Cléo Schweitzer

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Tag - MULHOUSE

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dimanche 18 décembre 2016

MOTION STOCAMINE VOTEE A L’UNANIMITE AU CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE le 13 décembre 2016

Fin mars 2017, le préfet du Haut-Rhin devra dire si Stocamine est autorisé à définitivement fermer ses portes.

Pour rappel, le stockage en mine des déchets ultimes de classe 0 à STOCAMINE a obtenu l’avis favorable en 1997 des élus et des organisations syndicales. Les expertises fournies à l’époque prédisaient un ennoyage de la mine dans environ 10.000 années, que la tenue des terrains de cette aire de stockage située à moins 500 mètres dans l’ancienne mine de potasse Joseph Else à Wittelsheim était exceptionnelle, que la réversibilité des déchets au bout de 30 ans était inscrite dans la loi no. 92-646 du 13 juillet 1992. L’incendie survenu le 10 septembre 2002 a mis fin à l’unique site français de stockage en mine et a abouti à la condamnation de l’entreprise Stocamine suite au non respect du cahier des charges.

Actuellement un déstockage partiel des déchets les plus riches en mercure est mis en œuvre sur prescription de l’Etat alors qu’un confinement définitif des 41000 tonnes de déchets hautement toxiques est envisagé. A ce jour, il existe des incertitudes sur la composition et la quantité exacte des déchets stockés, sur l’évolution chimique des déchets et sur la stabilité et l’efficacité du site et des solutions de confinement.

Consciente des positions qui se confrontent dans ce dossier mais aussi du danger que représente Stocamine pour la nappe alluviale d’Alsace, le conseil municipal de Mulhouse souhaite apporter sa contribution à l’enquête publique qui se termine le 15 décembre 2016.

- Considérant que l’eau est un enjeu majeur partagé dans notre territoire, les élus de Mulhouse souhaitent restés informés de manière transparente sur le déroulé du chantier actuel

- Au vu des incertitudes liées au comportement de la mine, à la nature des déchets stockés et aux enjeux pour le territoire et ses habitants, les élus du Conseil Municipal souhaitent qu’aucune décision précipitée ne soit prise et que l’Etat se donne tous les moyens disponibles pour prendre une décision dans le cadre du respect de notre ressource en eau commune et du principe de précaution.

INTERVENTION SUR LE PRIX DE L’EAU au conseil municipal du 13 décembre 2016

Nous avons demandé la présentation de ce point parce qu’il est toujours bon de parler de notre ressource en eau si précieuse. Vous nous présentez une augmentation du tarif une fois de plus. Ce service a un coût c’est indéniable mais nous aimerions revenir sur deux points. La question des investissements liés à l’entretien du réseau pour commencer. Cet été, la rupture d’une canalisation importante a engendré l’inondation de la rue des tanneurs occasionnant d’importants dégâts. Quelle prévention supplémentaire avez-vous mis en place pour éviter à l’avenir ce type de problème ?

Par ailleurs, la Ville a adopté le système de télérelève dans le cadre des investissements d’une ville intelligente… visant à développer les innovations pour améliorer le confort de vie de ses habitants. Cette télérelève devait permettre à la régie municipale d’accompagner les habitants de Mulhouse dans la maîtrise au quotidien de leur consommation d’eau et de les alerter en cas de suspicion de fuite à leur domicile. Plus de services avec la détection et l’alerte en cas de fuite, le suivi des consommations d’eau et le paiement des factures en ligne. Pour la ville de Mulhouse, cette solution permet de suivre en temps réel le rendement de son réseau d’eau potable, de préserver la ressource en eau et de réaliser les économies associées. Or nous aurions pu espérer que ces économies évitent une augmentation du prix de l’eau … ce qui n’est pas le cas aujourd’hui…

jeudi 29 janvier 2015

INTERVENTION SUR LE RALLYE D'ALSACE CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE JUILLET 2011

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Débattre du rallye suppose de tirer les leçons de la première édition. Une bonne partie des engagements et promesses faits à la hâte pour imposer la première édition n’ont pas été tenus. On nous promettait par exemple que les zones de Natura 2000 avaient été évitées pour préserver la faune et la flore. Avant la course, une campagne aurait du être lancée dans la presse pour expliquer la nécessité de respecter la nature. Non seulement il n’en fut rien mais les campeurs installés sur les zones Natura 2000 n’ont même pas reçu la visite des fameux commissaires de course… or l’ensemble des photos et des vidéos publiées ont permis de mesurer l’anarchie de la fréquentation du côté du Grand Ballon et l’incapacité des organisateurs de gérer cela. Or d’un point de vue environnemental, la concentration de public signifie l’érosion des sols et une mise en danger d’espèces farouches… On nous promettait d’évaluer l’empreinte carbone et de compenser ! Après une évaluation qui s’est fait attendre, et qui se contente d'un bilan CO2 simpliste de 2700 tonnes, nous restons toujours en attente des compensations annoncées... il est dès lors difficile de croire que cette année les promesses seront tenues…

Or le problème du rallye ce n’est évidemment pas seulement le bilan carbone. Ce n’est pas non plus seulement la dégradation de quelques milieux naturels, même si son impact sur des écosystèmes déjà fragilisés n’est pas à négliger. C'est aussi celui des pollutions qui n'ont simplement pas fait l'objet de la moindre évaluation : bruit infernal, ozone, particules -micro et autres- qui toutes ont un impact lourd sur la santé des humains et de la faune des environs On annonçait des retombées économiques et de notoriété qui contribueraient au développement économique de l’Alsace. Les preuves de ces dernières restent à trouver à l’heure actuelle. Aucun bilan sérieux n’a été publié à notre connaissance, malgré les engagements… D’un point de vue financier, le déficit officiel de la manifestation était de 500 000 euros sur un budget de 2,4 millions d’euros… S’agissant de l’organisation, les professionnels de ce milieu ont parlé je cite de « fiasco total au niveau de l’organisation et de pire épreuve parmi celle qui avait déjà été disputées… voilà pour le vrai bilan catastrophique du rallye de France…

Quant à notre participation financière à ce rallye,

je suis choquée par l’incohérence du message que nous autres les collectivités publiques que ce soit ici ou à la Région, nous délivrons aux citoyens avec nos plans climat : d’un côté on demande au grand public de réduire sa consommation énergétique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, de l’autre on finance ce type de manifestation sportive extrêmement polluante…

Je rappelle que la participation publique se portera cette année à 1,44 millions d’euros (sans compter le temps de travail des fonctionnaires, les travaux de voiries, les nombreuses dépenses de communication des collectivités, n’avons-nous pas d’autres priorités à financer ?? La France est le seule pays à injecter autant d’argent public… dans une manifestation d’un autre temps qui incite à la violence routière, qui banalise le gaspillage et qui constitue une éducation en totale contradiction avec les enjeux planétaires actuels ! Sans préjuger de l’intérêt que porte une partie du public à ce type de manifestation qui est une vitrine publicitaire pour un nombre important de marques liées au monde de l’automobile, je demande que le rallye soit financé par ces dernières, que le bilan environnemental soit équilibré et que nous autres membres d’instances politiques, nous soyons cohérent dans nos discours et dans nos actes. Dans cette optique là, vous comprendrez Monsieur Le Maire que le votre CONTRE s’impose !

mardi 24 juin 2014

INTERVENTION SUR LA CONVENTION DE PARTENARIAT POUR LA MISE EN ŒUVRE D’ACTIONS POUR LA PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES

Monsieur Le Maire,

La protection des eaux souterraines reste un sujet environnemental majeur pour nos concitoyens. Différents acteurs s’y emploient, il est donc normal qu’ils se coordonnent et qu’ils mettent en œuvre de manière commune certaines actions. Les produits phytosanitaires utilisés dans la gestion des espaces verts ou dans les jardins particuliers représentent une menace pour notre ressource en eau. On ne peut donc que se réjouir de l’adoption récente de la loi LABBE qui introduit en France dans ses deux premiers articles l’interdiction pour les personnes publiques à compter du 1er janvier 2020 d’utiliser des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des espaces verts, forêts et promenades ouverts au public, sauf pour la lutter contre la propagation des organismes nuisibles, et la même obligation dès 2022 pour les particuliers.

On pouvait dès lors espérer, avec le retard de Mulhouse sur ses questions et à au regard des promesses que vous avez faites sur ce sujet, que le programme présenté aujourd’hui soit nettement plus détaillé et charpenté pour préparer véritablement notre ville à sortir des pesticides. Or cette délibération n’est qu’un simple copier-coller des années précédentes …. J’en veux pour exemple l’expérimentation Bois Raméal Fragmenté initiée en 2010 pou r trois ans et qui figure encore dans le tableau alors qu’elle est sensée être terminée… Au vu de l’horizon règlementaire, on aurait pu s’attendre à un programme d’actions renouvelés notamment en terme de communication… Il n’en est rien non plus et il s’il on intègre l’ensemble des opérations prévues allant de la formation à la semaine alternatives aux pesticides, un budget de 723, 69 euros serait consacré annuellement à la protection des eaux souterraines par la ville dans ce cadre là… ce qui, au vu des pollutions que connait notre nappe phréatique en Alsace , nous parait bien dérisoire.

Nous ne sommes pas obligés d’attendre 2020 pour soumettre Mulhouse au régime du zéro-phyto ! Nous vous demandons de pouvoir travailler en toute transparence sur ce sujet et de mettre en place un véritable échéancier de cette démarche.

Monsieur Le Maire, il existe une forte présomption de lien entre certains cancers ainsi que la maladie de Parkinson avec l’usage des pesticides chez les professionnels comme chez les particuliers. Il est donc urgent de ne plus pulvériser les pesticides aux abords des écoles comme cela se fait encore à Mulhouse et de sortir définitivement et complètement de l’utilisation de ces poisons en y consacrant la volonté politique et les moyens nécessaires ! En attendant un nécessaire réajustement des actions et des moyens prévisionnels pour la protection des eaux souterraines, nous nous abstiendrons sur cette délibération.

vendredi 15 février 2013

INTERVENTION PARC STEINBACH ET PLACE DE LA PAIX conseil municipal du 14 février 2013

Nous vous avons écouté et nous avons lu avec attention votre interview dans les journaux au sujet de ces deux projets d’aménagement que sont le parc steinbach et la Place de la Paix. Nous constatons avec satisfaction que vous avez accepté d’évoluer sur les deux projets, en partie. Il est vrai que les recommandations et réserves des commissaires enquêteurs vous ont aidé à évoluer.

S’agissant du parc Steinbach, les évidentes erreurs dans le projet initial ont été revues : l’implantation inopportune de buis, l’abattage en grand nombre d’arbres sains, une prise en compte insuffisante du style originel et original de l’endroit avec notamment ses différences de nivellements par exemple. Mais quelle énergie il aura fallu, Monsieur le Maire, entre l’opposition municipale et les citoyens organisés en collectif pour en arriver à des conclusions aussi évidentes. Vous estimez que le projet doit encore mûrir, c’est aussi notre avis et avant d’engager les travaux dans cet espace protégé il serait bon de donner une vision claire du projet final afin d’assurer aux Mulhousiens que le caractère particulier et l’âme de cet endroit ne soient pas défigurés par les travaux. Le processus de concertation n’est donc pas clos, loin de là, et si les pelleteuses vont entrer en action sur les voieries adjacentes, nous restons vigilants sur les travaux qui vont démarrer, des travaux que nous approuvons dès lors qu’ils contribuent à la sécurité des piétons et des cyclistes dans cette zone, mais qui ne doivent en aucun cas amputer le parc avant son classement.

S’agissant de la Place de la Paix, quelques arbres supplémentaires vont échapper aux tronçonneuses et nous nous en réjouissons. D’autres seront abattus pour permettre notamment à un paysagiste de travailler sur la perspective entre la place et le parvis de l’église, permettez-nous juste de vous faire remarquer qu’au vu du trafic routier sur cet axe notamment aux heures de sortie de l’établissement Jeanne D’arc, nous sommes surpris par l’approche retenue à moins que le projet de réaménagement de cette place soit accompagné d’un nouveau plan de circulation plus favorable aux piétons ? Ce qui à ce jour n’a pas été annoncé… On le voit bien il subsiste sur les deux projets de nombreux doutes et inquiétudes. Au vu des sommes importantes engagées, plus de 2, 6 millions, et le projet du parc n’est pas comptabilisé dans ce calcul… Nous espérons que les Mulhousiens seront satisfaits à défaut d’être remboursés…

Vous l’avez dit les cordons de la bourse se resserre, c’est pourquoi les projets de Mulhouse Grand Centre n’auront pas droit à l’erreur et peut-être qu’une troisième enquête publique permettrait de l’éviter…