Lundi c'était jour de conseil municipal, voici mes interventions !

RAPPORT ANNUEL 2008 SUR LE PRIX ET LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC DE L’EAU POTABLE
A l’occasion de la présentation de ce rapport, nous aimerions soulever quelques questions de fonds sur la question de l’eau même si nous autres français et plus particulièrement à Mulhouse sommes des privilégiés si l’on songe aux difficulté d’accès à l’eau dans différentes régions du monde. S’agissant de la qualité, la synthèse du contrôle sanitaire de ce rapport nous rappelle que la régie de Mulhouse distribue une eau sans traitement de bonne qualité et nous nous en réjouissons. Concernant les branchements en plomb, nous souhaitons vivement que les 31 % restants soient supprimés dans les meilleurs délais et qu’une information claire sur leurs localisations soit diffusée afin de permettre aux usagers concernés de se protéger . Par ailleurs, si l’on peut se réjouir de l’absence de nitrate ou de pesticide dans l’eau que nous buvons, il serait intéressant de comparer les résultats avec l’eau que nous rejetons qui elle, est souillée nécessitant un assainissement de plus en plus complexe et coûteux. Ce qui nous amène à la question du prix de l’eau du robinet. Avec une nette tendance à la hausse, nous devons nous poser la question du juste prix de l’eau, et de son financement d’autant que les préoccupations environnementales avec d’un côté, une chasse au gaspillage et une diminution des volumes consommés entraînant une baisse des produits d’exploitation et de l’autre côté une augmentation des pollutions entraînant des coûts d’assainissement toujours plus importants. Pour notre part, en terme d’environnement, nous pensons que la prévention est la seule solution durable et l’effet de la protection des zones de captage sur la qualité de notre eau est là pour le prouver. Pourtant dans votre politique actuelle, les actions sont encore trop rares où se font attendre… C’est pourquoi nous aimerions connaître la nature des investissements prévus dans l’avenir et votre approche politique, Monsieur le Maire, d’une part de la question de la pollution générée par les effluents urbains, d’autre part de la question du coût et de son poids sur les factures des Mulhousiens.
Conseil Municipal du 16 juin 2009
AMENAGEMENT DU PARC BARBANEGRE
Nous nous réjouissons naturellement que les propositions des conseillers de quartier aient été prises en compte dans l’élaboration de ce projet et nous notons une évolution très nette dans la phrase qui dit « le parc sera traité de la façon la plus naturelle possible… » même si ces termes flous nous laissent sur notre faim car c’est d’un véritable plan de gestion écologique dont nous avons besoin pour rattraper le retard que Mulhouse a dans ce domaine quand d’autres ont commencé dans les années 1970…
Bien sûr, des avancées existent mais elles ne traduisent pas une véritable volonté de changer de mode de gestion. En bannissant l’utilisation des pesticides, des OGM, en ayant recours aux énergies renouvelables, en permettant d’accroître la biodiversité végétale et animale, vous donneriez Monsieur le Maire, un vrai signal aux citoyens de plus en plus concernés par ces questions.
A quand un espace paysager dans la ville où des centaines d’espèces de végétaux seraient associés comme dans leur milieu naturel et qui présenterait différents milieux ? Par ailleurs nous disposons d’un certain nombre de jachères, pourquoi ne pas les ensemencés avec des graines fleuries , nous aurions alors des prairies plutôt que des terrains vagues … Au-delà du rôle essentiel que joueraient ces prairies, ce seraient l’occasion de faire une fête et d’inviter les habitants à faire de même chez eux ! De plus cette opération nous permettrait de travailler sur un regard urbain formaté par une nature aseptisée et calibrée à l’image de nos parcs mulhousiens. Les solutions ne manquent pas pour changer notre cadre de vie et inviter la campagne à la ville, nous espérons donc que le prochain parc mulhousien ressemblera plus à un jardin verger qui n’empêche les espaces de jeux et de convivialité, bien au contraire, qu’au jardin des senteurs par exemple qui n’en finit pas de dépérir…
Et toujours les habitants du quartier Drouot qui ont subi un incendie criminel et pour lesquels Mulhouse Habitat n'a toujours pas installé des boîtes aux lettres temporaires, obligeant les habitants déjà victimes d'un traumatisme fort, de se rendre à la poste pour chercher leur courrier ! Réponse de l'adjoint concerné : "on pourrait" ce conditionnel serait-il lié au "si... on voulait ?" Réponse au prochain conseil !