Cléo Schweitzer

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Tag - FESSENHEIM

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jeudi 21 avril 2011

25 ans de Tchernobyl 25 jours d’actions internationales du 2 au 26 avril Changeons d’ère, Sortons du nucléaire Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça

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Depuis lundi, au parc du Champ-de-Mars à Colmar, un collectif d'anti-nucléaires invite les citoyens à venir jeûner avec eux pour la fermeture de la centrale de Fessenheim et sortir du nucléaire. Sous une tente située au milieu du parc du Champ- de-Mars se trouve, depuis lundi, une dizaine de militants qui ont entamé un jeûne pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ils invitent tous les citoyens concernés à les rejoindre dans leur démarche. Pour cela, il suffit de s'inscrire directement.

Ce que j'ai fais lundi en venant les soutenir. Je me suis inscrite pour un jeûne de 5 jours. Aujourd'hui 4e jour, j'aménage mon jeûne afin de pouvoir continuer mes activités et tout va bien. Lundi, je serai sur la passerelle d'Huningue pour manifester avec les Suisses et les Allemands, enfin avec la Fédération Socialiste du Haut-Rhin nous essayerons de faire inscrire dans le projet socialiste qui sera validé par les militants, la fermeture immédiate de Fessenheim et la sortie programmée du nucléaire.

D'autres, militants de Greenpeace ont escaladé aujourd'hui l'immeuble du siège d'EDF à Paris, à la mi-journée, pour y accrocher une banderole marquée du slogan "Le nucléaire sûr n'existe pas" alors qu'EDF tenait sa première conférence de presse depuis l'accident de Fukushima.

TCHERNOBYL, 25 ANS APRES

Depuis 1986, le sol est toujours contaminé aux abords de la centrale de Tchernobyl avec un élément extrêmement volatile, le Cesium 137, malgré le sarcophage qui a été mis en place. Or, après l’explosion d’un des réacteurs de la centrale de Tchernobyl, une chape de béton avait également été coulée à la va-vite pour gérer l’urgence de la situation.

Depuis quelque temps cette solution ne suffit plus. Le béton se fissure et les risques se font de plus en plus grands.

C’est pourquoi un autre sarcophage va être mis en place par deux entreprises françaises (Bouygues et Vinci) qui ont remporté en 2007 un appel d’offre. Le sarcophage devait être prêt d’ici à 2012. Seulement voilà, l’Ukraine peine à récolter les 740 millions d’euros nécessaires à la construction de cette arche d’acier qui recouvrirait le premier sarcophage.

Aussi la communauté internationale a-t-elle débloqué, cette semaine, 550 millions d’euros, à la conférence des donateurs organisée à Kiev. Mais comme le Japon doit maintenant payer pour ses propres sarcophages... Bref, tout ça c'est pas vraiment du développement durable...

mercredi 23 mars 2011

MOTION POUR UNE SORTIE PROGRAMMEE DU NUCLEAIRE présentée au Conseil Municipal de Mulhouse le 21mars 2011

MOTION POUR UNE SORTIE PROGRAMMEE DU NUCLEAIRE

La catastrophe nucléaire qui s’est déclenché au Japon nous concerne tous. Elle nous interroge sur notre mode de vie, sur les choix politiques passés et à venir. A Mulhouse, nous avons le devoir de nous demander ce qui se passerait en cas de tremblement de terre majeur dans la centrale nucléaire de Fessenheim. Mulhouse est à peine à 30 kilomètres de la plus vieille centrale de France bâtie sur une faille sismique. Installés en contrebas du Grand Canal d’Alsace, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim sont de surcroît exposés au risque de rupture brutale de la digue. Après plus de trente ans de pannes et d’incidents divers, les réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim sont probablement arrivés au-delà de leurs limites. Dangereux par nature, un réacteur nucléaire l'est encore plus lorsqu'il est vieillissant. Malgré les travaux entrepris par EDF qui a reconnu il y a peine quelques années que les normes sismiques actuelles n’avaient pas été prises en compte, la protection des civils ne peut être garantie.

Ni les normes sismiques draconiennes du Japon, ni les technologies parasismiques avancées n'ont pu empêcher la catastrophe nucléaire majeure qui s'y produit actuellement. Le Japon est pourtant le pays le mieux équipé et le mieux préparé au monde pour faire face au risque sismique dans toutes ses dimensions, y compris le tsunami. Le dramatique exemple japonais démontre donc qu'il est totalement impossible de construire des réacteurs nucléaires résistant à un séisme. La seule solution véritable pour se prémunir de ce risque gravissime est de garder une gestion publique de notre parc nucléaire et d'engager le plus rapidement possible un plan de sortie du nucléaire en commençant par fermer la plus vieille centrale de France particulièrement exposée. Un débat publique sur une sortie programmée du nucléaire est souhaitable et la fermeture des plus vieilles centrales, dont Fessenheim, doit être programmée dès à présent. Nous proposons donc au Conseil Municipal, au nom du principe de précaution, de voter cette motion pour l’organisation d’un débat publique et démocratique en France sur l’avenir du nucléaire et pour l’adhésion immédiate de la Ville de Mulhouse, tout comme les villes de Bâle et de Fribourg en Brisgau l’ont déjà fait, au sein de l’association tri-nationale de protection nucléaire qui milite pour la fermeture des plus anciennes centrales situées dans notre bassin de vie rhénan.