L’Union Européenne joue un rôle-clé en matière de lutte contre le changement climatique. De plus, comme Nicolas Hulot et les paysans du Bengladesh , on espère que le Président français en fera une priorité pendant les six mois de présidence qui commencent en juillet…

Le 23 janvier 2008, la Commission a présenté une nouvelle législation sur l’énergie et la question du climat avec une réduction d’au moins 20 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, voire plus si affinités avec d’autres pays. Ca tombe bien, la loi de juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique française prévoyait 36 % d’ici 2020, c’est l’occasion pour Mr Sarkozy de montrer de quoi il est capable… quand on sait que la communauté scientifique préconise, elle, de réduire nos émissions de 80 % d’ici 2050 !
A l’échelle locale, le Plan Climat Territorial de la CAMSA envisage une réduction de 2 % par an de CO2 chaque année, grâce en partie à un changement de comportement des clima’cteurs.

Les énergies renouvelables auront un rôle à jouer dans ces scénarios, un peu partout dans le monde. Qu’il s’agisse de solaire, de géothermie, de marémotrice ou encore de biomasse, bref tout ce qui n’est pas d’origine fossile, elles constituent un secteur en pleine expansion dans le monde entier même si actuellement elles ne représentent que 8,5 % de la consommation énergétique de l’Union Européenne quand l’UE propose 20 % dans la consommation d’énergie totale en 2020.
Quelle part d’énergie renouvelable dans la consommation de la CAMSA, quels objectifs ?

Grâce au Grenelle, nous ferons évidemment mieux, personne n’en doute mais surtout grâce au nucléaire, une énergie en déclin au niveau mondial mais potentiellement extrêmement dangereuse pour l’humanité. Par ailleurs les incinérateurs de déchets sont de plus en plus reclassés en unité énergétique ce qui est une véritable aubaine pour l’industrie de l’incinération et une garantie de pollution pour les populations qui subiront le maintien des incinérateurs les moins performants au nom de la lutte contre l’effet de serre.
Sur ces deux points, je dois reconnaître que nous sommes à Mulhouse totalement en phase avec la vision Sarkozyste de la lutte contre le changement climatique…

La question du transport elle aussi se trouve au coeur de notre climat box. Les biocarburants ne seront pas la solution, le vélo ou le tram en partie, mais faut-il pour autant continuer les constructions d’autoroutes ou de voie sud, faut-il continuer à encourager les vols à bas prix mais à fort bilan carbone ? L’Europe devra montrer la voie dans ce domaine, comme dans celui de l’efficacité énergétique totalement sous-exploité alors qu’ils sont les moyens les plus rentables et les plus accessibles pour faire face à la crise climatique qui nous touche… Au lieu de nous perdre dans des systèmes compliqués de quotas, de permis de polluer, commençons par éviter les émissions qui peuvent l’être, nous créerons des emplois et nous atteindrons nos objectifs !
Nous ne sommes plus au stade des discours, il est plus que temps de définir les vraies priorités d’une climabox européenne, les contradictions entre les discours et les actes sont trop nombreuses. C’est d’une véritable révolution écologique que l’Europe a besoin ….
Rendez-vous à la fin de l’année pour faire le bilan des mesures portées par la France dans le cadre de sa présidence de l’Union Européenne !!!