
Depuis lundi, au parc du Champ-de-Mars à Colmar, un collectif d'anti-nucléaires invite les citoyens à venir jeûner avec eux pour la fermeture de la centrale de Fessenheim et sortir du nucléaire. Sous une tente située au milieu du parc du Champ- de-Mars se trouve, depuis lundi, une dizaine de militants qui ont entamé un jeûne pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ils invitent tous les citoyens concernés à les rejoindre dans leur démarche. Pour cela, il suffit de s'inscrire directement.
Ce que j'ai fais lundi en venant les soutenir. Je me suis inscrite pour un jeûne de 5 jours. Aujourd'hui 4e jour, j'aménage mon jeûne afin de pouvoir continuer mes activités et tout va bien. Lundi, je serai sur la passerelle d'Huningue pour manifester avec les Suisses et les Allemands, enfin avec la Fédération Socialiste du Haut-Rhin nous essayerons de faire inscrire dans le projet socialiste qui sera validé par les militants, la fermeture immédiate de Fessenheim et la sortie programmée du nucléaire.
D'autres, militants de Greenpeace ont escaladé aujourd'hui l'immeuble du siège d'EDF à Paris, à la mi-journée, pour y accrocher une banderole marquée du slogan "Le nucléaire sûr n'existe pas" alors qu'EDF tenait sa première conférence de presse depuis l'accident de Fukushima.
TCHERNOBYL, 25 ANS APRES
Depuis 1986, le sol est toujours contaminé aux abords de la centrale de Tchernobyl avec un élément extrêmement volatile, le Cesium 137, malgré le sarcophage qui a été mis en place. Or, après l’explosion d’un des réacteurs de la centrale de Tchernobyl, une chape de béton avait également été coulée à la va-vite pour gérer l’urgence de la situation.
Depuis quelque temps cette solution ne suffit plus. Le béton se fissure et les risques se font de plus en plus grands.
C’est pourquoi un autre sarcophage va être mis en place par deux entreprises françaises (Bouygues et Vinci) qui ont remporté en 2007 un appel d’offre. Le sarcophage devait être prêt d’ici à 2012. Seulement voilà, l’Ukraine peine à récolter les 740 millions d’euros nécessaires à la construction de cette arche d’acier qui recouvrirait le premier sarcophage.
Aussi la communauté internationale a-t-elle débloqué, cette semaine, 550 millions d’euros, à la conférence des donateurs organisée à Kiev. Mais comme le Japon doit maintenant payer pour ses propres sarcophages... Bref, tout ça c'est pas vraiment du développement durable...
