ne pas s'arrêter à Mulhouse. Une politique anti-commerciale dénoncée par la SNCF en janvier 2009... qui rajoute que si le shunt se fait, "il obligera mécaniquement la SNCF à créer un arrêt à Besançon pour compenser au moins partiellement le manque à gagner consécutif au non arrêt à Mulhouse". Le shunt court consiste en un raccordement direct des lignes existantes Strasbourg-Mulhouse et Mulhouse-Belfort près de la gare de Mulhouse. Il permettrait aux trains directs Strasbourg-Lyon d’éviter le passage en gare de Mulhouse qui nécessite un rebroussement.

Avec une ligne nouvelle entre Belfort et Mulhouse ce passage direct est opéré par la connexion de la ligne nouvelle à la ligne classique Strasbourg-Mulhouse à hauteur de Lutterbach.

Le shunt court de Mulhouse qui pourrait se substituer à la 2e phase de la branche Est, une solution à minima puisque le gain de temps serait de 8 minutes seulement entre Strasbourg et Lyon contre 3 fois plus avec une LGV prolongée jusqu'à Lutterbach (entre Paris et Mulhouse 15 minutes serait gagnées). Comme le souligne l'association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée, au regard des 25 minutes gagnées sur l'axe nord-sud, ce tronçon peut se définir comme la première tranche de la branche sud, il est donc important de réaliser la branche Est dans son intégralité, d’autant plus que la DUP n’est valable que jusqu’en 2012.

L'argument préféré des défenseurs du shunt est son utilisation pour le fret. Mais peut-on vraiment croire que cet aménagement va relancer une politique de fret qui, si elle devient indispensable, reste toujours aussi décevante et alors même que l'on complique singulièrement le fret sur la ligne de Kruth avec l'arrivée du Tram-Train...

En conclusion il semble toujours aussi contreproductif pour Mulhouse et son agglomération de défendre un shunt à 40 millions dont la date d'exploitation est prévue en juin 2012 et dont le principal bénéfice est véritablement de reporter à 2030 ou plus loin la réalisation de la deuxième tranche du TGV Rhin-Rhône.

dimanche 22 novembre 2009

UN BLOG SUR LA VIE D'UN JARDIN FAMILIAL DE MULHOUSE !

jardiner sans pesticides c'est possible !

Les jardins familiaux sont une institution à Mulhouse. Ils sont gérés par l'association "Les amis des jardins familiaux de la Ville de Mulhouse". Tous les membres du conseil d'administration ont un jardin parmi les 1000 jardins de la ville répartis sur 13 sites. Afin de gérer au mieux ce trésor, la Ville alloue une subvention annuelle de 13 500 euros. Chaque locataire de jardin mettra pour son lopin de terre et son cabanon construit par les soins de l'association, environ 100 euros par an, la consommation d'eau étant facturée à part grâce à des compteurs sectoriels.

QUELLE POLITIQUE MUNICIPALE SUR LA QUESTION DES JARDINS FAMILIAUX ?

Depuis qu'elle a délégué sa gestion à l'association, la Ville n'a plus exprimé de volonté politique sur cette question. Or ces jardins considérés comme nourriciers pourraient devenir très vite le symbole d'une volonté réelle de lutte contre la pollution liée aux pesticides. Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !

Invitée à la dernière assemblée générale, j'ai constaté que si une réelle prise de conscience existait, aucune mesure concrête n'a été votée dans le sens d'un jardinage plus écologique. Dans le même esprit, j'ai demandé à plusieurs reprises au Maire de prendre un arrêté municipal interdisant l'utilisation des pesticides sur la voie publique et dans les jardins familiaux. Cette décision accompagnée d'un véritable travail pédagogique mené sur l'ensemble des jardins serait un véritable gage de développement durable dans notre ville.

GRACE À INTERNET, LA VIE D'UN JARDIN FAMILIAL AU FIL DES SAISONS !

Comme souvent, l'action citoyenne de la base fait bouger les choses. De plus en plus de jardiniers dénoncent l'utilisation de Round Up dans les jardins de la ville et défendent des méthodes plus écologiques. Ainsi au Riesthal, un jardinier particulièrement talentueux met en pratique cette approche tout en essayant de dépoussiérer l'association "Les amis des jardins familiaux". La mise en ligne d'un blog d'un membre des jardins familiaux mulhousien nous permet de suivre ce combat et de le soutenir... en attendant la semaine pour les alternatives aux pesticides en mars 2010 et l'assemblée générale de l'association !

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