
On est loin du raz de marée, mais la tendance est bien là : les produits bio font une percée dans les cantines scolaires ... oui mais pas à Mulhouse ni dans le périmètre de la CAMSA ! Trop cher m'a gentiment répondu le Président de la CAMSA il y a quelques temps suite à mon interpellation sur ce sujet, et pourtant, entre 2004 et 2007, le nombre de repas bio a presque été multiplié par dix en France.
QUAND ON A PAS D'ARGENT, ON A DES IDEES
Lus dans le Monde du septembre dernier, ils sembleraient que d'autres trouvent des solutions...
"Certains produits 100 % naturels peuvent coûter deux fois plus cher, notamment la viande. Pour limiter les surcoûts, les services de la restauration municipale ont veillé à la composition des menus, cuisiné beaucoup plutôt que d'acheter des plats préparés, fait preuve d'une grande rigueur sur les quantités... Au final, "les prix de revient des repas à Lorient ne sont pas plus chers que dans la plupart des communes aux menus conventionnels", assure M. Bouillaux.
A Lons-le-Saunier, l'idée de se lancer dans le bio est venue d'un problème de pollution de la nappe phréatique par les nitrates. "Pour y remédier, la ville a incité les agriculteurs à planter du blé bio dans la zone de captage, explique Didier Thevenet, directeur de la restauration scolaire. Du coup, on a décidé d'utiliser ce blé pour faire du pain qui alimente la restauration collective de la commune."
Par la suite, un accord a été passé avec l'Ecole nationale de l'industrie laitière de Poligny qui fournit, désormais, yaourts nature et aromatisés bio pour la commune. "Avec un coût de revient entre 15 centimes d'euros et 18 centimes d'euros, ils nous coûtent moins cher que des yaourts ordinaires au lait entier", assure M. Thevenet."
LES PESTICIDES, UN CADEAU EMPOISONNE POUR NOS ENFANTS
Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive. On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !
Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.
Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !
Il n'y a plus qu'à espérer que l'adjointe au Maire déléguée à la Santé et l'éternel presque adjoint à la Santé mais conseiller municipal délégué au volet santé du CUCS se saisissent du dossier un de ces jours, rendez-vous dans 5 ans pour faire le bilan !