Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Municipal,

Il y a quelques mois débutait à Mulhouse une campagne électorale importante pour l'avenir de Mulhouse et de ses habitants. Pour l'ensemble des membres de la liste "Pour un nouveau souffle à Mulhouse" et plus largement pour toutes les personnes qui nous ont rejointes au fil des jours, ce fut une formidable aventure humaine certes intense mais digne et remplie d'émotions. En ce jour d'installation du Conseil, nous tenions donc à remercier les XXXXX d'électeurs qui nous ont permis de constituer ce groupe d'opposition de gauche à Mulhouse que nous formons désormais avec mes 10 autres collègues. Mais au-delà de ce groupe municipal qui travaillera de manière constructive, Nous tenions à dire à tous les Mulhousiens que nous n'oublierons pas pendant 6 ans l'accueil chaleureux qu'ils nous réservés mais aussi la réalité de leur situation, les problèmes qu'ils rencontrent... Même si aujourd'hui nous ne sommes pas en situation de mettre en oeuvre le projet que nous leur avons soumis, nous allons rester à leurs côtés pour les écouter, les aider, les accompagner dans leur vie quotidienne et dans leurs actions et formes de participation à la vie politique de leur ville.

Enfin, s'agissant de l'élection du Maire, n'ayant obtenus que 168 voix de moins que la liste de droite Majorité Présidentielle, il est évident que nous proposions au vote la candidature au poste de Maire, de celui qui incarnait l'espoir d'un nouveau souffle à Mulhouse : Pierre Freyburger. Je vous remercie pour votre attention.

Séance d'installation du nouveau Conseil Municipal le 22 mars 2008

INTERVENTION SUR LA PORTE JEUNE

Nous aimerions profiter de cette délibération pour faire le point sur l'actualité de la Porte Jeune. Dans un premier temps, parlons du Centre Europe. Un ÉCHEC, laissé à l’abandon depuis longtemps, auquel semble s'intéresser aujourd'hui un investisseur à qui les propriétaires de locaux pourront revendre leurs biens. Pour certains il s'agira peut-être d'un soulagement mais que dire des commerçants qui ont cru à la renaissance de cet ensemble et qui ont investit dans leurs commerces ???

On a pu, par exemple, lire dans la presse l'amertume des commercants du magasin Aux Guitares qui se traduira sûrement par un déménagement en périphérie... Une fermeture de plus d'une enseigne présente à Mulhouse depuis 30 ans et qui est une référence dans tout l'est de la France en matière de musique assistée par ordinateur... Un commerce, positionné sur un secteur artistique d’avenir, dont la dimension de proximité essentielle dans un centre ville n'est plus à démontrer, un tel commerce devrait bénéficier de toute l'aide possible de notre collectivité pour rester à Mulhouse, au lieu de devenir le symbole d'un échec d'une absence de volonté politique Pour rappel, la semaine dernière l'annonce de la création de 20 000 m2 de surfaces commerciales dans la périphérie mulhousienne. .

A cet état des lieux se rajoute encore le déplacement de professions libérales, d’activités tertiaires du centre ville ou de restaurant vers la zone franche du Trident (d’ailleurs sans forcément respecter la clause d’embauche locale) , en résumé et ce n’est pas un scoop, le centre ville se meurt et le mal s’étend, on parle par exemple du départ de Darty côté rue Aristide Briand.... Nous avons bien compris que le remède s’appelle “Nouveau Centre Commercial Porte Jeune”, mais pourrait-on savoir où en est Altarea de la commercialisation car on entend dire que les loyers seraient très chers... Et si quelques enseignes locomotives ne viennent pas s’installer à Mulhouse, le simple fait de déplacer le monoprix ne suffira pas à transformer ce projet en réussite car ce transfert créé évidemment une nouvelle friche dans la rue du sauvage qui se fragilise également....

La tendance française au tout périphérique accroit chaque jour les difficultés du commerce au centre ville et c’est particulièrement vrai à Mulhouse, il est donc évident que Les enseignes sont très sensibles à la stratégie mise en place par les agglomérations et aux moyens dédiés aux centres-villes et si la politique reste floue, comme c’est le cas ici, elles iront s’installer en périphérie par sécurité. Nous avons donc trois questions claires à poser à l’adjointe en charge de ces dossiers : -que va faire la ville pour retenir un commerce emblématique au sein de son centre ville qu’elle dit vouloir sauver ? -où en est-on de la commercialisation des boutiques du nouveau centre et à quelle date est prévue son ouverture ? -enfin plus globalement, mise à part la tenue des états généraux du commerce et la création du centre Porte Jeune, quels sont à son avis, les leviers prioritaires d’une stratégie commerciale gagnante à Mulhouse.

Séance du 31 mars 2008

INTERVENTION SUR LA QUESTION DES DECHETS

Monsieur le Président, Lors du débat régional sur les propositions du Grenelle de l'Environnement, vous évoquiez la nécessité de poursuivre la stratégie de développement durable sur notre territoire et peut-être même de faire de la région mulhousienne dans ce domaine, une région pilote.

La gestion des déchets est un volet important de cette stratégie. Or aujourd'hui, vous proposez de voter une augmentation des taux, c’est l’occasion de parler de perspectives en matière d’amélioration de la gestion des déchets sur notre territoire : S’agissant de Mulhouse, Le « tri sélectif » a été mis en place dans un quartier mulhousien. Peut-on connaître le calendrier de généralisation de cette mesure sur l’ensemble de la ville ? Car si on généralisait le tri en porte-à-porte dans toute la région mulhousienne, non seulement les quantités à brûler seraient considérablement réduites, mais nous pourrions certainement nous passer d'une troisième usine d'incinération dans le Haut-Rhin qui soit dit en passant même équipée de filtres innovants polluera tout autant que l’usine de Sausheim. Ne pourrait-on pas à l'échelle du département, investir ces quelque 70 millions d'euros dans des infrastructures et opérations liées au tri et au recyclage ? La CAMSA a un rôle important à jouer dans ce dossier, pouvez-vous nous dire où nous en sommes à ce jour ? Par ailleurs, ne pensez-vous pas, Monsieur le Président, que la facturation de TEOM (Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères) est aujourd'hui obsolète et empêche toute amélioration du traitement des déchets car elle déresponsabilise le citoyen qui paie ses poubelles en fonction de « la valeur locative » de son habitation ? Pourquoi ne pas envisager d'encourager l'éco-citoyenneté par une facturation incitative et équitable dans le cadre de la gestion des déchets ménagers ? Cette mesure figure en tête des propositions faites par le groupe « déchets » du Grenelle de l'Environnement. Elle porte ses fruits pas très loin de chez nous, la communauté de communes “la Porte d’Alsace” a ainsi réussi à mettre en place un système de tri en collecte de porte à porte et une facturation au poids. Aujourd'hui, le système a fait ses preuves puisque les tonnages d'ordures ménagères émises par les habitants de la Porte d'Alsace sont relativement faibles et les coûts sont maitrisés. Pouvons-nous espérer instaurer ce système dans notre agglomération durant ce nouveau mandat ? C’est mon souhait mais c’est aussi celui de mes camarades mulhousiens du groupe d’opposition socialiste et républicain “un nouveau souffle pour Mulhouse”.

Séance CAMSA avril 2008

INTERVENTION SUR LE RESEAU METROPOLITAIN

Nous sommes évidemment pour l’adhésion de Mulhouse à ce réseau métropolitain. En effet, la chute des activités manufacturières traditionnelles, automobile exceptée (mais jusqu’à quand ce secteur sera-t-il préservé ?), nous oblige à réfléchir à un nouveau positionnement. J’en veux pour exemple Le dépôt de bilan de DMC et le sort de ses salariés qui doit être aujourd’hui notre préoccupation principale. Dans ce contexte difficile de mondialisation, nous aimerions savoir, Monsieur le Maire, ce que vous pouvez proposer à ces victimes, grâce, notamment, à la position que vous occupez au gouvernement de Mr Sarkozy. Pour revenir à l’association métropole Rhin-Rhône, son travail consiste à préparer les projets nécessaires à l’élaboration du contrat métropolitain qui sera soumis à l’Etat. Des choix stratégiques seront pris l’avenir de nos territoires et de nos emplois, c’est pourquoi nous aimerions connaître votre vision de l’avenir. En effet, il devient urgent de se positionner dans une Europe en mouvement génératrice de conccurence. Est-il pertinent en 2008 de buter contre une frontière et de ne pas inclure dans cette association Fribourg ? Sur quoi allons nous fonder notre développement en sachant que , parmi les paramètres nombreux susceptibles de structurer un territoire, les infrastructures de transport sont un maillon important. A ce titre, nous ne pouvons que dénoncer tout comme la CCI et le conseil général votre stratégie d’évitement de Mulhouse par le shunt du tgv. En effet, laisser dépenser 40 millions d’euros, pour une boucle de quelques centaines de mètres pour un gain de temps de 8 minutes, le tout n’ayant plus aucune utilité quand la 2è phase de la branche Est de la LGV Rhin Rhone sera faite, tout ceci ne nous paraît pas avoir de sens alors que par ailleurs les lignes de fret mériteraitent un investissement important. J’en profite pour vous donner également l’occasion de revenir sur le dernier incident de la gare du Nord pour laquelle nous attendons des propositions qui rassureront les mulhousiens et autres riverains quant aux risques encourus et aux désagréments occasionnés par l’activité. En conclusion, nous avons l’occasion de faire de l’axe Rhin-Rhône autre chose qu’un corridor de transport en donnant la possibilité aux villes de se fédérer,même si le TGV de Dijon à Fribourg un jour nous l’espérons, est une étape importante. Mais aujourd’hui c’est d’imagination dont nous avons besoin, quels sont ces projets imaginés pour contrer les difficultés économiques et pour répondre à la question de l’urgence environnementale ?

Séance juin 2008

INTERVENTION SUR LES CENTRES SOCIAUX

Le titre de cette délibération " subventions de fonctionnement aux centres sociaux et aux associations de jeunesse " nous amène à formuler plusieurs remarques. -Les centres sociaux sont des équipements de proximité qui constituent un outil de développement social de premier plan qui propose une approche collective et globale. Nous sommes donc profondément attachés à ce type de structure associative. Deux problématiques de société concerne particulièrement notre ville et ces structures, l'exclusion et la jeunesse.

- Il est évident qu'à Mulhouse la politique jeunesse présente de graves carences, aussi il nous paraît pertinent et urgent de lancer des forums jeunesse avec les centres sociaux et l'ensemble des associations de jeunesse afin de partager un diagnostic et d'élaborer une politique tout en favorisant les initiatives de la société civile.

- Il en est de même pour la question des nouvelles formes d'exclusion et de discrimination, dont d'ailleurs les jeunes sont bien souvent victimes, et qui obligent les centres sociaux sollicités par les usagers comme par la ville à répondre à l'urgence des situations de plus en plus dramatiques plutôt que de travailler sur le long terme et sur la prévention.

Les centres sociaux tout particulièrement sont donc des équipements à vocation sociale en développement constant qui ont besoin d'être confortés dans leurs domaines d'interventions comme dans leur gestion.

- s'agissant de leurs domaines d'interventions, nous rappelons qu'un centre socio-culturel qui dispose d'un outil aussi précieux qu'une salle de spectacle , comme c'est le cas pour l'AFSCO avec la clé des Coteaux, ce centre doit absolument permettre un accès privilégié aux initiatives citoyennes et projets éducatifs et ne pas pratiquer de tarifs exhorbitants lorsqu'il loue l'équipement public dont il a la charge. Je fais référence au tarif annoncé par l'AFSCO à des enseignants pour un spectacle de fin d'année... 1200 euros pour une représentation Parallèlement, il est un fait que ces salles de proximité n'ont pas les budgets pour fonctionner de manière satisfaisante et pour remplir leurs objectifs culturels. - Nous demandons donc une véritable contractualisation qui décline les motifs de l'engagement négocié avec comme facteur essentiel de pérennité la pluriannualité, ce qui nous permettrait, d'une part en tant qu'élus qui allons voter cette délibérations de savoir sur quoi portent ces sommes, d'autre part, de considérer ces associations comme des porteurs de projets plutôt que comme des prestataires de commanditaires publics. Par ailleurs cette approche permettrait une meilleure lisibilité des subventions de la ville aujourd'hui disséminées dans plusieurs délibérations, je pense notamment au tableau du CUCS où l'on retrouve les centres sociaux.

-s'agissant de la gestion, nous aimerions savoir s'il existe une évaluation de l'action du CEREM, qui bénéficie quand même d'une subvention de 100 000 euros.

Séance 7 juillet 2008