Nous sommes évidemment tous conscients et ce depuis longtemps à Mulhouse que cette problématique est importante. Il en effet temps de faire cette analyse précise afin de dégager une stratégie opérationnelle qui n’existe pas à ce jour et dont il faudra reparler ici en temps voulu.

Mais il est important de souligner à ce stade queL’ANAH enrichit cette année ses aides avec le programme Habiter Mieux désormais accessible accessible aux syndicats de copropriétés et qui combat la précarité énergétique (3750 euros max par logement). C’est une vraie avancée mais la question est de savoir si elle sera suffisante pour aider les propriétaires les plus modeste à s’engager dans des travaux même si il existe l’une ou l’autre aide possible. L’autre aide étant l’ingéniérie du portage ciblé avec un maximum de 21 000 euros par logement. Cette aide pourraient intéresser des bailleurs sociaux autre que CITIVIA et peut-être plus expérimentés et solides financièrement, qui pourraient s’investir dans l’acquisition de logements permettant ainsi aux copropriétaires les plus endettées de sortir de la spirale de l’endettement. Des logements qui pourraient être revendus ultérieurement une fois les travaux faits… C’est une option possible mais comme vous l’avez soulignez en commissions réunies, toutes les options y compris la démolition sont ouvertes puisque le bilan reste fragile malgré nos interventions.

Lorsque nous parlons de ce dossier, la question de la prévention nous vient immédiatement à l’esprit. Le registre d’immatricultation des copropriétés est donc également un nouvel outil adapté qui va nous permettre de suivre et d’anticiper les problèmes potentiels sur les copropriétés de notre territoire. Il faut désormais tout faire pour pouvoir agir en amont sur ces problématiques.

Alors s’en vouloir trop m’éloigner de ce dossier, j’aimerais faire allusion à cette affaire de marchand de sommeilqui nous a tous interpellés et qui porte sur une vingtaine d’immeubles pour une centaine d’appartement privés à Mulhouse. Notre ville est particulièrement touchée par cetteproblématique et cette affaire le démontre bien. Or dans un contexte d’afflux de migrants, de réfugiés qu’ils soient politiques ou climatiques, nous devons porter fortement une volonté politique pour contrer cette exploitation de la misère et de notre parc de logements. L’habitation indigne est un fléau pour Mulhouse, pour ceux qui y habitent mais aussi pour le voisinage ! La lutte contre l’habitat indigne relève des pouvoirs de police administrative exercés par le maire ou par le président de l’agglomération, quelle est à ce jour l’articulation retenue à Mulhouse. Les moyens alloués à la question de l’insalubrité ont-ils été augmentés ? quelle aide aux victimes de l’affaire que je viens d’évoquer a été mise en place ?

Je crois que nous devons dire collectivement aujourd’hui que la lutte contre les marchands de sommeil est désormais totale à Mulhouse (félicitations aux policiers qui ont travaillé sur cette affaire) et qu’un plan d’ensemble doit être urgemment défini afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles et au plus vite !