
Notre pays se distingue par la détérioration grave des conditions de détention. Pour la première fois, en 2002, l’administration pénitentiaire a été condamnée pour non assistance à personne en danger après le suicide d’un détenu. Alors que l’administration pénitentiaire est garante de l’intégrité des personnes incarcérées, le nombre des suicides en prison a augmenté de 200% au cours des 20 dernières années. 60% des suicidés sont en attente de jugement, donc présumés innocents, et un tiers des suicides a lieu pendant le premier mois de la détention.
Sachant que les décès à l'hôpital ne sont pas comptabilisés dans ces chiffres, la réalité des décès liés à l'incarcération et à l'angoisse déclenchée chez des sujets souvent déjà très fragilisés est encore plus importante que ne le laisse transparaître le discours officiel.
Il est évident qu’une partie des suicides en détention pourrait être évitée, avec plus de personnel, et moins de surpopulation. Car Il y a une corrélation évidente entre le taux d’encadrement (travailleurs socio-éducatifs), le sur-encombrement et le nombre de suicides. Mais cela coûte de l’argent : les Français sont-ils prêts à payer cela avec leurs impôts ? Les visiteurs de prisons jouent très certainement un rôle de prévention et sans eux les suicides seraient sûrement encore plus nombreux !
Améliorer les conditions de détentions pour les prisonniers c'est améliorer les conditions de travail pour le personnel pénitentiaire et éviter les récidives. Le système de soins et particulièrement psychiatriques en milieu carcéral est-il à la hauteur des besoins ? On peut en douter quand on sait que l'hôpital par manque de moyens relâchent régulièrement des personnes en souffrance sans avoir eu le temps de les soigner.
Alors que je lui demandai de quels dossiers il était en charge depuis le 23 juin 2009 date à laquelle il a été nommé secrétaire d'État auprès de la ministre de la Justice et des Libertés Michèle Alliot-Marie, Jean Marie Bockel me répondait " j'aurai les dossiers que je prendrai ", alors Monsieur le Maire de Mulhouse, c'est quand vous voulez car ça s'est passé près de chez vous...