comme en 1929, la soupe populaire revient...

Mais que fait donc l'UMP ? A part essayer de nous faire croire qu'on peut être super intelligent et repiquer sa 2ème année de droit à 24 ans... pas grand-chose et surtout pas pour les jeunes qui n'habitent pas à Neully.

A COMPETENCE EGALE, LES QUARTIERS SENSIBLES SOUFFRENT BEAUCOUP PLUS

A niveau de diplôme égal, le taux de chômage est très supérieur dans les quartiers sensibles. Pour les Bac + 2, il atteint 13,2 % contre 6 % dans le reste du pays (source observatoire des inégalités). 11 % des habitants des Zus ayant un diplôme d’études supérieures sont au chômage, contre 5,8 % de ces mêmes diplômés habitants hors de ces quartiers. 16,5 % des titulaires d’un CAP ou BEP sont sans emploi, contre 8,4 % ailleurs.

LA CRISE TOUCHE PLUS LES JEUNES HOMMES

Entre juin 2008 et juin 2009, le nombre de chômeurs a progressé de 18,7 % en moyenne, soit 571 900 chômeurs de plus, selon les nouveaux regroupements statistiques. La hausse est de 42 % chez les jeunes hommes, victimes notamment de l’interruption de nombreux contrats d’intérim. Les jeunes (15-24 ans) sont les plus touchés, notamment les jeunes hommes avec un taux de 33,7 %.

DES RAISONS CONNUES PAR TOUS

Ces situations d'inégalités s'expliquent par l’effet de la ségrégation urbaine. Ces quartiers ont connu le départ massif des couches moyennes, ils concentrent les difficultés sociales et on y trouve des populations ayant plus de difficultés à obtenir un emploi (sur-représentation des catégories populaires, des immigrés, des jeunes et des personnes peu ou non diplômées notamment).

A l’“effet quartier”, s’ajoute un “effet origine” : l’écart constaté est aussi une conséquence de la discrimination. Non seulement l’adresse portée sur le CV est stigmatisante, mais les employeurs et agences d’intérim opèrent aussi un tri plus ou moins explicite selon l’origine "ethnique" des postulants.

QUE FAIT-ON A MULHOUSE CONTRE CE PHENOMENE ?

Face à cette situation sociale explosive, on a déjà compris que le plan Espoirs Banlieues, priorité nationale, ne fera pas de miracle !

Pourtant il semblerait logique de concentrer les aides publiques sur les plus défavorisés afin qu'ils puissent trouver des emplois qu'ils ne trouveront pas sans un coup de pouce. Par ailleurs pourquoi ne pas étendre le RSA au moins de 25 ans en contre-partie d'une formation ? Seule une vraie politique de gauche pourra éviter l'aggravation d'une situation sociale déjà très inquiétante...

Mulhouse, ville désormais de droite avec bientôt un nouveau maire encore plus à droite, a été retenue dans le plan espoir banlieues pourtant l'abandon du quartier Drouot et des jeunes de ce quartier , pour ne citer que cet exemple, laisse à penser que l'emploi des jeunes n'est pas vraiment la priorité...

Quelles sont les nouvelles formes d'aides apparues sur le quartier depuis l'annonce en fanfare de ce plan ? Même le centre social qui pourtant pourrait être un outil important dans un dispositif global de lutte contre le chômage n'a toujours pas vu le jour...

On ne peut pas dire, ils sont forts à l'UMP, ils communiquent même sur ce qu'ils ne font pas ! Fidèles à leur devise, plus c'est gros plus ça passe !