Cléo Schweitzer

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samedi 8 octobre 2011

STOCAMINE, UNE BOMBE A RETARDEMENT...

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jeudi 6 octobre 2011

BULLETIN D'INFORMATION n°2 CONSEIL REGIONAL

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mardi 13 septembre 2011

INTERVENTION AU CONSEIL REGIONAL LORS DU DEBAT SUR LE CONSEIL UNIQUE

Monsieur Le Président, Chers Collègues,

Ce débat est l’occasion de répondre aux questions essentielles pour la cohésion de notre territoire, l’Alsace. Que doit assurer l’Etat pour garantir l’intérêt général et que peut assumer l’élu local en vue d’une gestion efficace au plus près du citoyen ? On peut choisir aujourd’hui de rester en dehors de la question nationale mais il fallait néanmoins rappeler le contexte de désengagement de l’Etat dans les services publics et rappeler à quel point les collectivités territoriales, aujourd’hui en danger parce que étranglées financièrement, sont importantes pour la vie quotidienne des alsaciens comme pour tous les français. La RGPP a des conséquences très fortes et négatives sur la vie des communes et en particulier des petites villes lorsqu’elles assurent une fonction de centralité au sein de leur bassin de vie. Il y a un vrai « effet domino » auquel sont confrontés les bassins de vie qui voient disparaitre des services publics. L’Alsace n’est pas épargnée par ces problématiques et le débat sur un conseil d’Alsace ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Néanmoins la petite taille de notre Région doit et l’évolution de la carte des intercommunalités peut nous inciter à penser une nouvelle organisation. Néanmoins ne perdons pas de vue que la réforme des collectivités en France aura un coût, y compris en Alsace, un coût qu’il faudra bien mettre en relation avec les véritables avancées à l’arrivée, quelles soient démocratiques ou financières.

En tant qu’élue mulhousienne, je m’interroge sur la place des agglomérations comme celle de Mulhouse par exemple dans un nouveau paysage institutionnel alsacien. Dans le cadre de Mulhouse Alsace Agglomération, nous mettons actuellement en commun les compétences stratégiques des communes et un véritable travail autour d’un projet communautaire est engagé. Bien sûr le montage presque caricatural de notre agglomération avec ses 52 vices-présidents n’est pas un gage d’efficacité mais heureusement l’évolution sera au rendez-vous aux prochaines élections avec notamment l’élection au suffrage universel direct… L’intercommunalité étant en passe d’être achevée en Alsace, il est légitime de penser que les nouvelles structures auront également dans les prochains temps de nouvelles compétences, et que les élus utiliseront comme nous souhaitons le faire aujourd’hui, des espaces de libertés qu’une vraie décentralisation doit laisser. Je pense par exemple, à une délégation de la compétence sociale du Conseil Général du Haut-Rhin à la M2A ; Cette dernière pouvant ainsi endosser la partie stratégique et laisser aux communes la partie liée à la gestion. C’est sur cette base que pourrait également être réaménagée la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités tout en renforçant la notion de « chef de file » Il me semble qu’une des clés de réussite d’une réorganisation institutionnelle en Alsace passe par la place des agglomérations et des intercommunalités dans la nouvelle gouvernance avec une priorité aux circuits courts de décisions chez les élus comme dans l’administration. C’est la réponse au défi de la proximité, à la question de la représentativité des territoires conforme à nos bassins de vie, on peut d’ailleurs se demander pourquoi persister dans un redécoupage de cantons pour l’élection des prochains conseillers territoriaux alors qu’ils se dessinent naturellement grâce à l’achèvement de l’intercommunalité.

Par ailleurs, la question de la métropole Strasbourgeoise doit nous interpeller dans notre réflexion. Elle engendrera d’une part une force pour l’Alsace avec une capacité à rivaliser en puissance et en notoriété avec ses concurrentes européennes mais elle engendrera aussi un déséquilibre dans notre région. L’une des réponses à ce déséquilibre pourrait être un pôle métropolitain fort avec Mulhouse avec des projets et des actions communs, comme c’est le cas maintenant pour nos universités, mais demain cela pourrait être vrai pour le tourisme, les transports, ou encore la culture et les nouvelles technologies. Une autre réponse serait une implantation symbolique du Conseil unique d’Alsace renforcé par de nouvelles compétences à Mulhouse... ou en tout cas dans le Haut-Rhin ! Monsieur Le Président, Chers collègues, La construction d’un Conseil d’Alsace se fera avant tout à partir de nos territoires de vie, et à partir des citoyens et des projets qu’ils portent. Les territoires gagnants sont ceux qui seront capables de développer harmonieusement à la fois des pôles de compétitivité et des pôles de qualité de vie. Cela suppose un échelon régional fort et un échelon local performant et exclue évidemment tout immobilisme ou calcul politicien.

dimanche 3 juillet 2011

INTERVENTION SUR LE SPECTACLE VIVANT AU CONSEIL REGIONAL D'ALSACE

AJUSTEMENT DE LA POLITIQUE REGIONALE EN FAVEUR DU SPECTACLE VIVANT

Monsieur Le Président, Chers collègues,

Lors de notre intervention sur la culture lors de la séance budgétaire, nous dénoncions la baisse de 8,4 % de son budget alors qu’un certain nombre de questions de fond se posent aujourd’hui au spectacle vivant : l’emploi et la formation bien entendu, mais aussi la mutualisation des moyens, la mise en réseau des acteurs, la problématique de la diffusion infra et extra régionale.

Si nous soutenons l’élargissement d’un dispositif aux bénéfices des SCOP, dont le nombre est relativement restreint en Alsace, vous nous proposez par ailleurs un certain nombre de nouveaux critères qui vont restreindre l’accès à d’autres dispositifs. Avec le risque d’étouffer un peu plus le spectacle vivant dès lors qu’il ne pourra pas s’appuyer sur une collectivité locale qui aura les moyens ou la volonté d’accompagner les porteurs de projet. L’application des nouvelles règles dans certains cas reviendra à baisser de manière substantielle la subvention et même si cela devait être fait progressivement, nous ne saurions cautionner ce recul.

En décembre dernier, vous nous aviez annoncé, Monsieur le Président, que vous alliez faire mieux avec moins, dans cette optique il eut été intéressant d’interroger de manière plus importante le rôle et les missions de l’ACA pour le spectacle vivant. Si nous approuvons tout à fait l’avis d’opportunité sur les investissements dans les nouveaux lieux culturels que l’agence pourra désormais apporter, nous regrettons par contre son absence d’innovation en matière d’accompagnement des artistes avec par exemple un véritable travail de bureau de production autour de la scène locale.

Permettez-nous au passage de remarquer que sur son site internet l’ACA ne fait la promotion que de trois troupes de théâtre sur les six qui représenteront l’Alsace au Festival OFF d’Avignon cet été. Même s’il existe une opération de communication particulière avec Strasbourg, il n’est pas normal que les Haut-rhinois, c’est un fait, ne soit même pas mentionné sur le site ! Ce n’est pas comme cela que nous favoriserons le rayonnement de nos artistes hors d’alsace !

Enfin pour terminer, nous n’avons pas trouvé d’éléments significatifs qui renforcerait l’accès des jeunes à la culture et pourtant là aussi, aussi bien dans les pratiques que dans l’offre, nous attendions des mesures qui auraient illustré l’un des objectifs principal de votre politique régionale en faveur du spectacle vivant.

En résumé, nous avons là des ajustements sans ambition et sans vision d’avenir pour la politique du spectacle vivant en Alsace . Pour toutes ces raisons, nous nous abstiendrons donc sur les propositions retenues en matière de spectacle vivant en attendant vos réflexions sur le patrimoine cet automne.

mardi 28 juin 2011

LANCEMENT DU CLUB AUBRY 2012 A MULHOUSE !

Martine Aubry, première femme présidente de la République française ? Bonjour,

Le lancement de la campagne de Martine Aubry que je soutiens depuis longtemps est fait ! Il nous appartient désormais localement de relayer la proposition politique de Martine Aubry en laissant dès aujourd'hui le CLUB AUBRY 2012 à Mulhouse. Voici en intégral, le discours prononcé ce matin à Lille. Rejoignez-nous très vite !

Déclaration de Martine Aubry Lille, Saint-Sauveur, le 28 juin 2011 Redresser la France, rassembler les Français dans la justice

seul le prononcé fait foi

Mes chers compatriotes,

J’ai souhaité aujourd’hui m’adresser à vous.

Dans moins d’un an a lieu l’élection présidentielle. La France a rendez-vous avec la démocratie, c’est-à-dire avec elle-même.

Notre pays subit de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, qui entraînent d’autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie - à l’école, à l’hôpital, dans les territoires. Un pouvoir enfermé dans ses certitudes, a touché à tout sans rien régler.

Je le dis : on ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché. On ne peut pas critiquer le pouvoir financier, tout en le laissant continuer ses pratiques détestables. On ne peut pas protéger les Français en imposant les recettes libérales qui les fragilisent.

On ne gouverne pas en opposant les jeunes aux plus âgés, les travailleurs aux chômeurs, les Français aux étrangers. On ne préside pas la France sans porter haut ses valeurs et son identité, qui ont fait l’admiration du monde. Derrière l’apparence de l’énergie, trop souvent confondue avec l’agitation, ce pouvoir a surtout une réalité : une politique injuste exclusivement menée au profit des privilégiés.

Il est temps, il est grand temps que cela change vraiment.

Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité.

Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun.

Aussi, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection présidentielle.

Oui, la France connait des heures difficiles. Mais je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir. Il n’est pas de plus beau combat, il n’est pas de mission plus noble.

J’ai la conviction que face aux multiples défis de notre monde, une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de récréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler dans la justice. La peur, le repli sur soi et le défaitisme : ce n'est pas la France!

- Je vous le dis ici dans ma ville de Lille, capitale d’une grande région industrielle où rien n’a jamais été donné, où tout a été conquis par le courage des femmes et des hommes. Lille, terre d’hospitalité pour ceux venus d’ailleurs, qui contribuent aujourd’hui à notre prospérité. Lille, que j’aime tant, qui m’a tant donné et qui m’a tant appris.

- Je vous le dis en m’appuyant sur ce que j’ai de plus cher, les valeurs transmises par ma famille : la morale, le sens de la justice et le goût des autres. Je puise ma force dans mes convictions de toujours, celles de la République et celles de la gauche. Pour moi, la liberté rime avec l’égalité, pour donner à chacune et chacun les moyens de construire sa vie. Pour moi, seule la fraternité permet une société apaisée où chacun donne le meilleur de lui-même aux autres. Pour moi, la laïcité est une valeur inestimable que nous devons protéger précieusement.

- Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Socialiste, confiante dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays. J’ai vu, j’ai entendu, j’ai écouté, j’ai échangé avec beaucoup d’entre vous.

Les difficultés et même la colère sont là, mais le désir d’agir pour que notre pays retrouve un sens est puissant. Nul n’ignore la situation réelle de la France et la dureté de la crise. Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m’y engage, ils seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès.

- Je m’adresse à vous aujourd’hui pour vous dire que je veux relever le défi d’une France innovante, compétitive et écologique.

Nous avons des ressources puissantes pour être dans le peloton de tête des nations. Nos ouvriers, nos employés, nos cadres, nos agriculteurs, nos entreprises, nos chercheurs, nos artistes, nos créateurs débordent de compétences, d’imagination et d’initiatives. Nos jeunes sont énergiques et créatifs. Il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de leur autonomie.

Nous avons tous les atouts pour réussir dans la compétition mondiale en bâtissant, dans une France conquérante, un nouveau modèle économique, social et écologique, qui donnera à la France une génération d'avance.

- Je veux aussi restaurer la justice associée à la promesse républicaine.

Les Français doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des emplois qui valorisent et permettent de progresser. Les jeunes doivent pouvoir faire des projets de vie et de travail. Les parents doivent pouvoir éduquer et protéger leurs enfants.

Chacun doit avoir accès aux soins et à un logement digne. Nos anciens ont droit à une retraite décente et à une prise en charge de la perte d’autonomie par la solidarité nationale. La sécurité qui est un droit essentiel, doit être assurée : le gouvernement utilise l’insécurité pour faire peur, moi je veux la combattre. Nous nous appuierons sur des services publics rénovés, attentifs à chacun, et sur une fiscalité juste.

Je vous promets de nouvelles conquêtes. L’égalité des droits pour tous, et d’abord entre les femmes et les hommes, doit enfin devenir une réalité. La culture doit être mise en avant pour nous inspirer, nous faire grandir et nous réunir.

- Je veux enfin que notre pays retrouve toute sa voix dans le monde.

La France ! Notre France, avec une diplomatie et une défense respectées, doit œuvrer pour la paix, la démocratie et la prospérité du monde!

Et aussi pour l’Europe ! Vous le savez bien, l’Europe est pour moi un combat de toujours. Mais je veux une nouvelle Europe, une Europe qui produit et qui protège, une Europe qui fait respecter de nouvelles règles dans le commerce international, une Europe forte et en même temps solidaire.

Redonner à la France son poids et sa voix, rassembler dans la justice, tout cela sera possible grâce à un vrai souffle démocratique : une présidente qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement renforcé et respecté, l’indépendance de la justice et des médias assurée, des syndicats et des associations au cœur du changement, une nouvelle décentralisation réelle et démocratique. Il faut oser la démocratie jusqu’au bout, comme nous le faisons avec nos primaires citoyennes !

Mes chers compatriotes de la métropole et des Outremers,

Nous rêvons d’un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes.

Je suis enthousiaste à l’idée d’aller à votre rencontre.

Je veux plus que tout rassembler, rassembler aujourd’hui les femmes et les hommes de gauche, les écologistes et les humanistes, pour que demain en 2012 nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière.

Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd’hui devant vous l’engagement de la victoire en 2012.

Vive la République !

Vive la France !

Retrouvez la vidéo de la déclaration sur www.martineaubry.fr

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