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jeudi 6 octobre 2011
BULLETIN D'INFORMATION n°2 CONSEIL REGIONAL
Par Cléo le jeudi 6 octobre 2011, 13:31 - Conseil Régional d'Alsace
mardi 13 septembre 2011
INTERVENTION AU CONSEIL REGIONAL LORS DU DEBAT SUR LE CONSEIL UNIQUE
Par Cléo le mardi 13 septembre 2011, 08:42 - Conseil Régional d'Alsace
Monsieur Le Président, Chers Collègues,
Ce débat est l’occasion de répondre aux questions essentielles pour la cohésion de notre territoire, l’Alsace. Que doit assurer l’Etat pour garantir l’intérêt général et que peut assumer l’élu local en vue d’une gestion efficace au plus près du citoyen ? On peut choisir aujourd’hui de rester en dehors de la question nationale mais il fallait néanmoins rappeler le contexte de désengagement de l’Etat dans les services publics et rappeler à quel point les collectivités territoriales, aujourd’hui en danger parce que étranglées financièrement, sont importantes pour la vie quotidienne des alsaciens comme pour tous les français. La RGPP a des conséquences très fortes et négatives sur la vie des communes et en particulier des petites villes lorsqu’elles assurent une fonction de centralité au sein de leur bassin de vie. Il y a un vrai « effet domino » auquel sont confrontés les bassins de vie qui voient disparaitre des services publics. L’Alsace n’est pas épargnée par ces problématiques et le débat sur un conseil d’Alsace ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Néanmoins la petite taille de notre Région doit et l’évolution de la carte des intercommunalités peut nous inciter à penser une nouvelle organisation. Néanmoins ne perdons pas de vue que la réforme des collectivités en France aura un coût, y compris en Alsace, un coût qu’il faudra bien mettre en relation avec les véritables avancées à l’arrivée, quelles soient démocratiques ou financières.
En tant qu’élue mulhousienne, je m’interroge sur la place des agglomérations comme celle de Mulhouse par exemple dans un nouveau paysage institutionnel alsacien. Dans le cadre de Mulhouse Alsace Agglomération, nous mettons actuellement en commun les compétences stratégiques des communes et un véritable travail autour d’un projet communautaire est engagé. Bien sûr le montage presque caricatural de notre agglomération avec ses 52 vices-présidents n’est pas un gage d’efficacité mais heureusement l’évolution sera au rendez-vous aux prochaines élections avec notamment l’élection au suffrage universel direct… L’intercommunalité étant en passe d’être achevée en Alsace, il est légitime de penser que les nouvelles structures auront également dans les prochains temps de nouvelles compétences, et que les élus utiliseront comme nous souhaitons le faire aujourd’hui, des espaces de libertés qu’une vraie décentralisation doit laisser. Je pense par exemple, à une délégation de la compétence sociale du Conseil Général du Haut-Rhin à la M2A ; Cette dernière pouvant ainsi endosser la partie stratégique et laisser aux communes la partie liée à la gestion. C’est sur cette base que pourrait également être réaménagée la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités tout en renforçant la notion de « chef de file » Il me semble qu’une des clés de réussite d’une réorganisation institutionnelle en Alsace passe par la place des agglomérations et des intercommunalités dans la nouvelle gouvernance avec une priorité aux circuits courts de décisions chez les élus comme dans l’administration. C’est la réponse au défi de la proximité, à la question de la représentativité des territoires conforme à nos bassins de vie, on peut d’ailleurs se demander pourquoi persister dans un redécoupage de cantons pour l’élection des prochains conseillers territoriaux alors qu’ils se dessinent naturellement grâce à l’achèvement de l’intercommunalité.
Par ailleurs, la question de la métropole Strasbourgeoise doit nous interpeller dans notre réflexion. Elle engendrera d’une part une force pour l’Alsace avec une capacité à rivaliser en puissance et en notoriété avec ses concurrentes européennes mais elle engendrera aussi un déséquilibre dans notre région. L’une des réponses à ce déséquilibre pourrait être un pôle métropolitain fort avec Mulhouse avec des projets et des actions communs, comme c’est le cas maintenant pour nos universités, mais demain cela pourrait être vrai pour le tourisme, les transports, ou encore la culture et les nouvelles technologies. Une autre réponse serait une implantation symbolique du Conseil unique d’Alsace renforcé par de nouvelles compétences à Mulhouse... ou en tout cas dans le Haut-Rhin ! Monsieur Le Président, Chers collègues, La construction d’un Conseil d’Alsace se fera avant tout à partir de nos territoires de vie, et à partir des citoyens et des projets qu’ils portent. Les territoires gagnants sont ceux qui seront capables de développer harmonieusement à la fois des pôles de compétitivité et des pôles de qualité de vie. Cela suppose un échelon régional fort et un échelon local performant et exclue évidemment tout immobilisme ou calcul politicien.