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La crise économique, qui a provoqué une chute des émissions mondiales de CO2 sans précédent depuis 40 ans, est une "chance" pour le climat, à condition qu'elle soit saisie très rapidement et qu'un accord ambitieux soit conclu à Copenhague en fin d'année.

Selon une étude de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) rendue publique mardi à Bangkok, les émissions mondiales de CO2 liées aux énergies fossiles, une des principales causes du réchauffement climatique, pourraient chuter de 3% en 2009.

Cette baisse, qui s'explique essentiellement par la chute de la production industrielle, synonyme d'une moindre consommation de pétrole, gaz et charbon, contraste avec l'évolution moyenne des émissions qui était jusqu'ici de +3% par an.

L'énergie, qui représente les deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, "est au coeur du problème et doit donc être au coeur de la solution", a souligné l'AIE, qui a mis en avant le rôle central de la Chine, devenue en 2007 le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, devant les Etats-Unis.

"La Chine est aujourd'hui le premier émetteur mais elle est aussi l'un des pays qui fait les efforts les plus marqués pour s'orienter vers un développement durable", a relevé M. Birol, l'économiste en chef de l'AIE dans un entretien à l'AFP.

Selon l'économiste de l'AIE, si la Chine atteint les objectifs qu'elle s'est elle-même fixés, ses réductions relatives d'émissions en 2020 (par rapport à ce qu'elles auraient été sans action spécifique) représenteraient un quart de l'effort nécessaire au niveau mondial pour rester sous la barre des deux degrés.

Et à Mulhouse, en Alsace, en France, en Europe, on attend quoi ?