
Alerte aux particules !
Mulhouse a eu mi-janvier son nuage toxique composé de particules fines qui sont suffisamment petites pour ne pas retomber par terre. Elles ont généralement un diamètre inférieur à 10 microns (µm), soit au moins sept fois plus petit que la largeur d'un cheveu. Encore plus petites, elles sont plus nocives car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons entraînant avec elles des substances toxiques. Des concentrations dangereuses pour la santé humaine
Des procédures d’information ont été mises en place. Mais celles-ci ne suffisent pas à contrer les effets négatifs sur notre santé d’une pollution atmosphérique globale. Les particules et l'ozone par exemple sont associées à des problèmes de santé cardio-respiratoires bien connus et pas uniquement pour les enfants et les personnes âgées. En effet, la présence de ces substances peut induire des effets néfastes sur la santé humaine allant de la simple toux, l'irritation des yeux et des muqueuses, ou une conjonctivite allant jusqu'au cancer, l'immunodéficience, les maladies cardio-vasculaires, les dommages aux tissus pulmonaires, l'asthme et autres problèmes pulmonaires. Qui se préoccupe de la mauvaise qualité de l’air à Mulhouse ?
Véritable défi, la qualité de l’air doit devenir une priorité à Mulhouse. Les secteurs du logement comme celui des transports sont directement concernés par le rôle qu’il joue dans ces pollutions. La première responsabilité d’une municipalité est la sensibilisation du public sur ces questions. Nous proposons donc d’y consacrer désormais un espace dans chaque numéro de l’Echo Mulhousien ainsi que dans tous les outils de communication de notre ville.
Parallèlement aux initiatives de sensibilisation du public, la municipalité doit donner l’exemple et illustrer son engagement à réduire la pollution de l’air en prenant des mesures concrètes qui accorderaient à la marche, au cyclisme, aux transports en commun et au mouvement des marchandises une plus grande priorité qu’aux véhicules personnels. L’ensemble des écoles et des établissements d’enseignement pourraient faire l’objet d’un programme municipal « d’aller-retour écologique et sécuritaire pour l’école » une solution pour diminuer les embouteillages et à améliorer la qualité de l’air autour des écoles. Enfin sur l’habitat, nous proposons un plan d’envergure de maîtrise de la consommation d’énergie avec des subventions municipales pour l’isolation de l’habitat ancien par exemple.
La mauvaise qualité de l’air est un problème majeur dans notre ville et dans nos vies. L’aménagement du territoire doit relever d’une approche stratégique et visionnaire sur cette thématique, il est temps de sortir de la politique de l’autruche…