Cléo Schweitzer

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - mulhouse

Fil des billets

vendredi 19 octobre 2018

Il est urgent d'agir Madame Le Maire, le dérèglement climatique c'est maintenant !

Madame le Maire,

Alors que la démission de Nicolas Hulot est encore dans nos têtes et qu’un nième rapport du GIEC tire la sonnette d’alarme, la planète rentre dans une mobilisation inédite pour le climat. Samedi, de nombreux citoyens ont marché à Mulhouse comme ailleurs, pour dire que le temps de l’action était venu et qu’il y a urgence de passer à une société sans carbone et moins énergivore.

Les villes ont un rôle incontournable et nous ne pouvons que regretter l’absence d’un sursaut de votre part. Victimes du phénomène des îlots de chaleur, les villes connaissent des températures plus élevées encore que le reste du territoire, et en sont réduites à recourir à des solutions telles que la climatisation, dont les rejets d'air chaud et, surtout, la forte consommation énergétique, génèrent un cercle vicieux. Il suffit de faire un tour dans les bureaux du Grand Rex pour le constater.

Alors oui les moyens sont limités, oui les questions environnementales sont traitées de manière intercommmunale, oui des avancées existent mais elles sont bien insuffisantes, trop lentes et surtout manquent d’ambition pour espérer atteindre nos objectifs de réduction de GES.

Nous parlerons tout à l’heure du dossier piscine et notamment de la piscine Pierre et Marie Curie, il est évident que son système de chauffage polluant et d’ailleurs très coûteux doit désormais être remplacé ! Mais il existe bien d’autres thèmes à explorer en urgence afin de dégager des solutions plus rapides et de préparer la ville aux changements qui s’annoncent. Changements climatiques mais aussi économiques et sociaux qui vont changer nos modes de vie. Il est plus que temps de penser et mettre en œuvre une stratégie d’adaptation aux changements et aux risques avec des objectifs et des actions et de nous associer à ce travail pour l’intérêt général !

Ce travail aurait dû apparaître dans le Débat d'Orientation Budgétaire et doit se traduire dans le prochain budget municipal. Pour terminer, je veux préciser ici, que j'interpellerai de la même manière le président de l'agglomération lors du prochain conseil. Nous devons revoir nos politiques, nos attributions budgétaires, nous devons revoir nos choix ! Maintenant !

Conseil municipal de Mulhouse, 18 octobre 2018

mardi 13 octobre 2015

INTERVENTION D’OUVERTURE DE CONSEIL MUNICIPAL DE MULHOUSE

Monsieur Le Maire, Chers Collègues,

Nous nous retrouvons pour la première fois en Conseil Municipal à cet horaire qui nous est imposé sans concertation et qui ne participe pas à la démocratisation de ce moment de la vie municipale, d’autant que malgré le déménagement pour raison technique au parc expo et malgré votre amour pour les nouvelles technologies, Monsieur Le Maire, le conseil municipal n’est toujours pas rediffusé en direct sur Internet comme c’est le cas depuis longtemps maintenant dans beaucoup de villes de France. L’avenir nous dira si l’arrivée du nouveau salarié le DIGITAL CHIEF OFFICER chargé d’accompagner la mutation numérique de notre ville aura un impact en permettant grâce aux économies qu’il devrait permettre de faire de financer par exemple la démocratie numérique.

Nous regrettons également d’être désormais obligés de lire la presse régionale? néanmoins excellente, pour apprendre des décisions aussi importantes que par exemple la fermeture de l’Auberge de Jeunesse de Mulhouse, certes compétence intercommunale. Souvenons-nous que les premières auberges de jeunesse se sont développées en 1936 sous l’impulsion du Front Populaire à l’initiative de Léo LAGRANGE, un socialiste. Vous comprendrez dès lors que nous serons extrêmement attentifs à ce dossier pour que les valeurs portées par Léo LAGRANGE survivent à cette fermeture et que le tourisme ne perde pas cette offre économique.

Mais au-delà de ces considérations, l’ordre du jour va nous permettre de faire un tour d’horizon de la vie mulhousienne dans un contexte général troublé par les questions géopolitiques, économiques et écologiques. Au regard des crises que nous vivons actuellement, les décisions que nous prenons ici ont donc une importance croissante. Cela demande une implication à 100 % du maire d’une ville de 100 000 habitants, un engagement que vous aviez pris, comme celui de ne pas augmenter les impôts...

Tout cela est fort regrettable car notre ville et ses habitants, est pauvre, la plus pauvre des villes de 100 000 habitants, vous l’avez encore écrit récemment dans une lettre adressée au Président de la République. Il faudra s’en souvenir au moment où vous nous proposerez tout à l’heure de voter des subventions en baisse pour les associations qui luttent contre l’exclusion... Pour revenir à cette lettre, elle a été publiée dans Valeurs actuelles, ce journal dont il faut souligner qu’il est devenu le principal canal d’expression des cadres du Front National depuis leur rupture avec Minute et l’hebdomadaire de chevet des électeurs les plus à droite de l’ancienne UMP, probablement les mêmes qui soutiennent aujourd’hui Nadine Morano... Nous aurions préféré qu’elle s’adresse à nous, élus mulhousiens, pour nous proposer de travailler ensemble au-delà des responsabilités qui incombent à l’Etat et auxquelles il doit bien entendu répondre.

Outre la publication d’une lettre d’un maire de Mulhouse dans un tel journal, le débat que vous soulevez mérite plus : il mérite la création d’une mission d’information et d’évaluation sur la question de la politique d’intégration de cette ville au sein d’une agglomération bien plus large. L’enjeu c’est la cohésion sociale qui ne doit pas nous obliger à choisir entre humanisme et gestion mais qui doit nous obliger à travailler ici avec l’ensemble du monde associatif et des élus qui souhaitent le faire. Votre méthode de gouvernance malgré son vernis citoyen va à l’encontre de ce dont nous avons besoin, c’est vraiment regrettable.

La question qui se posera tout à l’heure avec la discussion autour du vœux déposée par ma collègue Djamila Sonzogni, ce n’est pas de débattre de la manière dont l’Etat français ou l’Union européenne assument leurs responsabilités respectives face à la crise des réfugiés. La question doit tout simplement être « devons nous, oui ou non, accueillir dans notre ville ces réfugiés, victimes de conflits armés, qui frappent aux portes de l’Europe ? ». Notre responsabilité est incontestablement de le faire et d’afficher haut et fort notre solidarité au niveau de la ville comme de l’agglomération.

Si j’évoque notre agglomération, c’est parce que de plus en plus, les politiques se construisent à cette échelle. Or il est un débat que nous n’avons pas du tout abordé au sein de ce conseil c’est celui de la création d’une Communauté Urbaine. Pour une démarche qui devrait aboutir en 2016, il est temps de l’aborder avec les élus de cette ville. C’est d’autant plus important que la question des compétences et la question financière sont déterminantes. Alors que vous ne ratez pas une occasion pour rappeler la baisse des dotations de l’Etat, vous ne vous élevez jamais contre le partage inéquitable des ressources de ce qui fut la taxe professionnelle avec comme gros contributeur le groupe PSA. Jusqu’à quand accepterez-vous Monsieur Le Maire une telle injustice pour notre ville si pauvre ? Cette problématique existe d’ailleurs aussi pour la M2A dont les possibilités financières sont aussi limitées parce qu’elle reverse trop d’argent à certaines communes, c’est la chambre régionale des comptes qui le soulignait dans son dernier rapport. En aucun cas, nous ne pourrons accepter que la création de la communauté urbaine ne soit pas l’occasion de revoir la répartition des ressources dans notre territoire et donc du pacte financier qui liera les communes de cette nouvelle collectivité.

Qu’en est-il des compétences et des équipements qui seraient transférés à la Communauté Urbaine de Mulhouse, allez-vous au moins réussir à alléger les charges de centralité de notre ville lors de cette mutation ?

Comme vous le voyez, Monsieur Le Maire, nous sommes prêts à nous investir pour notre ville et à défendre l’humanisme rhénan qui nous caractérise, à vous de décider quelle place vous laisserez à tous ceux qui souhaitent le faire !

jeudi 17 avril 2014

INTERVENTION SUR LA FIXATION DES INDEMNITES DE FONCTION DES MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL

Conseil municipal du 14 avril 2014

Permettez-moi d’exprimer ma satisfaction quant à la présentation en euros des indemnités des élus de Mulhouse dans la première partie de la délibération, encore un effort et le tableau récapitulatif pourrait enfin s’enrichir d’une colonne en euros comme cela se fait dans beaucoup de villes et ce qui permettrait au citoyen de savoir en coup d’œil combien sont indemnisés chacun de leurs élus.

Je voudrais néanmoins lever un doute lié à l’écriture de cette délibération. En effet, on peut y lire : « Dans le cadre réglementaire, dans la limite du plafond autorisé et dans la mesure où le Maire et les Adjoints ne bénéficient pas du maximum des indemnités autorisées…. Etc » Si cela est vrai pour les adjoints, ce n’est pas vrai pour le maire puisque nous sommes au taux maximal de 145 % de l’indice 1015, toujours dans un souci de transparence, il conviendrait de modifier le texte présenté ici, tout comme il eût été intéressant au-delà des aspects techniques d’avoir une présentation écrite plus politique avec par exemple, la démonstration claire de la réduction des indemnités des élus qui figure dans votre document de campagne. Pouvez-vous nous dire clairement ce soir si l’enveloppe globale des indemnités des élus diminue et si oui de combien ?

Nous aurions aussi pu trouver annexée, à cette délibération, et nous regrettons que cela ne soit pas le cas, une charte d’engagement éthique, elle aussi promise dans votre programme de campagne. Cette charte devra s’articuler autour des notions d’exemplarité, de transparence et de démocratie pour nous permettre de restaurer la confiance avec les citoyens.

mardi 17 décembre 2013

INTERVENTION SUR LE RAPPORT DES REPRESENTANTS DE LA VILLE DE MULHOUSE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SERM

Conseil Municipal de Mulhouse, le 16 décembre 2013

Monsieur Le Maire,

C’est en mon nom que je fais cette intervention et en tant que représentante de mon groupe au conseil d’administration de la SERM.

Cette année encore, j’ai refusé de signer ce rapport que vous nous présentez. En effet, j’estime que les fonctions liées à ce mandat sont impossibles à remplir pour moi à savoir contribuer à l’aménagement harmonieux de notre territoire et au contrôle démocratique de la SERM et des opérations qu’elle mène. C’est un problème de transparence que je dénonce ici. Sur la politique de l’habitat par exemple, il est bien difficile pour l’ensemble des conseillers ici présents ou pour tout citoyen qui souhaite s’informer en lisant ce rapport de faire le point de la situation à Mulhouse . Bon nombre de points importants à peine évoqués dans ce rapport méritent des présentations bien plus argumentées et documentées. Je vous suggère de vous inspirer de délibérations et de rapports proposés dans d’autres villes qui permettent réellement l’information du citoyen et des élus qui les représentent. Nous sommes hélas loin du compte à Mulhouse…

Mais c’est aussi un problème de choix politiques que je dénonce ici. Car les enjeux sont importants pour Mulhouse alors qu’un plan intercommunal de l’habitat a vu le jour et que de nombreux programmes immobiliers fleurissent dans les communes limitrophes et ils excèdent largement les capacités d’absorption du marché et les objectifs du PLH. Il y a donc une situation de concurrence entre projets et en particulier avec ceux de Mulhouse qui souffrent de quelques handicaps dont une fiscalité plus lourde. Nous avons des ZAC dont nous devons garantir le succès et donc la commercialisation et l’attractivité sous peine de mettre la Ville dans une situation financière périlleuse. Car c’est notre collectivité qui prend les risques réellement et si vous vous réjouissez d’un compte de résultat moins négatif que prévu pour la Société d’équipement, la situation est nettement plus préoccupante pour certaines grosses opérations engagées.

Dans ce rapport vous évoquez à peine la ZAC FONDERIE et sa commercialisation… Pourtant à lui seul, ce projet mérite des explications plus détaillées pour d’une part comprendre les échecs successifs de commercialisation, les échecs d’aménagements avec des espaces publics non ou mal aménagés qui donnent un espace paysager déplorable à ce quartier, faut-il rappeler qu’à l’arrivée c’est la qualité de vie au quotidien des Mulhousiens qui est en jeu ? Mais on pourrait également évoquer le projet énergétique dont l’ADEME régionale avait été saisies et que la SERM suit avec l’association Mulhouse 100 % et dont on ne sait finalement pas grand chose. De manière générale, ce rapport aurait du présenter de manière synthétique la situation de chaque ZAC avec les évolutions de 2013 puisque je rappelle que nous présentons en décembre 2013 l’activité pour 2012.

Mais sur l’ensemble de ces questions extrêmement importantes pas ou peu d’information, pas plus que sur une opération comme la Maison Engelmann, que vous qualifiez de réussite dans l’édito du rapport annuel de la SERM et dont là aussi le succès semble bien éloigné avec aucune commercialisation d’appartements et déjà des friches commerciales à peine un an après son ouverture et ce malgré des loyers attractifs. Manifestement, nous n’avons pas, Monsieur Le Maire, la même définition du mot réussite, car je me permets de vous rappeler l’objectif que vous annonciez avec la création de ce projet, c’était de rendre l’épicerie du Globe aux Mulhousiens…

Le constat est donc clair : il y a un vrai problème lié à la commercialisation des produits à laquelle il devient urgent de répondre de manière satisfaisante avec un préalable : répondre aux besoins réels du marché avec par exemple des logements plus adaptés à des prix abordable ! La Zac de la gare est purement et simplement oubliée dans ce rapport alors que c’est pour Mulhouse un projet important … Qu’en est-il du projet d’une salle de conférence de 400 places au sein des bâtiments de la SIM ?

Mais je pourrais également citer le projet urbain pour lequel la SERM à assister le maitre d’ouvrage pour l’élaboration d’un projet urbain avec un diagnostic et un carnet de projet. S’agissant du diagnostic, il aurait été intéressant de joindre à cette délibération une synthèse de ce dernier. S’agissant du développement commercial, je crois que l’actualité est suffisamment riche pour que je ne développe pas ce point ici mais votre présentation liminaire aurait pu être l’occasion de faire le bilan du MAPIC de cette année, un bilan bien discret à ce jour, peut-être est-ce parce qu’il est bien maigre… Enfin je pourrais citer bien d’autres dossiers comme DMC ou le parc des collines évoqués dans cette délibération ou dans votre plaquette de communication car je ne puis appeler cela un rapport annuel tant les informations sont incomplètes, autant de dossiers que vous gérez en solitaire Monsieur le Maire, sans vraiment donner la possibilité à notre collectivité de travailler et de contrôler les décisions prises au sein de la SERM ;

Pour l’avenir, il nous paraît indispensable de revoir le fonctionnement de cet outil important qu’est la SERM qui remplit des missions qui ne sont pas les siennes. Il faudra notamment réfléchir, avec la M2A, à la création d’un établissement public foncier pour une meilleure gestion du patrimoine et du foncier. En attendant, La SERM devrait donc convoler en noces avec la SEMHA (Société d’économie mixte de Haute –Alsace) il faut espérer qu’après plus de 700 000 euros de pertes cumulés, ce nouveau montage juridique permettra à cet outil de connaître des jours meilleurs.

mardi 17 septembre 2013

INTERVENTION SUR LES MODIFICATIONS DES INDEMNITES DE FONCTION DES MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL N°1863

Conseil Municipal du 16 septembre 2013

Monsieur le Maire,

Ma question sera brève et simple et c'est vrai la même depuis des années : pourquoi refusez-vous de publier le tableau des indemnités avec la correspondance en euros de nos indemnités ? Ce manque de transparence envers les citoyens n’honore pas la classe politique. La population a le droit de savoir combien gagnent leurs élus. Certes la loi ne précise pas que le tableau obligatoire que vous nous présentez doit intégrer le montant en euros, mais beaucoup de communes le font naturellement, ce qui nous pousse à nous demander pourquoi ce n’est pas le cas à Mulhouse…

- page 1 de 2