Cléo Schweitzer

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Tag - paix

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mardi 30 décembre 2008

UN REVEILLON SOUS LES BOMBES !

Pour la paix entre Israël et la Palestine

Il y a un mois, lors de la journée internationales de Solidarité avec la Palestine, j'évoquai la question du blocus de Gaza... le lever pour avancer dans le processus de paix me paraissait être une bonne idée ! Une fois de plus les Israéliens ont fait le mauvais choix car penser que les bombes et les victimes palestiniennes vont affaiblir le Hamas est une erreur.

Le recours à cette violence que chacun d'entre nous doit dénoncer sans hésitation ne peut pas se justifier, au contraire il est condamnable et il l'est de manière unanime dans le monde entier ! A New York, le secrétaire général des Nations unies a joint dimanche sa voix à celle du Conseil de sécurité de l'ONU qui a appelé à l'arrêt de toutes les violences à Gaza et dans le sud d'Israël. Même le Pape s'y est mis....

Ce qu'il faut bien appeler un massacre mérite effectivement une réaction urgente de la communauté internationale au regard d'une situation qui ne fait que s'empirer de manière insidieuse depuis quelques années. C'est le moment de rappeler que un an après l'avis consultatif historique de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui a jugé illégal le mur qu'Israël construit sur le territoire palestinien occupé, Israël continue sa construction du mur colonial au mépris total de la décision de la Cour.

Après trente huit ans d'occupation de la Cisjordanie palestinienne (y compris Jérusalem-Est), de la Bande de Gaza et des Hauteurs du Golan syriens, Israël continue à accroître les colonies juives.

Aujourd'hui et en concordance avec son calendrier électoral, ce pays rejette le cessez-le-feu ce qui promet aux Gazaouis un réveillon sous les bombes...

Triste fin d'année...

vendredi 15 août 2008

UNE FLAMME OLYMPIQUE POUR LE TIBET

FREE TIBET Le Tibet, composé des provinces de l'Amdo, Kham et U-Tsang, s'étend sur un territoire couvrant une superficie totale de 2,47 millions de kilomètres-carré et est situé au centre de l'Asie, entre l'Inde et la Chine.

UN PEU D'HISTOIRE ...

C' est au VIIe siècle que le Tibet est unifié, sous le règne de Songtsen Gampo ses successeurs. S’en suivirent trois siècles durant lesquels le Tibet fut l’une des plus grandes puissances d’Asie, en paix avec la Chine ! Pour éviter de se faire envahir au VIIIe siècle par Gengis Kan , les dirigeants bouddhistes du Tibet promettent aux Mongols loyauté politique, bénédiction, et enseignement religieux.

Les Mandchous et les Anglais à tour de rôle convoitèrent et envahirent le Tibet : en 1904, les Britanniques envahirent Lhassa durant une courte période, et signèrent la “Convention de Lhassa” avec le gouvernement tibétain. La Chine continua régulièrement à revendiquer sa suzeraineté sur le Tibet, et envahit le pays en 1910. Mais, après la révolution chinoise de 1911, l’armée se rendit aux Tibétains, et le Dalaï-Lama affirma de nouveau la complète indépendance du Tibet.

Après la seconde guerre mondiale, le gouvernement communiste de Mao Zedong clame qu’il faut libérer le Tibet, “pays archaïque” et l'armée populaire chinoise envahit le Tibet. On connaît la suite, répression, exil du Dalaï Lama, implantation d'une colonie chinoise majoritaire à ce jour, destruction quasi-systématique de la culture tibétaine.

DE L'ARCHAÏSME À LA MODERNITÉ ?

Lhassa, ville pittoresque balayée par les vents du plateau hymalayen à 3600 mètres d'altitude. Cette image d'épinal est brouillée depuis la formidable expansion économique que connaît la Chine. Pour sortir de l'archaisme de leur société, beaucoup de Tibétains ont rêvé de modernisation et aspiré à tout ce que la Chine leur faisait miroiter : un meilleur niveau de vie, plus d'éducation, de meilleurs emplois.

Mais ces nouvelles richesses semblent être réservées aux Chinois, une discrimination de plus pour les Tibétains qui manifestèrent leur colère au printemps dernier. Une manifestation de quelques centaines de moines des monastères de Lhassa s'est rapidement transformée en une émeute qui a lancé commerçants et paysans dans les rues de la capitale tibétaine. Centre commercial, voitures de luxe, magasins, toutes ces cibles appartenaient aux Han, la classe dominante venue de Chine. Plusieurs villes du pays furent touchées par les émeutes réprimées violamment.

D'un point de vue environnemental, la situation n'est guère réjouissante car les forces d'occupation chinoises sont en train de détruire de façon irréversible l'écologie du haut plateau tibétain. De nombreux rapports prouvent que la Chine utilise le Tibet comme décharge de déchets nucléaires et toxiques et en plus de l'exploitation systématique des ressources minières, les Chinois se livrent au déboisement industriel dans l'est du Tibet. Dans certaines zones, 75% des forêts sont déjà détruites. Situé sur le toit du monde, le Tibet donne naissance aux plus grands fleuves d’Asie. C’est pourquoi la protection de l’environnement revêt une importance primordiale sur le Plateau tibétain.

LA VOIE MEDIANE

Depuis 1959, le Dalaï Lama réside à Dharamsala, village situé dans l'Himalaya indien, d'où il dirige son gouvernement en exil et continue d'enseigner le bouddhisme. En 1963, il a promulgué une constitution démocratique pour le Tibet, mise en oeuvre par le gouvernement tibétain en exil.

En septembre 1987, il a présenté devant des membres du Congrès américain son Plan de Paix en cinq points prévoyant de transformer le Tibet en une zone de paix (Ahimsa) internationalement reconnue par le biais de la démilitarisation, de la protection de l'environnement naturel du Tibet, et le commencement de négociations sérieuses sans condition préalable entre les représentants tibétains et chinois sur l'avenir du Tibet.

En décembre 1989, il reçoit le prix Nobel de la Paix en hommage à son combat pacifique.

Depuis le Dalaï Lama reconnaît que sa politique de non-violence à l'égard de la Chine n'a ni permis de faire progresser les négociations de façon substantielle, ni contribué à améliorer globalement la situation au Tibet. Bien au contraire, la réponse chinoise à ses propositions - pourtant très conciliantes - consiste en un accroissement de la répression, en la marginalisation du peuple tibétain dans son propre pays, et en l'anéantissement de sa culture et de sa religion. Face à ce constat d'échec, le Dalaï Lama et son peuple placent aujourd'hui leur espoir dans l'aide et le soutien international. Si cela échoue, il ne sera plus en mesure de poursuivre, l'esprit clair, cette politique et n'aura d'autre choix que de consulter son peuple sur la façon de mener à l'avenir la lutte pour la liberté.

La tenue des JO à Pekin en ce moment même a au moins eu le mérite de clarifier la position de certains chefs d'états... Mais il est fort à parier que les Tibétains doivent redouter la fin de ces Jeux car la dictature sera débarassée de cette immense vitrine médiatique qui pourrait servir à autre chose qu'à sa propre propagande !

"Puissent-ils réaliser l’œil de la sagesse, savoir ce qui est à accomplir et ce qui est à abandonner, et demeurer dans la gloire de l’amitié et de l’amour" (Tenzin Gyatso, Dalaï Lama 1960)