Cléo Schweitzer

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Tag - pesticides

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mardi 2 janvier 2018

INTERVENTION BUDGET ENVIRONNEMENT SEANCE BUDGETAIRE CONSEIL REGIONAL 22 décembre 2017

Monsieur le Président, Chers collègues,

Il y a quelques semaines, plus de 15 000 scientifiques lançaient un cri d’alarme, 25 ans après le premier. Hormis la stabilisation de l’amenuisement de la couche d’ozone tous les autres défis environnementaux se sont considérablement aggravés comme le changement climatique et l’extinction de masse de nombreuses formes de vie sur terre. Notre collectivité, dont les compétences environnementales ont été renforcées depuis la loi Notre mais aussi la Loi sur la Transition Energétique, a le devoir d’être exemplaire sur toutes ses politiques qui auront un impact sur l’environnement. Exemplaire dans les actes avec une traduction budgétaire forte mais aussi exemplaire dans son rôle de chef de file. L’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) doit être, à cet égard, particulièrement ambitieuse car nous disposerons là d’un outil important d’aménagement du territoire grâce à son approche transversale et à son opposabilité.

Pour le budget environnement, vous annoncez trois priorités que nous partageons. La préservation et la valorisation des espaces et patrimoines naturels : comme l’indique votre titre cela suppose de trouver un bon équilibre entre préservation et valorisation. Si toutes les actions de préservation vont dans le bon sens et il faut souligner la très forte implication citoyenne, nous souhaitons souligner deux aspects vecteurs d’impacts importants pour nos espaces naturels et qui ont encore de réels potentiels de progression : la politique touristique avec un nécessaire effort sur des propositions plus écologiques et plus innovantes et une lutte renforcée contre la surconsommation foncière dans certaines parties de notre territoire pour préserver nos paysages, par exemple en renforçant les aides aux reconversions de friches industrielles et militaires qui ne manquent pas dans notre région.

S’agissant de la gestion équilibrée des eaux et milieux aquatiques, nous avons là un problème majeur. Seuls 32 % des cours d’eau (contre 43 % à l’échelle nationale) sont en bon ou très bon état écologique et 70 % des masses d’eau souterraines sont en état chimique médiocre… Notre région est championne lorsqu’il s’agit d’utiliser des produits phytosanitaires dangereux pour l’environnement comme pour l’humain. En 2016, le fameux glyphosate caracolait en tête des ventes en Alsace… Un herbicide interdit est aussitôt remplacé par un autre, le diagnostic de l’APRONA (Association pour la Protection de la Nappe phréatique de la plaine d.Alsace) est clair : la qualité de l’eau de la nappe rhénane se dégrade. Mais par ailleurs, les nappes de Lorraine et de Champagne sont également touchées par les pollutions chimiques grandissantes. Nous ne pouvons pas continuer ainsi et malheureusement la présentation de votre budget ne laisse pas présager un changement, souhaité c’est vrai par les uns et les autres. Or il est illusoire de penser que nous inverserons la tendance sans accompagner beaucoup plus fortement l’ensemble des utilisateurs de ces polluants. Des particuliers aux agriculteurs, la Région doit mettre sur pied un plan de lutte efficace contre les pesticides et donc soutenir massivement nos modes de production et de consommation vers un modèle biologique, sans stigmatisation mais avec lucidité et volontarisme. C’est à ce prix que nous gagnerons peut-être une bataille déjà mal engagée pour protéger cette ressource avec des enjeux de préservation de milieux naturels, des enjeux économiques et des enjeux de santé publique et d’alimentation en eau.

Nous regrettons vraiment que la transition agricole et alimentaire, attendue par nos concitoyens ne soient pas un axe prioritaire de votre politique environnementale !

Enfin sur la transition énergétique, quelques mots d’abord pour rappeler que le Grand Est est la 1ère région en éolien qui représente 25 % du parc français, ce qui aurait pu vous inciter, par exemple à inclure une piste de travail sur le petit éolien, source potentielle d’énergie d’autoconsommation très localisée et donc particulièrement adaptée au monde rural, particulièrement touché par la précarité énergétique. L’autoconsommation quel que soit le mode de production est un véritable sujet d’avenir et nous proposons que notre Région porte un véritable plan d’équipement des foyers précaires et accompagne plus fortement dans la diversité la production des énergies renouvelables pour combler notre retard et anticiper la fermeture des centrales nucléaires. Quant à la rénovation thermique, le chantier est vaste et l’effort reste à faire dans l’élaboration d’un véritable service public de la rénovation énergétique dont la plate-forme Oktave n’est qu’une proposition non aboutie et méconnue avec un seul partenaire financier… La Région devrait peser de tout son poids économique dans les négociations afin de trouver enfin des produits financiers adaptés pour avancer à la véritable échelle que nous imposent le changement climatique, la raréfaction des ressources et la gestion des risques, en commençant par un accompagnement systématique de toutes les communes pour un diagnostic énergétique.

Pour conclure, notre groupe S’ABSTIENDRA sur votre proposition de budget qui ne traduit pas l’urgence environnementale de notre région et de ses ressources.

mardi 17 septembre 2013

INTERVENTION SUR LE RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC DE L’EAU POTABLE N°1767

Conseil municipal du 16 septembre 2013

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Nous nous exprimons comme chaque année sur ce rapport important. S’agissant du prix, nous arrivons à 4,09 euros TTC pour un m3… Pour information, à Strasbourg, grâce à une gestion rigoureuse et à des actions efficaces menées les dernières années, d’importante économies ont pu être réalisées tout en maintenant un niveau d’investissement élevé et une exigence forteen matière de qualité sanitaire. Conséquence directe : le prix de l’eau a baissé de 4,8 % au 1er janvier dernier ! A Mulhouse, par contre,on voit bien que la tendance à la hausse se vérifie, année après année, une hausse qui ne va pas peut-être pas s’arrêter puisqu’il faut renouveler les installations et s’adapter aux nouvelles normes environnementales et sanitaires.

Ce constat est un défi pour la collectivité qui doit donc trouver des solutions financières pour assurer ce service avec un tarif raisonnable et équitable tout en conservant un équilibre budgétaire. Nous avons à plusieurs reprises évoqué deux pistes. La première est une chasse au gaspillage et l’objectif d’un meilleur rendement du réseau car aujourd'hui, gaspiller 20 % de la production n'est pas tolérable. Nous devons être meilleurs car toutes les fuites ne sont pas dues aux aléas de la météo ! Vous avez décidé d’agir, notamment avec l’utilisation des nouveaux compteurs, et nous l’approuvons d’autant plus qu’ un décret du 27 janvier 2012, prévoit des sanctions efficaces à l'encontre de ceux qui n'agiraient pas pour réduire le taux de perte au-delà d'un certain seuil...

La seconde piste est une possibilité offerte par la loi qui permettrait à notre ville de mettre en place une tarification progressive qui ferait payer moins cher les premiers mètres cubes d’eau à ceux dont les revenus ne permettent plus d’assurer les dépenses obligatoires et quotidiennes. L’année dernière, à l’occasion du même rapport, vous nous répondiez que vous y réfléchissiez… Qu’en est-il un an après ? En ce qui concerne la qualité de l’eau, on constate une augmentation du nombre des polluants qui n’apparait pas dans le rapport mais que bien des organismes traquent depuis quelques temps. L’Agence Régionale de la Santé a d’ailleurs annoncé qu’elle allait augmenter de manière significative le nombre de molécules recherchées dans le cadre de ses analyses régulières. Désormais on peut trouver des traces de pesticides mais aussi de nitrites, de résidus médicamenteux, de perturbateurs endocriniens, etc, la liste est hélas longue… Liées à l’activité humaines, ces polluants qui pour l’instant ne sont pas traités dans notre circuit d’assainissement, ces polluants pourraient faire l’objet d’une politique préventive initiée par vous Monsieur Le Maire, ce n’est pas le cas et c’est fort regrettable…

Du zéro phyto en ville aux campagnes de sensibilisation en passant par une éducation sur la question de la pollution de l’eau, les actions pourraient être nombreuses dans ce domaine. A ce jour, Mulhouse n’a toujours pas rejoint le club des communes qui ont décidé de ne plus utiliser du tout de polluants dans sa gestion des espaces verts… Ne pas le faire nous expose à un danger, on voit bien avec la nappe de la Hardt dont la reconquête suite aux pollutions de produits phytosanitaire est longue et difficile et a donc un coût non négligeable.

En conclusion nous dirons que si la gestion publique de l’eau à Mulhouse est satisfaisante, notre groupe porte véritablement une affirmation politique dans la volonté de préserver cette ressource vitale qui puisse s’appuyer plus largement sur des politiques de prévention en direction de l’ensemble des Mulhousiens.

lundi 27 octobre 2008

A QUANT LES CANTINES BIO A MULHOUSE ?

fruits biologiques, pensez-y lors de vos prochains achats !

On est loin du raz de marée, mais la tendance est bien là : les produits bio font une percée dans les cantines scolaires ... oui mais pas à Mulhouse ni dans le périmètre de la CAMSA ! Trop cher m'a gentiment répondu le Président de la CAMSA il y a quelques temps suite à mon interpellation sur ce sujet, et pourtant, entre 2004 et 2007, le nombre de repas bio a presque été multiplié par dix en France.

QUAND ON A PAS D'ARGENT, ON A DES IDEES

Lus dans le Monde du septembre dernier, ils sembleraient que d'autres trouvent des solutions...

"Certains produits 100 % naturels peuvent coûter deux fois plus cher, notamment la viande. Pour limiter les surcoûts, les services de la restauration municipale ont veillé à la composition des menus, cuisiné beaucoup plutôt que d'acheter des plats préparés, fait preuve d'une grande rigueur sur les quantités... Au final, "les prix de revient des repas à Lorient ne sont pas plus chers que dans la plupart des communes aux menus conventionnels", assure M. Bouillaux.

A Lons-le-Saunier, l'idée de se lancer dans le bio est venue d'un problème de pollution de la nappe phréatique par les nitrates. "Pour y remédier, la ville a incité les agriculteurs à planter du blé bio dans la zone de captage, explique Didier Thevenet, directeur de la restauration scolaire. Du coup, on a décidé d'utiliser ce blé pour faire du pain qui alimente la restauration collective de la commune."

Par la suite, un accord a été passé avec l'Ecole nationale de l'industrie laitière de Poligny qui fournit, désormais, yaourts nature et aromatisés bio pour la commune. "Avec un coût de revient entre 15 centimes d'euros et 18 centimes d'euros, ils nous coûtent moins cher que des yaourts ordinaires au lait entier", assure M. Thevenet."

LES PESTICIDES, UN CADEAU EMPOISONNE POUR NOS ENFANTS

Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive. On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.

Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !

Il n'y a plus qu'à espérer que l'adjointe au Maire déléguée à la Santé et l'éternel presque adjoint à la Santé mais conseiller municipal délégué au volet santé du CUCS se saisissent du dossier un de ces jours, rendez-vous dans 5 ans pour faire le bilan !