En interdisant l’accès des élus du Conseil Municipal aux Conseils de Quartier dont ils dépendent , le Maire de l’ouverture incarné par Jean-Marie Bockel ferme le débat sur la démocratie participative.
Considérée à juste titre comme une avancée significative de la concertation entre citoyens et élus, il apparaît clairement que sa mise en oeuvre trouve très vite des limites à Mulhouse.
Si la démocratie représentative nous délègue la responsabilité de la gestion, la démocratie participative, elle, répond à l’aspiration grandissante des citoyens à prendre part aux décisions importantes pour la vie collective. Ce sont ainsi des instances qui par la richesse des rencontres et des thématiques abordées doivent nourrir l’action des élus de
notre ville.
Aussi la position d’un Maire qui pense que des élus n’ont pas leur place à côté de leurs concitoyens n’est pas justifiable. Comment expliquer aux habitants d’une ville qu’il ne peuvent croiser les élus de leur quartier dans une réunion du Conseil de Quartier ? Ce n’est pas notre vision de la démocratie participative…
Quant nous proposons de solliciter l’avis des Conseils de Quartier sur des délibérations importantes, quand nous proposons l’élaboration d’un projet de quartier annuel, c’est parce que nous pensons que la démocratie c’est l’affaire de tous, citoyens et élus, dans des lieux où le partage des savoirs et des compétences doit pouvoir s’exprimer pour le bien commun.
On est bien loin du budget participatif de Porto Alegre et cette décision montre que la volonté politique de jeter de véritables passerelles entre le Conseil Municipal et les habitants de Mulhouse n’existe pas vraiment… si ce n’est au moment d’en désigner son président !!!