Cléo Schweitzer

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 1 mars 2010

SOIREE DEBAT A MULHOUSE DANS LE CADRE DES ELECTIONS REGIONALES EN ALSACE !

Un débat qui s'annonce passionnant !

lundi 22 février 2010

QUAND L'URGENCE SOCIALE REJOINT L'URGENCE CLIMATIQUE

Panneaux solaires et isolation pour faire baisser les factures !

Alors qu'une augmentation de 9 % du prix du gaz est annoncée pour le mois d'avril, l'hiver long et rigoureux nous rappelle que le chauffage est un poste important dans le budget des ménages.

LA PRECARITE ENERGETIQUE

Phénomène déjà connu et étudié dans plusieurs pays européens, il est responsable d'une surmortalité hivernale. 31 000 décès en Angleterre, 2 000 en Irlande, 8 800 au Portugal, 19 000 en Espagne, 5 700 en Grèce et 27 000 en Italie : voici les chiffres surprenants des décès imputables au froid, selon une étude irlandaise menée à l’échelle européenne. Les pouvoirs publics doivent rapidement progresser dans la prise en compte de ce problème qui génère endettement, stratégies de privation, détérioration de la santé, exclusion sociale, dégradation du logement, etc…

LES FAMILLES MODESTES SONT LES PREMIERES VICTIMES

A Mulhouse, bon nombre de quartiers comme celui du Drouot sont constitués de logements qui consomment plus de 450 kw/m², construits dans les années 1970. Et, de fait, ces logements sont souvent occupés par les ménages les plus modestes. Or, la loi de programme du 13 juillet 2005 et les objectifs européens exigent de diviser par quatre les émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment d’ici 2050. Cet objectif réclame un effort important de réhabilitation du stock de logements. Rénover les logements les plus consommateurs en énergie suppose donc d’apporter une aide aux ménages en situation de précarité énergétique.

L’INSEE a calculé en 2006 que les dépenses les dépenses consacrées par un ménage à son logement, à son chauffage et son éclairage dépassent le quart de leur budget de consommation, soit 25,2 % dont 6,5% uniquement pour l’énergie.

Mais la précarité énergétique peut aussi toucher des ménages qui, sans nécessairement être en situation d’impayé, se restreignent volontairement afin d’alléger le poids de leur facture d’électricité, de gaz ou de fuel. Inutile alors de leur demander en plus d'isoler leur habitat ou d'investir dans l'installation d'énergie renouvelable, une opération financièrement impossible pour la plupart.

MAIS QUE FONT LES COLLECTIVITES LOCALES ,

La lutte contre la précarité énergétique se résume encore trop souvent à la recherche d’une solution aux « impayés ». Or, le soutien financier aux travaux se révèle plus efficace pour éviter les impayés successifs et répondre de façon durable à l'urgence climatique. Aux objectifs de rénovation de l’habitat et du cadre de vie doivent être systématiquement ajoutées des exigences de développement durable, parmi lesquelles l’énergie constitue le point central. Or les habitants de logements sociaux à Mulhouse tardent à voir arriver les travaux d'isolation, ou d'installation de panneaux solaires. Un certain nombre d'outils existent pourtant et des opérations voient le jour comme à Waldner où la rénovation des immeubles a permis la mise en place de panneaux solaires pour la production d'eau chaude.

Il est toutefois regrettable, au vu de la situation financière difficile de nombreux mulhousiens, que Mulhouse Habitat et la Ville de Mulhouse n'accélèrent pas ces opérations en faveur d'une meilleure efficacité énergétique pour ses habitats collectifs en utilisant des outils tels que :

- la commande groupée permettant la négociation de tarifs plus intéressants - le développement avec le secteur bancaire et les entreprises prestataires de financements innovants permettant de pré-financer les investissements en gageant les économies futures : contrats de performance énergétique, services d’efficacité énergétique, certificats d’économie d’énergie, « projets domestiques ».

L'ETAT, UN GRAND ABSENT SUR CETTE QUESTION

Malgré les Grenelle 1 et 2, l'Etat ne s'engage pas sur cette question et se repose sur la loi du marché... une fois de plus... Ne restent donc que les collectivités locales et territoriales pour accompagner les ménages les plus modestes vers une transition énergétique indispensable et urgente dans leur habitat et leur mode de vie ! La liste socialiste de Jacques Bigot sur laquelle je figure et candidate aux élection régionales les 14 et 21 mars prochains s'engage dans cette voie pour la Région Alsace et ses habitants !

dimanche 14 février 2010

APRES ISSENHEIM, LA PRISON EST PREVUE A LUTTERBACH !

Préservons nos zones agricoles !

L'implantation d'une prison départementale le long de la RD 83 à Issenheim a été abandonnée fin 2009. Devant l'opposition d'un collectif de citoyens et d'élus, des problèmes techniques ont donné un prétexte à l'Agence publique pour l'immobilier de la justice placée sous la tutelle du ministère de la Justice pour abandonner le projet. Depuis, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice et maire de Mulhouse, a confirmé que la future maison d'arrêt départementale sera construite à Lutterbach. D'ici 2015, elle devrait regrouper les détenus colmariens et mulhousiens, aujourd'hui logés dans des établissements vétustes et en plein coeur de ville.

UN SITE IDEAL ?

Le site "est assez idéalement situé, sans problème de voisinage", a souligné Mr Bockel. La nouvelle maison d'arrêt serait prévue pour 400 à 600 détenus et emploierait environ 250 surveillants, a précisé le secrétaire d'Etat. Mais le Président de l'agglomération mulhousienne a "simplement oublié "que cette zone retenue était sur les terres agricoles protégées au SCOT et GERPLAN de Lutterbach, des documents votés par les élus de la région mulhousienne dont moi.

Ces 2 documents interdisent toute urbanisation dans cette ZONE AGRICOLE à protéger, cela reste d'autant plus important de nos jours pour nous autres élus locaux qui défendons la relocalisation d'une agriculture vivrière aux portes des cités. Le projet d'implanter la prison dans cette zone est donc totalement contradictoire avec le SCOT et les grandes orientations exprimées lors de la signature du GERPLAN ( Protection des zones agricoles , des couloirs écologiques , trame verte .....)

Une fois de plus l'écologie est plus facile sur le papier que dans la réalité ... Il faut rajouter au dossier que la desserte indispensable en transport en commun de ce site n'existe pas. Certes, le projet prévoit un arrêt supplémantaire du tram mais ce dernier n'est pas fait et son financement reste à définir.

ET SI ON RECYCLAIT UNE FRICHE INDUSTRIELLE ?

Le choix du site de ce projet est extrêmement important. Pour les familles des détenus qui doivent pouvoir s'y rendre facilement, pour les riverains qui ne doivent pas souffrir de cet environnement, pour tous les acteurs qui travaillent avec le public des détenus en vue de leur réinsertion. L'importance de ce projet en terme de volume rappelle les imposantes batisses industrielles dont notre bassin de vie dispose. Or il est surprenant qu'à ce jour aucune friche industrielle n'ait été préssentie comme exemple de reconversion. Le coût d'une dépollution ne devant pas être un frein dans ce type de projet car chaque occasion qui se présente pour procéder à une dépollution de terrain et donc préserver notre nappe phréatique doit être retenue, ce fut le cas pour le nouvel hotel de police à Mulhouse alors pourquoi pas pour la nouvelle prison départementale ? Une fois de plus l'anticipation en matière de dépollution aurait permis une reconversion à moindre frais...

Il est temps de mettre autour de la table les partenaires, et de chercher ensemble le site, non pas idéal, car il n'existe probablement pas, mais la meilleure solution pour toute la société ! Il est temps aussi de respecter le travail des élus et des techniciens qui oeuvrent pour la sauvegarde des espaces naturels et agricoles en Alsace !

mardi 9 février 2010

MARTINE AUBRY FAIT FACE A LA MONTEE DU CHOMAGE EN ALSACE !

Jacques Bigot, Martine Aubry et Antoine Homé face aux syndicalistes

Martine Aubry est venue en Alsace dans le cadre des élections régionales 2010. En présence de Jacques Bigot, Antoîne Homé, des élus comme Patricia Schillinger ou Jo Spiegel, de nombreux colistiers et moi-même, une rencontre avec de nombreux représentants syndicaux d'entreprises qui licencient ainsi que ceux de l'AFPA.

Ces délocalisations qui détruisent nos emplois

Le textile a été l'un des premiers secteurs à être victime de ce phénomène. L'Alsace a d'ailleurs payé un lourd tribut, elle qui avait particulièrement dans le Haut-Rhin, développé cette industrie. Selon la fédération CFE-CGC-Unsa des télécoms, entre 1998 et 2008, le secteur des télécommunications a perdu 28.000 emplois, soit près de un sur cinq ... Le secteur de l'automobile n'est pas en reste même si pour l'instant le site de Peugeot Mulhouse a été relativement épargné. Il est vrai qu'il y a eu de l'argent public pour les deux groupes Renault et Peugeot–Citroën mais rappelons qu’entre 2000 et 2007 près de 20 000 emplois avaient déjà été supprimés chez les constructeurs et 14 000 chez les équipementiers. Les plans sociaux évidemment se poursuivent et la délocalisation d'une partie de la production chez Peugeot avec sa Dacia en Pologne a succédé à celle de Renault avec sa Logan en Roumanie.

La logique est simple et planétaire

Le mot maître est le profit, un syndicaliste disait ce matin à Martine Aubry avec beaucoup d'émotion, combien le monde du travail s'était déshumanisé. Les pertes d'emplois que connaissent les salariés de Clariant, Hymmer et toutes les autres entreprises qui étaient présentes ce matin sont planifiées dans un cadre de stratégie de groupe afin de dégager le profit maximum.

Des réponses nationales et régionales

Ce sont donc les secteurs industriels à forte concentration de main d'œuvre à faible qualification qui sont touchés par les délocalisations. Jacques Bigot a souligné très justement que la Région pouvait intervenir sur le niveau global de qualification en Alsace grâce à la compétence formation et lycées. Les emplois proposés en France évoluent : on assiste à une disparition des emplois peu qualifiés mais à une augmentation des emplois cadres. L'internationalisation des entreprises se traduit par un renforcement de l'activité amont, comme le marketing, la finance et la recherche, les efforts d'accompagnement réalisés sont trop faibles tout comme l'investissement dans l'innovation. La Région Alsace et son Université a une carte à jouer !

Martine Aubry apporte la réponse nationale : favoriser les PME et petits artisans véritables créateurs d’emplois, supprimer les niches et boucliers fiscaux, adopter une fiscalité différente suivant les entreprises qui ré-investissent leurs bénéfices dans la recherche et la promotion de l’entreprise par rapport à celles qui ne pensent qu’à la redistributions des bénéfices aux actionnaires. Enfin, anticiper et travailler en tant que Région avec le tissu économique dans le cadre d'un plan régional de développement économique qui sécurise le parcours professionnel des salariés, une évidence pourtant mal explorée jusqu'à présent en Alsace !

dimanche 7 février 2010

INTERVENTION SUR L'AUGMENTATION DES INDEMNITES AU CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE

Monsieur Le Maire,

Toute délibération du conseil municipal concernant les indemnités de fonction d'un ou de plusieurs de ses membres est accompagnée d'un tableau annexe récapitulant l'ensemble des indemnités allouées aux membres du conseil municipal. Voilà ce que l'on peut lire dans le Code Général des Collectivités Territoriales.

Alors certes, vous respectez la loi, déficiente à nos yeux, mais pas le principe de transparence qui voudrait que vous affichiez les montants en euros afin que tout citoyen désireux de s'informer sur cette question puisse réellement le faire. Pire, ce tableau récapitulatif permet notamment de contrôler si l’enveloppe globale légalement allouable à l’ensemble des élus de la commune n’est pas dépassée. Avouez que le tableau présenté sous cette forme reste opaque et ne facilite pas le travail... Pour autant ce travail nous l'avons fait, il faut savoir que l'enveloppe annuelle des indemnités versées aux élus dépasse les 740 000 euros avec à la clé, une augmentation de 5 % ! Bref, il est clair que contrairement à ce que vous m'avez répondu lors du vote des indemnités de la communauté d'agglomération, votre périmètre soi-disant constant des dépenses est en constante évolution...

Or la presse rappelait il y a quelques jours que 7 revenus sur 10 du quartier drouot se situaient sous le seuil des bas revenus, nous pensons donc qu'il est véritablement indécent d'augmenter les indemnités alors que tant de gens ont du mal à survivre dans notre ville. Nous avons noté par ailleurs que les indemnités de Mr Rottner passe de 66 % à 141 % . Or vos indemnités, Mr le Maire, ne baissent pas, devons-nous donc considérer que les Mulhousiens auront désormais deux maires où que nous assistons à une véritable passation de pouvoir ? Autre détail de ce tableau, nous notons que Madame Striffler garde une indemnité de 20 % avec une délégation aux affaires européennes alors qu'elle vient de suggérer publiquement de déménager le parlement européen à Bruxelles (L'Alsace du 30 janvier 2010), nous laissons les alsaciens apprécier les déclarations de la représentante de la Gauche Moderne au parlement... mais nous ne sommes pas sûrs que cette délégation à Mulhouse soit vraiment justifiée.

Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas ces indemnités dont nous ne remettons pas en question le principe lorsqu'elles sont justifiées mais qui traduisent ici des tractations politiciennes que nous ne cautionnerons pas.

- page 2 de 30 -