Cléo Schweitzer

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Tag - Alsace

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jeudi 13 septembre 2018

Pour une Alsace visionnaire et ouverte sur le monde !

Depuis le référendum du 7 avril 2103, toute tentative en faveur d’une entité politique en Alsace semble vouée à l’échec. L’intégration maladroite de cette dernière dans une région Grand Est a pourtant été un catalyseur des volontés pour permettre à ce projet politique d’aboutir. Malgré tout, l’on peine à voir ce jour un projet politique fort et enthousiasmant porté par les élus comme les citoyens.

Si l’on se donne la peine de revenir sur les leçons de l’échec du référendum voulu par Philippe Richert en son temps et soutenu par le Parti Socialiste du Haut-Rhin, nous devons tout faire aujourd’hui pour ne pas retomber dans les mêmes travers. Le manque de dialogue de l’époque, mené par la « majorité alsacienne » avait en effet empêcher que les territoires et les familles politiques se fédèrent autour du projet. On voit déjà poindre à l’horizon dans le camp du parti Les Républicains les mêmes querelles et postures politiciennes qui aboutirent à un vote négatif des citoyens.

Aujourd’hui le gouvernement, tout comme le précédent, porte un regard attentif aux propositions portées par les élus. Pourtant il n’est pas concevable d’imaginer qu’un nouveau projet institutionnel pour l’Alsace ne fasse pas l’objet d’un référendum. La fusion envisageable des deux conseils départementaux et des circonscriptions administratives pour créer le département unique de l’Alsace ne peut faire l’impasse d’un processus démocratique complété par le travail d’une assemblée citoyenne constituante qui participerait aux fondations de la nouvelle assemblée.

Mais cette fusion des départements ne peut s’envisager que si elle est débouche sur une collectivité à statut particulier, dont la préfecture se situerait à Mulhouse dans le Haut-Rhin pour équilibrer les pôles nord et sud de ce territoire, et dont les compétences seraient adaptées au territoire dans un esprit de décentralisation et de solidarité permettant ainsi une plus grande autonomie de gestion, à l’image de ce qui a été fait pour les métropoles. Ce statut particulier pour un territoire comme l’Alsace devrait prioritairement lui permettre de travailler à un projet politique fort rhénan et transfrontalier avec ses voisins suisses et allemands. Les dossiers transfrontaliers ne manquent pas et irriguent la vie quotidienne de l’ensemble des Alsaciens. Il est temps de les aborder avec de l’audace, des innovations concrètes et une envie commune de relever les défis de l’économie de demain.

lundi 22 décembre 2014

INTERVENTION SUR LE BUDGET PRIMITIF DE LA CULTURE 2015

Monsieur le Président, Chers collègues,

Nous nous réjouissons évidemment de la reconduction du budget de la culture. Mais nous nous réjouissons encore plus de la réflexion qui démarre au sein de votre majorité sur une vision plus adaptée au monde de la Culture d’aujourd’hui. Bien sûr nous avons remarqué la baisse de 7,8 % dans le chapitre « aide au fonctionnement » des acteurs culturels mais ne connaissant pas le détail nous ne pouvons qu’émettre le souhait que les choix qui seront faits le seront à l’avantage des secteurs les plus mal lotis depuis trop longtemps, et donc globalement tout ce qui touche à la culture des jeunes mais aussi du numérique.

L’un de vos engagements en matière culturelle en 2010 était de faire de l’Alsace une référence en matière d’art numérique. A ce jour, aucun évènement culturel majeur n’existe dans ce domaine et peu de créations numériques ont émargé dans les dispositifs de la Région.

L’innovation en matière culturelle n’est pas passée par la case numérique sauf pour la médiation du secteur patrimonial. Pour les industries culturelles, il est absolument urgent de structurer de manière performante le cluster de la filière image qui avec la disparition d’Iconoval, a pris beaucoup de retard, alors que nous avons par ailleurs une force non négligeable dans le secteur de la production audiovisuel et cinématographique. C’est un axe fort de cette économie créative qui a été mise en avant dans le cadre des travaux d’Alsace 2030.

En culture comme ailleurs la réduction des inégalités doit être un objectif dans la définition de nos politiques. Vous avez choisi de consolider l’Agence culturelle d’Alsace en lui demandant d’amplifier ses missions d’ingénierie culturelle au service des territoire, c’est un choix que nous partageons surtout si elle s’adresse aux territoires qui rencontrent le plus de difficultés en matière de diffusion et de création artistique.

Enfin, vous avez annoncé, il y a quelques jours, que l’Alsace était candidate au transfert de la Direction Régionale des Affaires Culturelles à notre collectivité. Cette proposition fait évidemment écho aux réflexions que mène actuellement l’Etat sur l’avenir de ses services en Régions. On peut en effet se demander aujourd’hui si après l’expérience de la décentralisation et de la déconcentration des moyens de la Culture, il ne serait pas temps de passer à l’étape suivante toujours dans l’esprit d’un service public de qualité. Réunir l’inventaire du patrimoine et l’ensemble des actions sur le patrimoine, permettre une véritable politique du livre avec la lecture publique voilà des exemples qui ont du sens…

Votre budget 2015 pour la culture n’est pas en baisse, et on y retrouve même quelques innovations comme les « cafés culture ». Nous devons à ce stade saluer le bon esprit dans lequel travaille la commission CULTURE qui permet enfin, à notre sens, d’ouvrir le champ des possibles.

Nous voterons donc POUR le budget de la culture.

INTERVENTION SUR LE BILINGUISME BUDGET PRIMITIF 2015

Monsieur Le Président, Chers collègues,

C’est dans un contexte particulier que nous parlons de bilinguisme cette année. L’année dernière, nous avions voté votre budget pour marquer notre soutien et notre attachement à cette spécificité régionale. Mais nous n’avions pas imaginé un seul instant, que l’OLCA participerait et soutiendrait par écrit la communication méprisante et indigne en alsacien du journal du Conseil Général du Bas-Rhin contre la Lorraine, stigmatisant les lorrains dans le cadre de la contestation de la réforme territoriale.

Notre langue et notre culture régionale ne doivent pas nous entrainer dans un identitarisme en opposition aux autres. L’identitarisme est là l’identité ce que le nationalisme est à la nation à la française selon une définition de Stéphane Rozès.

Les dérapages inacceptables lors des manifestations récentes, orchestrés par une minorité de manifestants certes mais allant jusqu’au mot « Génocide » nous ont heurté et nous avons souhaité profiter de ce moment pour dénoncer publiquement ces outrances, faites au nom d’une pseudo culture alsacienne, qui continuent (y compris sur les réseaux sociaux) en visant personnellement des élus politiques.

L’une des missions de l’OLCA, c’est d’accompagner l’expression de l’identité alsacienne et dans les déclinaisons de cette mission on retrouve je cite « conseiller les décideurs de la vie publique et économique pour toutes communications et initiatives »…

Dans le contexte actuel et après tous les dérapages que nous avons constatés en présence parfois d’élu(e)s, notre groupe souhaite que cet axe de travail soit sérieusement encadré dans les missions de l’OLCA afin de permettre désormais un travail serein pour le projet de fusion des trois régions, se le Conseil Constitutionnel était amené à le valider.

Lors du référendum sur la collectivité unique, nous avons vu les limites de l’identité régionale… Et pourtant nous avons la langue régionale qui a le plus de locuteurs en France !

Nous souhaitons que les racines de l’identité régionale et de notre langue soient renforcées par les valeurs de l’humanisme rhénan et non pas abîmée comme cela a pu être le cas au cours de des derniers mois, c’est pourquoi nous voterons POUR le budget bilinguisme qui miraculeusement, mais c’est vrai que c’est bientôt Noêl, bénéficie d’un coup de pouce de 3 % !