LE BOOM DU PHOTOVOLTAIQUE FREINE PAR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS
Par Cléo le lundi 1 février 2010, 14:26 - Orientations politiques - Lien permanent

Le gouvernement français a décidé de baisser les tarifs de rachat par EDF de l'électricité solaire photovoltaïque, quelques jours à peine après le sommet de Copenhague...
Ce qui s'assimile à un attaque directe de la production d'énergie renouvelable en France est évidemment argumenté par les vrais faux écolos du gouvernement. Ainsi, nous explique-t-on, une terrible bulle spéculative sur cette énergie menaçait nos factures d'électricité. En effet, ayant eu vent depuis plus d'un an ce changement de tarifs, beaucoup de dossiers ont été déposés, principalement par des particuliers, jusqu'à la fin 2009. La quasi-totalité de ces demandes concernaient les tarifs d'achat à 58 centimes par kilowatt heure, les plus élevés au monde avec un contrat d'achat valable 20 ans. Certains spécialistes s'accordent pour dire que si tous les dossiers déposés fin 2009 avaient été acceptés, les objectifs du Grenelle de l'environnement prévus pour 2020 étaient d'ores et déjà atteints. La preuve que nous pourrions faire beaucoup mieux et beaucoup plus vite en terme d'objectifs de production d'énergie renouvelable... et donc protéger notre planète beaucoup mieux que ce qui se fait à ce jour...
Si tous les dossiers déposés en novembre et décembre avaient été acceptés, ils auraient occasionné à eux seuls une charge de 2,8 milliards d'euros par an, soit 56 milliards d'euros sur vingt ans ! Pour y faire face, il aurait fallu augmenter la facture d'électricité de chaque Français de 10 % à 11 % ! Un chiffon rouge agité par le gouvernement qui oublie à côté de cela les 15 milliards perdus par le bouclier fiscal !
Désormais les projets déposés depuis le 1er novembre 2009 mais n'ayant pas fait une demande de raccordement au réseau au 11 janvier 2010 passeront sous le nouveau régime. Les tarifs avec " intégration au bâti ", c'est-à-dire dans lesquels les panneaux solaires assurent une fonction d'étanchéité, seront désormais réservés aux habitations et aux bâtiments professionnels existants, en deux parties. Un premier tarif de 58 centimes d'euro par kilowattheure pour les habitations, les écoles ou les bâtiments de santé et un second de 50 centimes pour les autres bâtiments (bureaux, sites industriels ou agricoles). En résumé, il ne suffira plus de mettre des panneaux sur votre toit, il faudra changer le toit sous peine de bénéficier d'un tarif plus faible de 42 centimes d'euro par kilowatt heure.
On se moque de nous et on voit bien que le vrai souci n'est pas le pouvoir d'achat des Français ou la spéculation qui domine pourtant le monde sans que le gouvernement s'en soucie vraiment. Le vrai danger pour certains c'est que les citoyens et des élus politiques courageux pourraient devenir acteurs d'un vrai changement de mode de vie.
Les socialistes ne s'y sont pas trompés et proposent dans le cadre des élections régionales en Alsace et partout en France, un vrai programme de développement local des énergies renouvelables.
Commentaires
Analyse intéressante ! merci.